OBSERVATION V
de Boudon et Caraven
Résumé : Jeune fille, 17 ans, infirmière, simule une méningite pour laquelle on l’a trépanée en 2 reprises. L’évolution bizarre de la maladie, l’attitude de la malade parurent suspectes. Elle fut surveillée pendant qu’elle prenait sa température et on put ainsi constater qu'elle était apyrétique. Pressée de questions, elle finit par avouer qu'elle avait fait monter la température de son thermomètre en le frottant contre sa cuisse, qu’elle provoquait ses vomissements en introduisänt les doigts dans la bouche, qu’elle avait simulé les symptômes observés. Elle les connaissait soit par les conversations qu’on avait eues auprès de son lit, soit parce que dans sa profession d'infirmière qu'elle a exercée surtout dans des hôpitaux d’enfants, elle a pu observer des méningites.
On se trouvait donc en présence d’une mythomane äppartenant à cette catégorie que Dupré a appelée les mythomanes vaniteux simulateurs de maladie. Elle n’a rien qui puisse permettre de la considérer comme une hystérique, en revanche, elle est une débile et de, caractère bizarre. Sa tendance à la fabulation est extrême et l’idée qui domine dans les histoires qu’elle invente est toujours de se rendre intéressante. À quelques jours de distance, elle a dit successivement être fiancée à un interne, puis avoir eu un enfant il y a 3 ans, puis avoir obtenu d’un chirurgien des hôpitaux un certificat ättestant sa virginité.
D’autres fois, s’est plainte d’être complètement abandonnée, de n'avoir plus qu’un parent éloigné qui ne lui portait aucun intérêt ; elle était arrivée ainsi à apitoyer sur son infortune le personnel et les malades du service et à créer autour d’elle une atmosphère de sympathie. Débile, grande mythomane, vaniteuse, simulatrice de maladies, elle n’a fait que
NE
transporter dans le domaine de la pathologie une tendance mythopathique extrême. Elle est intéressante, puisqu'elle montre bien jusqu’à quel mépris de leur propre intérêt et même de leur existence peut aller l’activité mythique de ces sujets.
OBSERVATION VI de MM. M. Labé, Boulin, Justin Besançon et Uhry
RÉSUMÉ : Enfant, âgée de 10 ans (Andrée P...) a été atteinte brusquement, voilà 5 ans déjà, au mois d’Août, d’un état de polyurie permanente. Cet état s’est installé en quelques jours. Au début, l’enfant n’urinait pas plus de deux à trois litres par jour, mais déjà sa soif était intense et elle buvait iout ce qu'elle trouvait, jusqu’à l’eau de sa toilette, l’eau des pots de fleurs, l’eau puisée à tous les robinets. Bientôt le taux de la diurèse augmenta et atteignit jusqu'à 6-8 litres.
Peu de temps après le début de cette polyurie, l'enfant présenta quelques troubles digestifs, elle maigrit de 2-8 kilos. Un médecin consulté fait le diagnostic de diabète insipide. La poudre d’hypophyse dont l’enfant prisa 8o paquets ne modifia en rien la polyurie. C'était une enfant intelligente travaillant bien à l’école, mais très sensible et très nerveuse. La principale occupation de sa vie était d’avoir toujours à sa disposition, jour et nuit, de l’eau pour boire. Si l’on cherchait à lui refuser la boisson, elle faisait tant de bruit en se plaignant de la sècheresse de sa gorge, de ses maux de tête, de son refroidissement, de sa faiblesse, que la mère s’empressäit de céder. Les premiers traitements institués dès son entrée à l’hôpital furent des injections d'extrait de lobe postérieur d'hypophyse. Ges injections diminuèrent beaucoup la diurèse, mais on fut dès le début frappé par le défaut de concordance entre le traitement hypophysaire et les éliminations d’eau. Dès lors on commença à se demander si l’enfant était vraiment ätteinte d’un diabète hypophysaire ou bien s’il ne s'agissait pas d’une polyurie psychopathique.
