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négliger de publier de nouveaux documents sur la question, toutes les fois que l’occasion s'en présentera. »
Dans la plupart des observations publiées, on ne saurait trouver la preuve certaine d'une lésion médullaire.
Certains cas observés au milieu d'une épidémie de méningite cérébro-spinale rendent le diagnostic suspect; pour d’autres, pas d’autopsie, et quand elle existe, on trouve seulement des lésions périphériques.
D’autres enfin ont été considérés par leurs auteurs comme indépendants de toute lésion centrale.
Ainsi Gubler, dont le mémoire classique date de 1860, rattache ces paralysies à l’asthénie de l’organisme et à la dénutrition musculaire. Les travaux de Zenker sur la dégénérescence cireuse des muscles provoquent une interprétation voisine, mais la plupart des malades dont il rapporte l'observation ont guéri et dans les autopsies de ceux qui sont morts, il n’est pas possible de trouver des lésions médullaires.
Trousseau incrimine l'altération du sang ; Jaccoud, la congestion rachidienne.
Peu après, commencent à apparaître des observations avec vérification anatomo-pathologique ; et si l’auteur ne rattache pas toujours la myélite à l’infection, du moins rapporte-t-il la maladie infectieuse et la myélite est démontrée post-mortem.
Nous citerons sans nous y arrêter les travaux de Wunderlich, de Leudet, de Chedervergne, de Westphal, qui publient des observations de névrites et d'accidents méningés au cours de la dothiénentérie.
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En 1874, L. Leyden publie des observations de myélite typhique et émet l'avis que les paralysies typhiques circonscrites sont vraisemblablement l’expression d’une névrite périphérique. |
En 1880, Landouzy dans sa thèse d’agrégation distingue en fait de paralysies typhiques celles qui, survenant au cours de la fièvre typhoïde, ne sont que l’exagération des symptômes de la maladie et celles plus tardives, dépendant d’une complication de la maladie, paralysie d’origine spinale, bulbaire, ou cérébrale ; enfin celles qui se montrent pendant la convalescence. Tous ces troubles, écrivait Landouzy, sont sous la dépendance de lésions du système nerveux encore mal connues, mais relevant directement de la fièvre typhoïde.
Cette interprétation fut confirmée en 1881 par une observation de Kummel, se rapportant à une paralysie ascendante, survenue pendant le quatrième septenaire de la fièvre typhoïde. L’autopsie montra un gros foyer bulbaire hémorragique.
Plus tard, en 1883, Vulpian, dans une note parue dans la Revue de médecine, plaide l’origine myélitique de certaines paralysies développées dans le cours ou à la suite de la fièvre typhoïde.
En 1885, le professeur Raymond publie deux observations, que nous reproduisons plus loin ; elles sont très démonstratives au point de vue clinique. Chez l’un des malades, on trouve des troubles sphinctériens; chez l’autre, une escarre au siège.
Tout cela plaide en faveur de l’origine médullaire de l'affection, bien que les deux malades aient guéri.
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Dans le même temps, M. Marie rapporte des cas de sclérose en plaques survenue chez d'anciens typhiques.
En 1886, Curschmann décrit une paralysie spinale aiguë, ascendante survenue pendant l'évolution d'une dothiénentérie. Il avait trouvé le bacille d'Eberth associé à un microbe pathogène d'espèce indéterminée.
En 1893, M. Vincent parvient à produire expérimentalement une poliomyélite infectieuse ascendante, avec l’éberth associé à un microbe pathogène d'une espèce indéterminée et retiré du sang de la rate d’un typhique.
En 1896, le professeur Raymond consacre une leçon aux paralysies et névrites typhiques ; il note la fréquence de la névrite, expose les éléments du diagnostic entre la myélite et la névrite (nous en reparlerons au chapitre diagnostic).
Depuis, la question s’est précisée.
Longworth Nichols étudie par la méthode d Nissl la moelle épinière dans l'infection typhique expérimentale.
A. Schiff de Vienne publie une intéressante observation (voir plus loin) suivie d’autopsie et d'examen bactériologique. En janvier 1901, Pearce publie un cas du myélite consécutive à la fièvre typhoïde.
En plus grand nombre ont paru des observations cliniques diverses, sans vérification anatomique, et dans le doute où ces auteurs se sont trouvés de ne pouvoir assigner une détermination anatomique précise, ils ont songé qu'un diagnostic était de peu
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d'importance, d'autant que souvent, lésions centrales et périphériques se trouvaient intimement associés. Souvent aussi, la myélite et la névrite ne sont pas seules en cause, le neurone moteur périphérique tout entier est atteint.
Enfin, au mois de novembre 1903, M. Jean Lépine rapporte à la Société de médecine de Lyon l’observation d’un malade entré à l'Hôtel-Dieu au cours d’une fièvre typhoiïde grave, avec une parésie des membres inférieurs assez rapidement transformée en paralysie totale.
L’autopsie montre les lésions de la myélite aiguë classique. Et il semble que c’est là une preuve que la lésion médullaire ne frappe pas seulement le neurone périphérique, et que l’on peut dire qu'il s’agit d’une myélite et non d’une névrite.