‹ Contribution à l'étude de la Myélite TyphiqueChapitre 12 sur 26 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Clinique et diagnostic.

« Dans les cas de paralysies typhiques et postthyphiques, dit Raymond, c’est le plus souvent la névrite périphérique qui est en cause, et il en doit être ainsi surtout dans les cas où la paralysie est circonscrite à la zone d’innervation, dans les cas où les troubles de la sensibilité acquièrent une impor tance égale à celle des troubles moteurs, où les troubles trophiques font défaut. »

Et il pose comme règle :

« 1° Les paralysies qui se développent dans le cours et à la suite de la fièvre thyphoïde sont presque toujours précédées et accompagnées de douleurs violentes dans les membres paralysés.

« 2° Elles ont peu de tendance à se diffuser ; le plus souvent elles restent circonscrites au domaine d’innervation d’un même nerf, ou de quelques-unes de ces branches. »

Cette règle permettra de faire le diagnostic de myélite dans les cas où le tableau clinique sera diffé-

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rent. Ainsi, « quand les troubles de la sensibilité ne jouent qu'un rôle effacé; quand, d'emblée, la paralysie motrice frappe tout un membre ou les membres inférieurs ; quand l'atrophie se montre d'une façon précoce, qu elle atteint rapidement une grande intensité, qu'elle paraît irréparable ; quand il s’y associe des troubles de la miction et de la défécation, des troubles trophiques cutanés et notamment des ulcérations du décubitus, toutes les présomptions sont en faveur d’une myélite » (Raymond).

Parfois, les symptômes atteignent rapidement leur maximum. |

Dans le cas de Schiff, la mort survient dix-huit heures après le début des phénomènes paralytiques.

Mais le plus souvent l'affection a une marche lente et progressive avec un temps d’arrêt avant la régression dans les cas qui guérissent. Ainsi évolua le cas de Lépine. La parésie existait dès l'entrée et fit place dans la suite à une paralysie complète avec troubles sphinctériens, trophiques, sensitifs. Vers la fin, il y eut une ébauche de paralysie ascendante, le diaphragme fonctionnait mal et la parésie des membres supérieurs semblait augmenter. L’affection évolua en trois semaines.

Dans le premier cas de Raymond, la paralysie se montra soixante jours après le début de la dothiénentérie; elle mit cinquante jours à effectuer sa marche ascendante, puis elle resta stationnaire pendant cinq jours ; enfin elle mit trente-quatre jours à disparaître en suivant une marche descendante. La

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