‹ Contribution à l'étude de la néphrite à frigoreChapitre 22 sur 24 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Les médecins qui se sont les premiers occupés des maladies des reins traitaient leurs malades par les saignées et les diurétiques. Dans la forme aiguë avec réaction fébrile intense, si le malade est d’une bonne constitution, on doit en effet pratiquer une saignée générale qui diminuera la fièvre, dégorgera le rein et facilitera la diurèse. À défaut de saignée générale, les saignées locales sont nettement indiquées. Un certain nombre de

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ventouses scarifiées posées sur la région lombaire rendront les mêmes services et en outre combattront efficacement la douleur.

Il n’enest pas de même des diurétiques dans la forme aiguë.

Dans sa thèse inaugurale (1) M. Delalande, s'inspirant des idées de Becquerel et de Küss, proteste vigoureusement contre cette médication en disant que si, par une pression plus forte on fait descendre les cylindres qui se trouvent dans le rein, on augmente la diurèse et on diminue l’anasarque ; on augmente également la perte d’albumine et des globules sanguins et on entraîne l'épithélium jeune qui n’ayant pas encore assez de consistance et de solidité, sera entraîné avec les urines.

Il est cependant indispensable de donner un libre cours à l’excrétion de l'urine, car on sait de quels dangers est menacé le malade dont les urines sont supprimées.

N’agissant pas sur le rein, on doit essayer de faire disparaître l’anasarque en établissant des révulsions puissantes sur les intestins, le poumon etla peau : sur l'intestin, on fera agir les purgatifs sains qui, en produisant uneabondante sérosité diminueront l'hydropisie et préviendront l’urémie ; car, les urines examinées après l'administration d’un purgalf, contiennent moins d’urée et l'analyse des matières fécales montre qu'elles contiennent une grande quantité d’urée.

On a également remarquée depuis longtemps déjà, que la sueur et l’haleine des anuriques exhalaïent une forte

(4) Delalande. Traitement de la néphrite albumineuse. Thèse de Strasbourg, 1862.

=. (S07— odeur d’urée et l'analyse prouve {que la sueur des albuminuriques contient de l’urée et les sels de l'urine normale,

Les différents agents généraux capables d’exciter l’activité de la peau et du poumon sont les excitants généraux parmi lesquels le calorique et les sudorifiques.

Le calorique se donne sous forme de bains, car c’est là son mode d'action, et ses formes d'application sont les bains d’air chaud et sec, les bains d’air chaud et humide et les bains liquides.

Le bain d’aif chaud et sec est de tous le plus préférable. En raréfiant l’air et en diminuant la pression atmosphérique, il excite la respiration et accélère la cireulation. Comme il peut contenir en suspension beaucoup de vapeur d’eau et que l’évaporation à la surface du corps humain se fait toujours en lui enlevant une grande quantité de chaleur, la chaleur de l'air sera donc tempérée par la déperdition de chaleur du corps. Ce n’est pas seulement la peau qui agit, mais aussi toute la surface bronchique.

Ces bains peuvent être portés de 40 à 44°.

Avec les bains d’air chaud et humide, l'évaporation pulmonaire est empêchée; la peau n’agit que par transsudation qui alors est très abondante.

Les bains liquides ont des effets semblables à ces derniers, mais comme leur densité est beaucoup plus cogsidérable, ils ne peuvent être supportés au delà de 80! à 32°, |

On peut associer avec les bains, les sudorifiques et les donner immédiatement après le bain. Si celui-ci ne peut ètre supporté, on doit alors avoir recours aux su-

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dorifiques seuls. On a obtenu d'excellents résultats avec -le jaborandi et la pilocarpine.

Dans la néphrite chronique, au contraire, les diu- Fr rétiques sont indiqués. ‘L’albuminurie fait subir à | l'organisme des déperditions incessantes, il faut en même temps soutenir les forces du malade et s’opposer aux progrès.de la cachexie. Le lait remplit, à la fois ces -deux conditions et lorsqu'il est bien supporté, il donne les meilleurs résultats. Il s’assimile facilement et possède des propriétés diurétiques incontestables. Quand l’hy- . dropisie a disparu ét l’albumine diminué, on doit donner

un régime reconstituant et réparateur.

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