‹ Contribution à l'étude de la Myosite rétractile des Muscles fléchisseurs des doigts et pronateursChapitre 12 sur 41 · PES · texte numérisé non relu

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seur Dénucè fait remarquer « qu'en somme ta bles- « sure, surtout incomplète, du nerf cubital peut & donner lieu à une griffe rappelant celle du syn-

« drome de Volkmann ».

Nous sommes donc en droit de conélure que nombreux sont les cas de blessures (surtout incomplètes) du nerf cubital, qui ont été précocement suivis d'une griffe irréductible et s s'accompagnant, parfois, de la transformation fibreuse des muscles contracturés. Ainsi, les rapports sont très marqués entre ces mal-

“positions, après blessures des nerfs, et la rétraction

de Volkimann. Rappelons-nous, en effet, l ÉHOIQSTE de ce dernier syndrome.

N'avons-nous pas vu que, dans la majorité des cas, il succède à une fracture ayant rendu nécessaire l'ap-

: phication d'un appareil plâtré? N'est-il pas légitime,

dans ces conditions, de penser que le faisceau vascu-

lo-nerveux du membre a pu ètre irrité ou traumatisé

par les fragments ou les esquilles de la fracture?

B. TROUBLES DU NEUROTROPMHISME. — Or, les nerfs rachidiens, certains d’entre eux en particulier, contiennent un grand nombre de fibres sympathiques, qui sont nécessairement intéressées, elles aussi, par la lésion ou la contusion du tronc nerveux. Dans la pathogénie du syndrome de Volkmann, il Semble donc logique d’ accorder une part au système sympathique.

Depuis les études. du Professeur | Morat, à certaines | des fibres sympathiques, on attribue le rôle dé nerfs ‘rophiques et on considère le phénomène trophique

comme «€ un réflexe, sans centre défini, et où les fibres centripètes sensitives soit des. nerfs rachidiens, soil sympathiques, et d'autre part centri- « fuges sympathiques fjoueraient leur rôle ». Les troubles (rophiques résulteraient d’un trouble de ce réflexe. Il est donc indiscutable que toute lésion d’un nerf rachidien ou d’un plexus vasculaire sera suivie. de troubles du trophisme par le fait même qu'elle supprimera la continuité de la voie nerveuse sympathique, dont l'intégrité est la condition sine qua non, de l'élaboration du réflexe trophique. ; Les résultats donnés par « la dénudation et l’exci- « sion des plexus syinpathiques péri artériels » dans la causalgie et certains troubles trophiques permettent des déductions particulièrement intéressantes au sujet de la physiologie et de la pathologie du sympathique. | « IE semble résulter de certaines observations que « Ja contraction musculaire volontaire est, dans un « Cértain sens, très dépendante du sympathique. « L’intégrité qu nerf moteur et celle du muscle ne « suffisent pas à assurèr le bon accomplissenient du .& mouvement commandé. Si, à distance, le sympa- « thique est touché ou s’il n’agit plus normalement, « le muscle se durcit, se contracture, la volonté est « impuissante à le relâcher ou à le faire contracter « davantage. Or, dans -ces cas, la sympathectomie « lève le barrage et rend possible la récupération « progressive des mouvements volontaires. Chez des « blessés atteints de contractures réflexes du type Ba-

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