À diverses reprises, l’enfant fut admise pendant quelques jours dans le service pour être mise en observation; on s’efforce d'établir un bilan de l’eau absorbée et de l’eau exerétée et un ranport entre les variations de la diurèse et le poids du corps ct toutes ces observations aboutirent à des résultats contradictoires. On se rend compte alors de Ja tricherie de la petite malade et on la soumet à une surveillance rigoureuse.
Elle fut enfermée dans un box vitré et les infirmières surveillèrent attentivement. La quantité de boisson étant réduite, elle réclame à boire et le traitement hypophysaire. Après une série d’injections d’eau distillée énoncées comme des injections d’hypophyse, la quantité des urines est tombée à 2 litres et demi, mais le bilan des ingestions et des excrétions, donne toujours des résultats contradictoires. L'’enfant mise en présence des faits, avoue d’ailleurs qu'elle profite du moindre défäut d'attention des surveillantes aussi bien que de la complicité des malades pour se glisser hors du box, pour courir au cabinet où elle boit de l’eau et où elle urine. On resserre alors la surveillance en mettant la malade en cellule ; le résultat est plus satisfaisant mais il est cependant impossible d’arriver à obtenir un bilan en ne tenant compte que des entrées et sorties hydriques, car la malade urine sur le sol et avale la plus grande partie de la cuvette d’eau qu'on lui apporte pour faire sa toilette et du verre d’eau pour se laver les dents.
L'enfant trompe donc avec persévérance, ingéniosité, bonne humeur et une véritable volupté. La réaction psychologique est d’ailleurs toujours la même : elle commence par nier obstinément lorsqu'on l’accuse d’avoir jeté son urine et bu autre chose que les boissons qui lui sont fournies ; mais dès que la supercherie est découverte, elle avoue en souriant et nous raconte sa manière de faire. Elle pratique la dissimulation avec un art consommé, elle ment avec une cändeur désarmante, les traits impassibles, les yeux fixés sur celui qui l’interroge ; elle ment avec douceur, sans se fâcher, puis, lorsqu'elle se décide à avouer, c’est avec un parfait cynisme qu'elle donne tous les détails de sa mise en scène. D'ailleurs si elle se montre ainsi douce et souriante devant les médecins, Ile prend une attitude opposée en présence de ceux qu'elle croit pouvoir impressionner ; alors ce sont des cris, des menaces, des plaintes, des hurlements, des pleurs qui fendent le cœur des âmes compatissantes des malades ou des infirmières. Devant ses parents, elle use de menaces de suicide, ou bien elle leur écrit de longues lettres où elle parle de sa maladie.
Cette petite fille de 10 ans joue un rôle dont on ne comprend pas le but, si ce n’est par un désir de retenir l’attention, et elle le joue avec une grande habileté : elle est d’ailleurs d’une intelligence au-dessus de la moyenne, elle lit facilement, écrit bien, comprend ce qu'elle lit et ce qu'on dit autour d’elle, pénètre la psychologie de chacun : ce n’est nullement une arriérée et elle ne présente aucun stigmate de dégénérescence. Cependant les antécédents héréditaires sont ässez chargés : sa grand’mère maternelle est internée dans
RE es
un asile, sa tante présente des troubles psychiques avec impulsion au suicide et est également internée ; sa mère paraît bien portante mais, effrayée par la maladie de l’enfant, elle n'est plus capable de mettre les choses au point et récemment elle nous amenait sa seconde petite fille d’un an et dm ien qui elle croit déjà discerner le début d’une polyurie semblable à celle de l’aînée ; il nous semble cependant que l'enfant ne se mouille pas plus souvent que ne le font les enfants de son âge.
Les auteurs concluent à une potomanie (perversion de la soif) combinée avec une mythomanie.
