‹ Contribution à l'étude de la Myosite rétractile des Muscles fléchisseurs des doigts et pronateursChapitre 20 sur 41 · TRAITEMENT CURATIF · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CURATIF

Avec le D’ Albert Mouchet, nous distinguerons : deux ordres de faits __ 1° S'il existe des lésions nerveuses très graves (cliniquement et électriquement), ïl:faut pratiquer, . avant de tenter aucun traitement, la libération des nerfs atteints (Observation E dé ‘notre thèse), Ja neurolyse de Hildebrand. | 2° Si les lésions nerveuses ne sont pas très mar- - . quées, il faut employer une.des méthodes curalives __ préconisées par les auteurs et que nous schématiserons ainsi re a) Traitement médical, b) Traitement orthopédique, c) Traitement opératoire.

+ A, — Traitement médical. — Le traitement médi-

cal consiste en massages et en électrothérapie, dont

lemploi simultané fut préconisé par Dudgeon, en bains d'air chaud ou d'eau chaude suivant Ja méthode de Bardenheuer.

Quelle en est la valeur?

: Nous laissons à un praticien le séin de la préciser 4 : \

(D' André Thonias, in La Clinique du 14 février 1919) :

Notre malade fut soumise pendant plusieurs «mois à un traitement électrique, sous forme de « bains galvaniques et à mon dernier, examen pra-

« tiqué, il ÿ a quelques semaines, j'ai constaté la

& disparition complète de la consistance ligneuse «des muscles épitrochléens ; ils réagissaient aux « courants faradiques et galvaniques ; les troubles « sensitifs et vaso-moteurs avaient beaucoup dimi- « nué ; enfin les doigts et la main exécutaient des « mouveinents dans les limiles permises par les ré- « Lractions. Dans ces conditions nouvelles, une inter-

«vention me paraissait justifiée. »

Il'serait illusoire, en effet, d'attendre beaucoup du

traitement médical, lorsqu'on se trouve en présence

d'une rétraction de Volkmann ayant atteint sa COM:

* plète évolution, C'est un pis- aller, auquel il ne jaut pas s'attarder, encore qu'il plaise à nombre de mala-

des Da Tout au plus peut-on en faire un

adjuvant ou un complément du traitement orthopédique.

B. — Traitement Othop AQU

Parmi les méthodes non sanglantes groupées sous

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cetie appellation générale de traitement orthopédi-

que, nous ne. ferons que signaler le redressement brusque des doigts, préconisé par Volkmann et qui. est une manœuvre brutale, à ne pas employer. Nous étudierons plus longuement le redressement lent,

progressif, pour lequel de nombreux appareils ont été proposés.

&) \Le Professeur Frœhlich obtient « ce redresse-

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ment ati moyen d'une palette plâtrée placée dans la « paume dela main, les doigts étant rectilignes, e! « d'une goultière palmaire sous l’avant-bras ; entre «les deux une tige à glissière, qu'une bande de tissu « caoutehoulé tend à remonter pour faire disparai-

tre l'angle que forme la main avec lavant-bras, et

les mettre dans le prolongement lun de l'autre. » b) Jones, de Liverpool, E. Alexander, réalisent le redresssement au moyen d'un appareil à liens rigides. Une conférence de James. Purves Stewart, chirurgien de l'hôpital de Westminter, nous a fournrau sujet de ce procédé de Jones les indications sommaire que voici : « Le poignet est fléchi passivement par « ui aide, ce qui permet au doigts de s'étendre. Dans « cette position on fixe à chacun des doigts une petite « attelle digitale en‘métal, laissant à nu la pulpe de « l’extrémité des doigts, soit le jour de la première: « séance, soit le lendemain ou le surlendemain : par- « dessus ces altelles digitales, on fixe une attelle pal- « maire plate, destinée à tenir en ligne droite les pha- « langes el les métacarpiens. Ensuite, à intervalles de « deux ou trois jours, le poignet est étendu graduel- « lement de quelques degrés à la fois ; pour cela, on « applique au poignet des altelles à angles appro- «priés, jusqu'à ce qu'enfin le poignet et Ja mañn « soient dans une position de dorsiflexion extrême. « Les nulpos atrophiées des doigts commencent à «se

