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\ trailleuse. Aussitôt après sa blessure, il lui sembla que “sa cuisse était coupée. Le nerf sciatique avait-il été iésé ? C’est très probable, Get homme. déclare qu'il aurait éprouvé simplement de l'engourdissement dans le pied et quelques picoléments au gros orteil. D'autre part, il dit que sa jambe se sérait mise aussitôt en demi-flexion et qu'il aurait été, pendant trois mois, incapable de Fétendre Comme de la fléchir davantage, ‘mais il ne sait pas s’il pouvait remuer les orteils et le pied. Quoiqu'il en soit, ne pouvant pas se tenir sur le membre blessé, il fut obligé de se rendre au poste de secours, en saü-
tant à cloche-pied. On lui fil un premier pansement et.
on l'évacua sur Rouen. Là, deux jours après la blessure, on incisà la plaie et on la nettoya, de crainte d° un début de gangrène gazeuse, Pendant près de deux mois, on refit le pansement tous les jours.
Au bout de deux mois, probablement pour mettre 1
jambe dans la rectitude, on appliqua, sur la face postérieure de la cuisse et de la jambe, une attelle-en bois qui se reédrersait en équerre pour recouvrir la plante du pied. Le membre fut recouvert de ouate et le tout maintenu avec une bande de toile. Pendant six semaines environ, on enleva l'appareil tous les deux jours pour mas-
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ser le membre. Le bandage at-il été trop serré ? Le bles-
sé ne s’est jamais plaint. Il affirme que, quand on enlevait le bandage, il y avait tout le long de la crête du tibia un gros bourrelet « en dos de canard ».
Il s'agissait, sans doute, d'œdème que le massage faisait disparaître. En tout cas, le Hlessé n'a jamais ressenti de grandes douleurs pendant cette longue période. Il a.Cependant, à partir de ce moment, éprouvé quelques sensations -désagréables sur la face externe de la jambe. En décembre une eschare serait survenue sous le talon droit. Elle est aujourd’hui guérie.
Actuellentent, on aperçoit, au-dessous du pli fessier,
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une longue cicatrice très déprimée, adhérente aux plans profonds, et occupant toute la largeur de la face postérieure de la cuisse. Le malade ne peut marcher qu'avec deux béquilles ; le pied est alors à moitié tombant, la jambe incomplètement étendue, touchant: à peine le sol de la pointe du gros orteil, sans y prendre appui. Dans la station debout, le talon est relevé et seuls les orteils touchent à terre. Pour rester debout sans béquilles, il est obligé de porter Ia jambe malade en avant. Sans bé-
quilles, il est incapable de marcher ; il ne peut que sau-
ter à cloche-pied, sur le membre sain, là jambe malade: À restant fortement fléchie en l'air.
Ce sont là de gras troubles moteurs qui s'expliquent facilement.-En effet la paralysie du pied et des orteils est totale et complète : le pied un peu tombant en équinis- : me, les orteils à peine fléchis. Le malade fléchit et étend la jambe dans une étendue à peu près normale, mais avec une force diminuée, Tous les mouvements passifs sont possibles mais très limités, au niveau du pied et des orteils ; la liberté .du genou est complète. :
Il n'existe pas de véritables douleurs spontanées, Le blessé'se plaint cependant d'éprouver, par moments, quelques sensations pénibles en avant et en arrière du cou-de-pied. La pression des muscles du mollet provoque une douleur locale avec irradiation sur la face externe de la jambe, et dorsale du pied et des orteils. J'ajoute que, dans le domaine du sciatique poplité externe, ‘on trouve une anésthésie complète, superficielle et profonde, au niveau du pied, et incomplète sur la partie inféri ure de la face externe de la jambe.
Le réflexe rotulien est unpeu plus vif du côté malade. L'achilléen est aboli de ce côté, Il en est de même du
. plantaire, La percussion des muscles du mollet n'amè-
ne aucun mouvement du pied, contrairement à ce qui
se voit du côté sain.
I y a une atrophie muscuiaire marquée au niveau de la cuisse, porlant surtout, semble-;il, sur le quadriceps, et àyant tous les caractères de l'amyotrophie réflexe. A la jambe, il n'y a pas trace d’atrophie musculaire ; au contraire, le mollet droit mesure 1 centimètre 5 de plus que le gauche. On ne voit pas d'œdème cutané qui puis-
se expliquer cette augmentation de volume. Y a-t-l œ-
dème profond ? La face dorsale du pied et les chevilles
sont nettement, quoique modérément, œdématiées. En outre, le pied et la jambe sont plus froids (3 degrés de. différence) que du côté sain, et le pied est un peu vio-
facé. À noter encore deux petites eschares à l'extrémité
du pouce et du second orteïl, qui sont de date assez ré-
cente el paraissent consécutives à l'immersion du pied dans un bain trop chaud, non senti par le sujet.
La pression artérielle au Pachon, placé au-dessus de la cheville donne 16/11 à droite et 17/17 à gauche, les oscillations étant moitié moins amples du côté droit.
Mais le phénomène le plus Saillant est la dureté tout à fait ligmeuse des muscles du mollet droit, qui. contraste avec la consistance normale du côté sain. Elle porte sur les jumeaux et le soléaire qui sont pris globalement ; leur masse globale est très mobile sur les muscles pro-
fonds de la face postérieure de la jarabe, dont il est im-.
possible d'apprécier la consistance. Les muscles de la loge antéro-externe de la jambe sont un peu plus fermes du côté droit que du côté gauche. Le‘pédieux et les muscles du pied ne paraissent pas plus durs que nortmale-
ment. Quant aux muscles de la face postérieure de ‘la Cuisse, Ms paraissent un peu augmentés de consistance. Mais ce n'est que sur lé triceps sural qu'on trouve la du-
reté ligneuse Caractéristique.
L'examen électrique, pratiqué par M. Dinene a révélé les troubles suivants : g.
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Inexcitabilité faradique et galvanique du nerf sciatique pophté externe et du poplité interne.
Muscles demi-tendineux et demi-membraneux, inexcitabilité faradique et hypoexcitabilité galvanique avec ralentissement de la réaction sans inversion. Biceps fémoral, hyÿpoexcitabilité faradique et galvanique, sans lenteur, ni inversion. Muscles jumeaux et soléaire, inex-
citabilité faradique, hypoexcitabilité galvanique avec réaction ralentie, sans inversion, Muscles de la loge anté-
ro-externe, excitabilité faradique très diminuée, hypoexcitabilité galvanique Sans lenteur ni inversion. Muscle ‘pédieux, inexcitabilité faradique, forte hypoexcitabilité galvanique avec réaction lente. Muscles du pied, inexcitabitité faradique, réaction galvanique très lente Là peine apparente.
M. Bourguignon, qui à bien voulu examiner les ré-
actions électriqués chez ce blessé, conclut : « Mélange de réactions telles qu'on les voit.d’ordinaire dans la maladie de Volkmann (fort galvanotonus) et de réactions de dégénér scence.