‹ Contribution à l'étude de la Myosite rétractile des Muscles fléchisseurs des doigts et pronateursChapitre 37 sur 41 · FE . OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

FE . OBSERVATION IX

(M. Grisel. Ce cas a été rapporté par l’auteur, lors de la discussion du rapport de M. Denucé, au deuxième congrès de la Société française d’orthopédie).

‘Le malade, âgé de 7 ans, fit une chute, le ’h pctobre 1919, ayant produit ds fracture transversale sus ‘condylienne du coude gauche, avec issue du fragment diaphysaire au travers d’une déchirure de l'expansion du biceps et de Ja peau. Péduction 4 heures après l'accident. Dans la crainte d’une compression par l’œdème énor-

es)

me qui-se produit dans ce genre de fractures compliquées, nous ne inettons pour, tout pansement qu'une compressé posée sur la plaie suturée, au niveau du pli du coude, et le coude est maintenu fléchi à 135° par une sorte de gouttière plâtrée largement ouverte en avant. Le malade, domicilié hors Paris, n'est revu par nous qu'après 48 heures.

Ce

Il ne se plaint pas, n’a pas de fièvre, mais sa main est

distendue par un œdèine cireux et nous nous hâtons d'enlever la compresse qui, imprégnée de sérosité sanglante séchée, s’est durcie et se trouve profondément enfouie dans la dépression causée par l'œdème de l’avantbras et de la partie inférieure du bras. La circulation se rétablit, l'œdème disparaît peu à peu, mais le malade ne peut plus mouvoir ses doigts et il y a de l’insensibilité de la moitié interne de la main et des doigts. Au bout de trois semaines, la rétraction des fléchisseurs est constatee, d'intensité variable, avec une disparition presque complète lors d'un autre examen, huit jours plus tard. L'examen électrique donne des signes de dégénérescence partielle, : ”

Peu à peu la mobilité volontaire des doigts est revenue, la sensibilité n’est plus abolie que pour les deux dernières phalanges du JRCUE Mais il persiste de la rétraction des muscles fléchisseurs des doigts «et du pouce et\ des muscles pronateurs. Le traitement a consisté en électrisations, massages, extension forcée des doigts et de la main sur une attelle munie de coussins. Il y a une amélioration progressive, qui n’a pas permis jusqu'ici d'envisager une intervention sanglante, mais cette amélioration porte sur les signes nerveux associés, troubles sensitifs et moteurs, tandis que la rétraction tendineuse semble définitive.

Sr RESTE

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