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RUE à

regonfler » et plus tard les mouvements d'exten-

: sion volontaire reviennent progressivement. Les

massages réguliers des muscles de l’avant-bras, les

« douches chaudes et les bains, en piscine, d'eau

tourhillonnante aident à l’assouplissement et à l’al longuement des muscles atteints. Il est bon également de compléter les mesures ainsi prises, par des injections hypodermiques locales de thyosinamine. »

c) Claude Martin, de Lyon, a imaginé un appareil liens élastiques et dont le détail est le suivant : « On

: prend le moulage du dos de Favant-bras, du coude

au poignet et sur le positif on moule une palette prise dans une feuille épaisse de celluloïd ou de gut-

. ta-percha ; cette palette ou attelle dorsale est recti-

ligne et se prolonge au-delà du poignet jusqu'à l'extrémité de la main supposée saine étendue en reclitude. À cette extrémité elle présente la largeur de la main et porte sur ses bords deux échancrures où l’on fera passer la traction élastique. On fixe donc par des bandes et du leucoplaste, pour l’em-

-pêcher de se déplacer, l’attelle en celluloïd sur le

x ? a LA dos de l’avant-bras en pronation. L’attelle moulée épouse absolument les contours de l’avant-bras jus-

è . SAT : CE qu'au poignet. Là l’attelle se prolonge rectiligne,

tandis que la main qui est en flexion la quitte formant un angle ouvert du côté distal. À plus forte raison, les doigts qui $ont fléchis dans la main s’en éloignent encore davantage. C’est cet angle que peu à peu la traction continue va faire diminuer en fai-

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« sant s'étendre les. doigts et se défléchir la main. On « prend alors, une fois l'attelle bien fixée à l'avant- « bras, un petit cylindre de bois de volume variable, « mais qui soit assez pelit pour que l'enfant puisse « le saisir comme le manche d'un fouet ;-on lui don- « ne vne longueur un peu plus considérable que la « largeur dela main et à chacune de ses extrémités

«on fixe un drain ‘de caoutchouc non perforé de la «grosseur d’un crayon : On fait passer les deux drains « par les encoches de l'extrémité de la palette et on « les attache sur le dos de cette palette en exérçané#

« une certaine traction élastique. Cette traction tend « donc à défléchir les doigts et les rapprocher de « Ja palette. La traction exercée doit ne pas être trop « forte, car elle ne serait pas supportée, il faut la ré- « gler de temps à autre et augmenter la traction à me-

«sure que l'or gagne sur la flexion. » (D'André Ren-

du, in Lyon Médical du 5 juin 1914.

d) D’autres appareils, tel celui de Pierre Roland, redressent séparément chacune des phalanges.

« L'extension est réalisée par un, lien élastique agis- « sant exclusivement d'abord sur les phalangines,

tandis qu'un autre lien élastique disposé en sens in- « verse assure la contre-extension au niveau des pha- « langes. Quand l'extension des phalangines est ob- « ténue, on redrèsse par le même procédé les phalan- « gettes. » , 2 Na

Pour lutter contre la te des muscles pronateurs, « Pierre Roland à imaginé un appareil très «simple, destiné à ramener progressivement la main

en supination. C’est un cadre métallique fixé sur « l'avant-bras et le coude par un collier plâtré mou- « lé. Deux bandes d’adhésif sont placées à la face pal- « maire et à la face dorsale del'avant-bras et de la « main et sont reliées à l'extrémité du cadre chacune « par un ressort. Sous l'influence de la traction de

ces ressorts, la main tend à se placer dans une posi- « tion parallèle à celle du cadré, c'est-à-dire en su-

pination » (D' Binet, in Traité de chirurgie Réparatrice el Orthopédique).

Telles sont, rapidement exposées, les principales méthodes ‘non opératoires, préconisées pour le redressement de la griffe de Volkmann. Deux procédés, opératoires seulement leur sont opposés, qui, tous deux, « se disputent la faveur des chirurgiens ».

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