OBSERVATION VI de la Clinique de M. le Professeur H. Claude
Victor Lem..., comptable ,39 ans, Pervers mythomäane, déà considéré comme tel (G. de Clérambault. 30 Janvier 1934) à l’occasion d’un passage à l’Infirmerie Spéciale, venant de la Santé (prévenu de port illégal de décorations). Paraît avoir été pensionné de guerre pour épilepsie post-traumatique. Dit avoir un orifice de trépanation occipitale gauche. Impossible de le contrôler exactement étant donné la violence et la malignité de ses réactions actuelles. Ses sommiers judiciaires témoignent de 19 condamnations pour outrages, violences, faux port illégal d’uniforme et de décorations, vol ; la première remontant à 1912. Arrêté porteur d’un pansement sur région temporale gauche. Disait qu'il couvrait une plaie récente due à un traumatisme cranien causé par son patron, il y a un mois. Sous le pansement pas de plaie ni de traces d’agrafes récentes. Fut un des témoins empressés de l'affaire Prince. Se présente spontanément au juge de Dijon et décrit l’acheteur du couteau et le chauffeur de l’automokile. Interné 19 jours à Fond d’Aurelles pour crises comiliales alléguées (1926). Diverses pièces du dossier relatent «des crises de fureur extrêmement violentes avec bris de meubles, menäce de mort contre sa femme tant en 1929 qu’en 1934. Police-secours appelée le ro Août 1935 à l’occasion d’une nouvelle crise d’agitation avec violences, injures, grossièretés. On le fait entrer dans notre service. Prétentions grandiloquentes de meneur d'hommes. Appoint éthylique vraisemblable. Devant nous hostile, lucide, ironique, menteur. Prétend avoir perdu la vision de l'œil droit; présente un orifice de sortie d'éclat d’obus région frontale droite. Refuse de préciser le lieu espérant ainsi obtenir l'usage de ses mains. Apparaît comme un déséquilibré constitutionnel amoral.
CS
Renseignements fournis par un ami B.: Le connaît depuis le 20 Juillet, l'estime beaucoup : il est licencié en droit, bras droit du colonel P.., président des Gueules cassées de l'Afrique du Nord, 17 campagnes (Tchad, Sud Oranais, .tirailleur malgache). Chämpion d'Europe de boxe, diplômé, adversaire de M. T.., (1) qu'il a battu. Très connu dans tous les milieux. Six contrôleurs se sont mis à notre disposition, il y a 15 jours, à la Gare d'Orsay, destination Limoges. Ils l’ont installé dans le wagon de première classe. On avait signalé la présence du lieutenant Lam... Voyagea incognito. Îl a opposé à R... le droit de parler à Bullier. Il était près du micro. Je suis un pur, lui disait-il, j'ai touché M. L... (2), comme délégué syndical des employés du Louvre ; j'ai été renvoyé de ma maison pour avoir défilé au Front Commun. Je suis, comptable avec 3 langues étrangères à l'appui. Cn me voit dans la rue avec des livres de philosophie sous le bras, surtout Zola. Je sais où trouver H... (3), quand et comment. Je suis capable de faire la police internationäle. Sa femme m'a dit que depuis quelque temps 11 était G’une grande nervosité. Buvait des pernods accentués : quand :1 voit son maître, il a toujours sa lucidité, pas de crise nerveuse. Il a un oncle millionnaire, pharmacien. Il dit qu’il possède 32 mille.
(L’ami est une espèce d’autodidacte à langage contourné et d’une recherche naïvement pédante, qui paraît singulièrement suspect au point de vue équilibre mental.)
Renseignements fournis par sä femme : Marié depuis ro ans. Au moment du mariage s'était vanté d’avoir une excellente éducation, d’avoir été élevé au Lycée de Limoges, d’avoir son brevet, La Légion d'Honneur, etc., d’être licencié en droit, d’être lieutenant. A prétendu avoir une pension en raison de sa trépanation, mais prétendait ne pas avoir de crises. Dès le début du mariage, a eu des crises épileptiques très fréquentes pour faire peur à sa femme. Puis les crises ont à peu près disparu pour faire place à des crises de colère violente. Terrorisait sa femme, la laissait toujours seule. Joueur, buveur (mandarin, pernod), ne gardait aucun ami. Mais trouvait fréquemment des amis du genre de M. B... auxquels il pouvait facilement raconter ses vantardises. Paraît très attaché à son bébé de 3 mois.
