‹ Contribution à l'étude de la Morbidité et de la Mortalité Actuelles par la TuberculoseChapitre 6 sur 36 · BURNET · texte numérisé non relu

BURNET

Il n’est pas douteux que l'influence malheureuse des guerres sur la tuberculose déjà signalée après 1870 et 1914, se fera de nouveau sentir à l’occasion des évènements actuels. Depuis deux ans, déjà, de multiples avertissements ont été donnés pour attirer l'attention sur l’extension de la tuberculose.

Ce redoutable fléau, qui, en France, avait rétrogradé de près de 50 % dans les années précédant immédiatement la guerre de 1939, semble actuellement subir une nette recrudescence.

Telle est du moins l’impression générale qui ressort de la lecture de nombreux articles, et dont l’expression la plus récente est l’œuvre de notre Maître M.-A. JACQUE- LIN qui, avec ses élèves TURIAF et CARLOTTI, vient d’attirer l’attention sur « la fréquence actuelle des tuberculoses graves et sur l'influence néfaste de la vaccination antivariolique ».

Tous les auteurs mettent essentiellement deux facteurs en évidence : la fréquence et la gravité actuelles de la tuberculose.

Sommes-nous au seuil d’une évolution de cette endémie, susceptible de nous conduire à un stade comparable

PQ Pere

au grand épisode tuberculeux de la deuxième moitié du xIx° siècle ? Cette question angoissante posée par MoInE, traduit bien la préoccupation générale.

Aussi, dans un esprit de synthèse, nous nous sommes attachés à réunir et à confronter les divers travaux publiés depuis le début de cette nouvelle guerre.

Il nous semble, en effet, faire œuvre utile en revenant sur la question. Certes la réponse à ces deux questions extension de la morbidité et ascension de la courbe de mortalité, peut paraître encore aujourd’hui un peu prématurée. Ce sera le travail des dispensaires d’hygiène sociale. Mais rassembler et confronter les diverses publications, établir, à l’aide de faits cliniques, le bien fondé des cris d’alarme jetés au sujet de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité actuelles par la tuberculose, a été notre tâche dans la première partie de ce mémoire.

La deuxième partie est consacrée à la discussion pathogénique de la recrudescence de ces facteurs.

Dans la troisième partie, nous essayons de dégager les conclusions que comporte cette double connaissance de l’extension actuelle de la tuberculose et des facteurs sociaux nouveaux qui la conditionnent. Nous tentons enfin dans un dernier chapitre d'indiquer les moyens d’enrayer la menace si pressante du fléau qui compte

déjà à son actif tant de malheurs ét de victimes.

PÉCENTIERE PARTIE

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