‹ Contribution à l'étude de la myosite ossifiante progressiveChapitre 17 sur 26 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

ment à l'os et l’on peut trouver en même temps de véritables exostoses et des masses osseuses mobiles.

Rocner (de Bordeaux) dans son travail déjà cité montre que les tissus qui avoisinent le tissu d’ossification sont voués à l’imprégnation calcaire et gardent leur individualité. Ils restent reconnaissables au point de vue histologique.

L’imprégnation calcaire entoure ces tissus et les organes voisins (vaisseaux, nerfs, aponévroses) comme le ciment entoure une barre de fer. Il s’agit donc là d’une véritable pétrification.

En résumé, nous dirons avec RocHer que la myosite ossifiante progressive n’est que l’ossification d’hématomes. Cette ossification ne peut se produire qu’en raison de l’artérité oblitérante entraînant la mort du muscle. La masse ostéomateuse comprend histologiquement deux zones différentes.

L'une est constituée par de l’os vrai : l’autre par l’infiltralion calcaire des tissus environnants : vérilable pétrificalion.

ETIOLOGIE

Certains caractères apparaissent comme très spéciaux à la myosite ossifiante progressive.

Il s’agit toujours de sujets âgés de moins de 20 ans. Seuls, LEXER et JACOB signalent des cas à 50 ans.

Age. — Dans la plupart des cas, la maladie apparaît avant la cinquième année, et, quand il s’agit de malades plus âgés, on trouve souvent que le début remonte à l'enfance.

D'après une statistique déjà an°ienne, LAURENZ indique :

Première année, 11 cas.

De 1 à 5 ans, 16 cas.

De 5 à 15 ans, 11 cas.

Au-dessus : 7 cas.

DAVEL montre :

Dans la première année, 12 cas.

De1:à 5'ans, 23°cas.

De 5 à 15 ans, 11 cas.

De 15 à 20 ans, 4 cas.

Quelquefois, le début est très précoce, quelques jours après la naissance (KUMMEL, avec déformation de la

Page 1