Confrontation avec sä femme et son bébé : Embrasse
(x) Champion de boxe de France.
(2) Ancien Président du Conseil français.
(3) Le Chancelier du Reich.
longtemps son bébé. Paraît gêné par la présence de sa femme à laquelle il lance des regards haineux et menaçants : « Oui, Je comprends, tu en as raconté au Docteur, hein ? » Sa femme, terrorisée, supplie après son départ, qu’on ne le laisse pas sortir : « Il me tuerait ».
OBSERVATION VIII de la Clinique de M, le Professeur H. Claude
Co... Louis-Auguste, comptable, 34 ans. Bien orienté mnésique. Est allé à l’école jusqu’à 13 ans. A obtenu le certificat d’études. Puis a été comimis épicier dans la Haute- Saône jusqu'à 18 ans. A 18 ans, s’est engagé dans l’infanterie coloniale. Y a fait 5 ans. Pas de punition. Sergent. Ensuite a voulu être gardien de la paix, ce qui était son intention depuis longtemps. N’a pas été pris à cause d’une bronchite chronique et de sa taille insuffisante. À un oncle et un beau-frère dans la police. S’est obstiné à fréquenter un milieu d’inspecteurs de la police et à rechercher leur compagnie. Chaque matin, allait aux Halles boire avec eux. Prétend fièrement les connaître tous. À été comptable à la Cie des Voitures pendant un an, jusqu’en 1925. Puis au Louvre, caissier jusqu'en 1928. Puis caisier à la Samaritaine jusqu’au 8 Mai 1939. En Mai, oublie de verser l’argent d’une facture qu'il avait depuis 10-12 jours. À donc gardé cette somme sans J’avoir portée reçue. L’aurait oubliée. Conduit au commissariat. Relâché après déposition. Suspendu de son travail. En outre une erreur de 239 francs. La Samaritaine a porté plainte pour abus de confiance. Enquête de gendarmerie.
« Je demande à passer en Cour d’Assises, parce que je peux mieux me défendre qu’en Correctionnelle. J'aurais montré que les abus de confiance n'existent pas chez les employés. Ils exsitent chez les patrons. Il suffit de regarder les livres de M. Co... Je ne perdais pas mon temps je vous ässure, je m'étais renseignc.
— Vous avez vu les livres de M. Co... ?
— Soyez tranquille, j'avais fait ma petite enquête.
— Vous faisiez le détective amateur ?
— Je faisais semblant d’avoir une facture à porter et j'ällais à la cave dans les archives. Là j'ai su ce que je voulais savoir. »
Lorsqu'il à été mis à la porte, ne l’a pas dit à sa femme ; sortait et rentrait aux heures habituelles et durant la journée se promenait, allait voir des inspecteurs de la sûreté. Allait
au café, les invitait. Avait 4.000 francs d'économies personnelles qu'il dilapidait. En Juillet, se met à chercher du travail. Entre comme démarcheur dans une Compagnie d’Assurance. Ne fait aucune affaire. S’était mis à boire énormément vin blanc et alcools. « J’ai toujours bien bu, je suis bourguignon, mais je buvais surtout depuis 1 an et demi. » Depuis 10 ans, dort très peu. Sommeil encore diminué récemment, n'aurait pas de cauchemars, pas d’injures, pas d’hallucinations, pas d’onirisme.
—— Avez-vous menacé votre femme de mort ?
— C'est vraisemblable, j'étais découragé, j'étais dans un état déficient. J'étais allé voir un de mes amis qui est docteur et je n’avais pas suivi le traitement.
— Comment connaissiez-vous ce médecin ?
— On était des copains étant militaires, il était lieutenant.
