L. Panor
Er Vas
paralysie chez ce malade dura quatre-vingt-dix Jours.
Chez le second, la paralysie a débuté trente-neuf jours après le commencement de la fièvre typhoïde ; elle effectua sa marche ascendante en vingt-huit jours ; elle est restée stationnaire six jours, puis elle a mis trente-trois jours à disparaître en suivant une marche rétrograde.
Durée totale, soixante jours.
Les cas de Schiff et de Lépine étaient assez nets au point de vue symptomatique. Le diagnostic de méylite s’imposait. Mais souvent, aux signes classiques de la myélite, viennent s'ajouter, comme dans les cas de Raymond, des phénomènes sensitifs, surtout des douleurs spontanées et des fourmillements qui peuvent faire faire le diagnostic de névrite.
C'est avec de tels cas que l’on a pu admettre des types anatomiques, cliniques et intermédiaires.
Et G. Etienne, rapportant une série de cas dans un article de la Revue de Neurologie, concluait que l'on pouvait rattacher les paralysies typhiques à trois syndromes :
Le premier, myélitique, est celui de la paralysie ascendante de Landry ;
Le deuxième est celui de la polynévrite ;
Le troisième enfin est un syndrome mixte, celui dans lequel on trouve une lésion totale du neurone moteur périphérique.
M. Schupfer a publié récemment un cas qu'il rattache au troisième de ces syndromes.
Mais s’il fallait être complet, peut-être faudrait-il
ajouter un quatrième syndrome aux trois de G. Etienne, ce serait un syndrome méningo-myélitique.
Les méningites à bacilles d'Eberth sont relativement fréquentes et bien connues.
Le cas de Lépine, dans lequel la pie-mère, bien que paraissant saine macroscopiquement, était histologiquement atteinte, n avait pas durant la vie donné de phénomènes méningitiques.
On ne méconnaitra pasla participation au processus infectieux des voies supérieures cérébrales (cerveau, voies optiques ou auditives, périphériques).
En résumé, le diagnostic hésitera entre la névrite et la myélite, le pronostic étant très différent suivant le cas. Chez certains malades, il faudra aussi songer à l’hystérie.
Il y a quelques années, MM. Giraud et Remlinger attribuèrent une origine hystérique à un syndrome de Weber, survenu au cours d’une fièvre typhoïde mortelle.
On ne saurait considérer ce cas comme suffisamment démonstratif, en l’absence d'examen histologique. Ce que l’on sait seulement, c’est que l’hystérie peut se réveiller sous l'influence d’une grande infection ou intoxication