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La seconde hypothèse permet « d'envisager des mécanismes divers » (Dénucé).
a) Le traumatisme initial a porté non seulement
sur les vaisseaux etsur les 0, mais aussi sur les nerfs,
b) Les nerfs ont pu ètre blessés par des esquilles ou
par les fragments de la fracture.
c) Ultérieurement’(observation 1 de notre thèse)
« un nerf pourra être comiprimé ou englobé par le Cal ou la cicatrice ». Fe Certes, quel que soit le mécanisme les ayant pro- | duites, ces altérations nerveuses ne sont pas sans pasliciper aux manifestations cliniques de la contracture ; mais elles ne suffisent pas à expliquer tous les. éléments du syndrome el nous ne pouvons que conclure à l’imperfection de cette nouvelle hypothèse, « passible, elle aussi, des mêmes objections que la précédente » (Dénucé).'
Quant à la troisième hypothèse, qui fait des ten lions nerveuses la cause du syndrome, elle domine, depuis les travaux de la guerre, « l'étude moderne ».
de la rétraction de Volkmann.
Est-ce à dire que tous les éléments de ce syndrome trouvent place dans le cadre de ‘cette théorie pathogénique? Non. Quelques faits en sont exclus, qui sofil justiciables d’une autre interprétation. Nous rechercherons bientôt s’il nous est permis de les considérer comme liés « à un trouble du neurotrophisme, c'està-dire à une altération ou à un trouble du sympathique » (Dénucé). ‘
aux troubles du sympathique?
La question se pose donc désormais ainsi :
a) Quelle part, dans la pathogénie du syndrome de Volkmann, revient aux aliérations des nerfs rachidiens ? A
b) Quelle part faut-il attribuer aux altérations ou
À. ALTÉRATIONS DES NEREFS RACHIDIENS.
Un des éléments du syndrome de Volkmann est une
malposit on des doigts, une « griffe particulière et d'apparition rapide » (Dénucé).
Or, les nombreuses études consacrée s pendant Fa guerre aux blessures des nerfs ro au sujet des griffes et particulièrement au sujet de la griffe cubitale une argumentation détaillée et intéressante. Dans ce modeste chapitre nous voudrions seulement
. : mettre en relief lès arguments et les faits dont a
bénéficié largement, eràce à ces travaux de guerre, la pathogénie de la griffe de Volkmann.
Les griffes consécutives aux plaies des nerfs peu: vent êlre prinrilives ou secondaires (Ducosté). Ea griffe primitive apparaît immédiatement après la blessure et atteint son maximun aussitôt. La griffe secondaire se dév eloppe très lentement et peut mel-
tre des mois pour arriver à « son évolution totale ».
D'après le même auteur et d'après Claude ef Dunras les griffes primitives sont dues à la contracture des. muscles innervés par des rameaux se détachant du nerf blessé en amont de la ‘blessure. (contracture o d amont). Prenons l'exemple du eubital : si Ja bles-
bras où au poignet, la griffe apparait.
fus À /
! EC PUS om sure du nerf siège au bras, au dessus de l’origine des filets destinés au £ubital antérieur et aux faisceaux
- internes du fléchisseur profond, il y a rarement eon-
iracture. Au contraire, si la lésion est située à Favant-
Quant aux griffes secondaires, ce sont des griffes névromateuses, c'est-à-dire qu’elles sont consécu: tives aux irritalions prolongées au niveau de la bles-
:SUTE€.
Les eriffes du cubital sont les plus fréquentes et les
plus précoces. Le Professeur Pitres « a trouvé la con-
« tracture primitive dans plus de 0 % des cas de
« blessures du cubital. Ces griffes Hnmédiates, non
« redressables, en crochet fermé, relèvent de l’action «.du féchisseur profond dont les deux faisceaux in- « ternes, parfois trois, sont innervés par des filets du « cubital, naissant en amont du.point lésé A no « ter, d’ailleurs, que jamais ces griffes ne coïnci- « daient avéc un syndrome d'interruption complète « du cubital ». |
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Toute griffe, déterminant une transformation
fibreuse des museles, est toujours, d'après M. Tinel,
« d'origine névritique, sans interruption complète « du nerf ; elle s'accompagne toujours de douleurs à « la pression des muscles et du tronc nerveux et de «. quelques troubles trophiques ». |
Mine Bénistv insiste sur le fait qué surtout dans les Î ‘
“lésions incomplètes du cubital on peut voir, dès le
début, üne griffe des quatre doigts, l'index et le médius se redressant plus tard. À ce propos le Profes-
EI f ‘ ; 3 D.