— Avez-vous eu l’intention de vous tuer ?
— Je suis très coléreux. Quand ma femme m'’énervait.. Masi je voyais ça de loin.
— Avez-vous quelquefois perdu connaissance ?
— Non, pas que je me souvienne.
— Vous êtes-vous perdu ?
— Il ne m'est arrivé qu'une seule fois, il y a dix jours, de ne plus me souvenir de ce que ‘avais fait. Je me suis trouvé un matin à la salle d’attente à la Gare du Nord. Je me rappelle que j'étais arrivé à la Gare du Nord, je me suis rappelé comment il s’était fait que j'étais resté là.
— Il y à un trou dans vos souvenirs ?
— Ah oui” je me rappelle que j’y suis allé ; après je ne me rappelle pas. Ma femme qui allait travailler m'a rencontré là par hasard, j'avais, paraît-il, les yeux hagards. Il avait plu, je n'étais pas mouillé.
— C’est votre femme qui vous a réveillé ?
— Non, je revenais déjà à moi avant, je l’ai rencontrée quand j'allais prendre le train pour aller à la maison.
— Vous rappelez-vous avoir vu tomber la pluie ?
—- Non. J'ai vu le lendemain qu’il avait plu. Oh ! J'aväis bu beaucoup, du vin et peut-être, je me rappelle pas bien, que j'avais bu du Noilly.
— Vous rappelez-vous vous être mis à l’abri ?
— Je me rappelle rien de ce qui s’est passé à partir du moment où je suis arrivé vers la Gare du Nord.
N'aurait jamais eu d’ictus. Jamais d’autres équivalents.
— Etes-vous jaloux ?
— Ma femme est excessivement jalouse. C'était la cause de nos discussions.
Admet qu’il a eu des réactions jalouses.
Avait depuis un an une activité sexuelle diminuée. A gifflé sa femme quelquefois. N'aurait jamais brisé d'objets.
A.H. : père, suicidé à 49 ans, en 1924. Pendu. C'était un neurasthénique. Mère morte d’un néo de l'utérus à 56 ans.
A.C. : Sa sœur aînée en sanatorium depuis 2 ans. Une autre sœur bien portante.
A.P.: Pendant son service militaire a eu une rougeole suivie d’une congestion pulmonaire double. Couché un mois a eu ensuite 3 mois de convalescence. Service militaire au 21° d'Infanterie Coloniale. Engagé pour 5 ans. Pas de punition. Sergent. En 1924 congestion pulmonaire. Couché 19 jours. Convalescence 19 jours. À une petite fille de 8 ans. Un frère jumeau de cet enfant est mort à 3 mois et demi (N'avait pas le cœur fermé). Les deux jumeaux étaient nés 2 mois avant terme. Chacun d'eux ne pesait pas 2 livres. Ensuite une fausse couche il y a 2 mois. Pupille dilatée, un peu paresseuse.
Rotuliens très vifs. Achiliens existent. Petit foie, un peu rétracté. Aucun signe pulmonaire. Tremblement fin de la langue et des doigts.
Voilà son certificat d'entrée à Sainte-Anne du 7 Octobre 1939, qui représente un petit résumé de cette longue observation.
Co... Louis, 34 ans, inculpé d’usurpation de fonctions et d’escroquerie, est atteint de troubles mentaux caractérisés par des actes absurdes et bizarres (se faisait passer notamment et sans but nettement intéressé comme inspecteur de police et recherchait la compagnie d’inspecteurs véritables). Fugue : il y a quelques semaines, où il a été trouvé à la Gare du Nord, hagard, désemparé, les vêtements fripés, ne sachant ce qu'il avait fait. A menacé fréquemment sa femme et ses enfants de mort. Idée de suicide assez active. Son père s’est suicidé par pendaison en 1922. Alcoolisme chronique. Co... était en état de démence au moment des faits qui lui sont reprochés. Etant dangereux pour lui-même et pour les autres, il doit être interné dans un asile d’aliénés.