‹ Contribution à l'étude de la myosite ossifiante progressiveChapitre 16 sur 26 · AE · texte numérisé non relu

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On ne trouve nulle part de territoire nécrotique ou d'hémorragie qui pourraient être le centre de la précipitation de sels calcaires et de la production secondaire de l’os. De même il n'y a pas trace d’inflammation.

Cet auteur nie donc la présence et le rôle de l’hémorragie. Tout récemment cependant, en 1931, Rocner(de Bordeaux), dans son étude histo-chimique de la lésion, décrit trois stades différents.

19 Un stade d’artérite terminale et d'inondation sanguine du muscle. Au niveau des capillaires, on constate une panartérite avec oblitération artérielle. L’hématome ainsi formé disloque le muscle et distend les mailles du tissu conjonctif intercellulaire; le sang épanché s’imprègne de sels calcaires.

20 Un stade de dégénérescence des fibres musculaires el d'imprégnation calcaire. Cette dégénérescence est le fait de l’artérite oblitérante, le muscle devient une éponge imbibée de calcaire. Le tissu musculaire dissocié montre une segmentation des fibres musculaires, qui se dissolvent, et sont incorporées par des macrophages et des cellules multinucléées, cependant que les éléments du sang perdent leurs caractères.

= L’aponévrose perd sa structure fibrillaire et se transforme en substance anhiste qui s’imprègne à son tour de cal-

caires.

30 Un stade de construction osseuse. Il s’agit d’une ossification fibreuse. Quand la production osseuse se fait au niveau d’un tendon d'insertion, elle prolonge le squelette normal, et son architecture est identique à celle de l'os.

Ab

Quant elle se fait dans le muscle elle donne un os anormal en perpétuel remaniement. Cet os contient des éléments cartilagineux.

Les phénomènes anatomo-pathologiques s'étendent à tous les tissus de l’appareil loco-moteur : aponévroses, tendons, ligaments et squelette. Et le processus est le même qué pour le tissu musculaire.

Il est constant d'observer au niveau des os des rugosités et des déformations. :

Celles-ci sont volumineuses et présentent en certains points un extraordinaire développement (FLORSCHUTZ, GERBER). |

La résistance des os est toujours diminuée et JEUGE- MANTEUFEL décrit une ostéoporose généralisée sauf au niveau de masses osseuses néoformées. |

CENTÉNO dit aussi qu’il existe une diminution de consis- . tance de tous les os. Il s'appuie pour cela sur l’étude radiographique de ses malades.

Plusieurs auteurs ont aussi étudié ces lésions osseuses au point de vue radiographique. GUILBERT signale une décaleificalion accusée des diaphyses, et une osléoporose au niveau des épiphyses.

Il paraît y avoir dans la myosite ossifiante progressive un véritable déplacement de la substance osseuse.

Les néo-formations se comportent comme des expansions du tissu osseux normal et se constituent à son détriment.

On note également (d’après CENTÉNO) la présence d’exostoses el d’hyperostoses provenant indiscutablement du tissu osseux normal et en dépendant.

Parfois ces dernières peuvent n’adhérer que secondaire-

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