‹ Contribution à l'étude de la néphrite diphthériqueChapitre 15 sur 16 · NANTES · texte numérisé non relu

NANTES

nn

Le pouls est imperceptible au Pachon.

Les pupilles sont dilatées, inégales et paresseuses : la respiration superficielle et légèrement accélérée (21 à la minute).

Une injection sous-cutanée de r mmg. d’adrénaline rend le pouls perceptible.

5 Une heure après la première injection de sérum on en fait une nouvelle de 1 centimètre cube diluée dans 10 centimètres cubes de sérum physiologique, cette dernière bien tolérée.

Une nouvelle heure après cette dernière,on injecte 10 cmc.

À 2r heures, la malade est redevenue progressivement lipothymique avec pouls incomptable. L'auscultation cardiaque révèle un souffle mitral systolique un dédoublement du deuxième bruit, uné arythmie en salves.

Une injection intra-veineuse de XXV gouttes d'une solution de digitaline à r pour 1.000 ne déclanche aucune amé-

lioration. La malade meurtle 3r octobre.

OBSERVATION VII (Sabrazes et Piloz).

Diphtérie avec grosse albuminurie au début.

Louis O .…, 19 ans, électricien, est hospitalisé pour une angine diphtérique diagnostiquée bactériologiquement (bacilles courts).

Antécédents héréditaires. — Le père du malade serait mort à 35 ans de tuberculose. La mère est bien portante.

Antécédents personnels. — Nuls.

Le malade est souffrant depuis le 23 octobre, se plaignant

de dysphagie, de céphalée et de douleurs lombaires. J. Bédoureti 3

A l'entrée, la dysphagie a bien diminué, mais la gorge est rouge et l’amygdale droite recouverte de fausses membranes. Température 39c6,

Traitement. — Désinfection du pharynx. Sérum antidiphtérique à raison de 5 emc. par jour pendant 5 jours.

26 octobre. — Avant l'injection de sérum, on fait une première analyse d'urine qui décèle la présence de 5 grammes d’albumine par litre. Le facies est bouffi, les selles diarrhéiques, la gorge nette ; un examen bactériologique ne signale plus de bacilles de Loeffler. La quantité des urines est pres-

que normale 1200 emc. Centrifugées, elles donnent un culot composé de cylindres hyalins et granuleux de quelques leu-

cocytes et de cellules de l’épithélium vésical. Le malade est mis au régime lacté absolu.

29 octobre. — L’albuminurie est tombée à 3 grammes par litre. Le taux des urines par 24 heures est remonté à 1500 cme. Le premier novembre, on note :

Albuminurie : o gr. 30 par litre.

Puis la convalescence suit son cours et le 11 novembre les amygdales restent un peu grosses, l’albumine urinaire est indosable. Le retour progressif à un régime normal est au-

torisé.

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