‹ Contribution à l'étude de la Myosite Ossifiante Progressive: Maladie de MunchmeyerChapitre 21 sur 22 · MONTS · texte numérisé non relu

MONTS

crâne est indemne, mais une bande sombre, onduleuse, part de la ligne courbe occipitale supérieure, et une autre plus profonde de la ligne courbe occipitale inférieure. Ces deux bandes sombres se rejoignent à la hauteur de l’apophyse épineuse de la troisième cervicale et fusionnées descendent vers le bas.

Deux bandes sombres vont de l'angle des mâchoires en haut et en avant vers le palais répondant sans doute à des ossifications, expliquant Ja limitation des mouvements du maxillaire.

Sur les radiographies du thorax, on voit une même ban de sombre, large de un centimètre à un centimètre 1 /2 et bien limitée, continuer la double bande de la nuque et descendre verticalement dans le dos parallèlement ef à droite de la colonne verlébrale; arrivée à la région lombaire, elle se divise, trois petites branches en faisceaux descendent en dedans et s'épuisent. à hauteur-de la troisième lombaire, une branche plus volumineuse descend en dehors, s’épaissit én formant une sorte de tête qui semble se dévier en dehors et en arrière pour prendre contact avec la crête iliaque. Sur les radiographies de profil, on voit que la bande osseusè se maintient à distance de la colonne vertébrale sans jamais entrer en contact avec aucune partie des vertèbres.

De ce même côté droit on voit un point osseux partir dans l’aisselle de l’humérus gauche vers la partie 1 latérale du thorax

et s’épuiser vers la base du thorax.

A gauche existe dans l’aisselle une disposition semblable moins mise en évidence sur la radiographie parce que le bras gauche ne peut que très peu s'écarter du tronc; la bande sombre partant de ce front ossifié descend en ondulant le long du thorax et du flanc gauche en présentant alternativement des ventres plus larges (1 em. à 1 em. et demi) et des étranglements (1,4 à 1,2 cm.). A la région lombaire, la bande s’incurve en dedans, détache de la convexité une émanation en bas et en dehors, puis continue à s’infléchir en dedans, devient horizontale et se termine au niveau de la troisième lombaire; une autre ramification vient horizontalement se terminer au niveau de la première lombaire.

D'une façon approximative, la première des (rois bandes

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osseuses que nous venons de décrire répond aux insertions à l’occiput des bords externes gauches du trapèze et du splémius, puis à l'interstice externe des muscles de la gouttière vertébrale droite. I es deux autres bandes répondent aux bords inférieurs et externes des deux grands dorsaux.

Sur une radiographie du bassin, on voit l’émanation de la bande gauche, émanation dont nous parlons plus haut, descendre “en bas, venir aboutir à la cuisse,semble s’insérer à la tête fémorale au niveau des trochanters. ë

A droite, on voit une large bande osseuse joignant l'os iliaque à la partie supérieure du fémur avec saillie épineuse au niveau de l’anneau pubi-fémoral. ;

A la face externe du genou droit, au niveau de l'insertion du grand adducteur existe une formation osseuse en crochet ou en porte-manteau identique à celles que l’on voit dans la maladie exostosante. Saillie semblable à la face interne du plateau tibial.

A gauche, saillie en forme d’épine aiguë à l'insertion fémorale du grand adducteur. Déformation de l’extrémité inféricure du fémur.

Ligne interdiaphyso-épiphysaire floue et en dents de scie tandis qu’à droite elle est normale. Rotule déviée en dehors, plateau tibial déformé, petite saillie osseuse en épine au niveau du plateau tibial, une autre un peu plus bas. Péroné dévié à angle très obtus, mais brusque à trois centimètres au-dessous de son extrémité supérieure. Tibia ct péroné déviés de même tous deux à angle brusque au milieu de la diaphyse.

A l’humérus droit (outre le point osseux au niveau de l’insertion du grand dorsal), petites saillies denticulées de la diaphyse; mêmes saillies plus nombreuses à l’humérus gauche. =

Petites bandes osseuses en Y au coude gauche.

Radiographie des mains. Pas d’exostoses, mais brièveté remarquable des métacarpiens du pouce tant à droite qu’à gauche. L’extrémité du pouce ne dépasse pas le niveau des articulations méta-carpo-phalangiennes.

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