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typique. Malgré une réaction de Wassermann négative comme on avait des doutes sur une syphilis héréditaire, on institue un traitement mercuriel.
Pas d’albuminurie pendant ce traitement,
Deux jours après la fin de ce traitement, l’enfant présente un exsudat diphtéroïde. La culture montre la présence d'un bacille de Loeffler. Elle passe dans le service des angines. Le 28 octobre, à l'entrée: état général mauvais, pâleur de la face. Coryza bilatéral séro-purulent. A la gorge très large fausse membrane, occupant les amygdales, le voile et les piliers.
Adénopathies. — Sous-maxillaire et carotidienne, volu- - mineuse à droite. Rien à noter aux poumons.
Au cœur, les bruits rapides sont normaux.
Urines : gros disque d’albumine : oligurie.
Traitement.— 60 eme. de sérum intramusculaire,et 20 cmc. intraveineux.
29 octobre. — Aggravation de l’état général.
Enfant très agitée et très pâle.
Amélioration légère de l’état local, fausse membrane moins abondante et moins adhérente, ni gros foie, ni grosse rate.
Urines : grosse albuminurie, oligurie.
Traitement. — Lo cmc. de sérum intramusculaire.
Le 30 octobre, état général de plus en plus grave, lèvres sèches, fendillées, haleine fétide. Eruption purpurique de l’abdomen et des cuisses. Au cœur, un rythme pendulaire très rapide, l'adynamie est très prononcée. Mouvements convulsifs très légers de la face et des membres.
: Urines : disque d’albumine très épais. .
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En raison des convulsions légères, on pratique une ponction lombaire et le dosage de l'urée dans le liquide C.-R. montre 2 gr. 20 par litre.
La mort survient dans la soirée.
Autopsie. — Rien à noter à l’examen du cœur, des poumons et de la rate. Foie infectieux. Les deux reins sont de volume inégal. Le droït étant 5 fois plus petit que le gauche : tous deux présentent des signes de néphrite aiguë.
Inégalité volumétrique des surrénales; pas de lésion
macroscopique.
OBSERVATION VI (Sabrazès et Piloz)
Laurence T..., 38 ans, sans profession.
Le 15 octobre 1910, elle se sent courbaturée ; le lendemain au réveil, la déglutition est douloureuse, en même temps que la respiration et la parole sont embarrassées. Il existe de la céphalée, de l’anorexie, mais pas de constipation.
Antécédents personnels. — La malade n’a jamais été bien soufirante Depuis sa jeunesse, elle accuse des palpitations. Elle est mère de trois enfants ; depuis la naissance du dernier, elle a eu deux fausses couches à 2 et3 mois.
Antécédents héréditaires. — Le père est vivant, la mère morte, âgée, d’une affection cardiaque. Depuis huit jours, la malade soigne sa fille, qui est atteinte d'une diphtérie maligne (qui ultérieurement entraîna la mort).
Elle est à l'entrée très amaigrie et ne peut pas respirer par le nez. La déglutition est pénible, la voix nasonnée. L’amyg-
dale gauche petite est recouverte d'un enduit membraneux ;
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la droite, énorme, atteint la luette et rend le voile du palais asymétrique. Elle présente quelques points ulcérés, recouverts d’une fausse-membrane.
La respiration est soufflante dans l'étendue des deux poumons.
Le pouls est à 80. On entend dans toute la région précordiale, un souffle à maximum apexien se propageant dans Vaisselle, présystolique et systolique. A la palpation, un léger frémissement (maladie mitrale).
Pas d’albumine. Température 38°. Un frottis fait avec des fausses membranes montre des bacilles longs.
Traitement. — Sérum 80 cmc. le premier jour — 4o emc. les 3 jours suivants.
La température retombe à la normale, le pouls retombe - à 60, la respiration à 16.
25 octobre. — Six jours après son entrée, la malade présente une paralysie vélopalatine. Les fausses membranes ne sont pas entièrement détachées. L'examen bactériologique montre encore des bacilles longs, mais en moins grande quantité que la'première fois. La température oscille entre 362 et 36°9. Le pouls ne dépasse pas 50.
30 octobre. — Comme la gorge n’est pas débarrassée de ses fausses membranes, en raison aussi de la paralysie du voile qui gêne considérablement la déglutition, on décide un nouveau traitement sérothérapique.
A la suite d’une première injection antianaphylactique de 1 cmc. faite à 13 h. 30, la malade présente 1/4 d'heure après, de la pâleur, puis une syncope.
Cependant, on note un refroidissement et de la cyanose
des lèvres.