‹ Contribution à l'étude de la néphrite expérimentale uranique chez le lapinChapitre 12 sur 29 · C) LES TECHNIQUES CHIMIQUES · texte numérisé non relu

C) LES TECHNIQUES CHIMIQUES

Nous avons utilisé au laboratoire de chimie médicale de la Faculté de Lyon, le système spectrophotométrique du Professeur Vlès, qui agit par un diaphragme, sur la totalité des radiations émergentes, en laissant passer une quantité plus ou moins importante. Il est constitué par deux volets verticaux mobiles, suivant l’axe horizontal, devant deux lames ho-

rizontales fixes. Les volets sont commandés par une vis micro-métrique à tambour. L'ensemble forme donc un rectangle déformable qui doit traverser le flux lumineux.

Le système photométrique de Vlès est monté sur le grand spectrographe en quartz de Jobin et Yvon.

Cuve. — Etant donné la très faible quantité de liquide qui était à notre disposition, nous avons utilisé des cuves cylindriques de Zeiss appartenant à l’appa-

F1G 1. — Spectrographe de Jobert et Yvon.

A) Lampe à hydrogène de Gallois, premier modèle.

B) Cuve en quartz.

C) Obturateur pneumatique remplacé ultérieurement par un obturateur électrique.

D) Système spectrophotométrique de Vlès. :

E) Lampe servant à éclaircir le tambour du spectropothomètre.

reillage d’un spectrographe de cette maison, et pour lesquelles avait été construit un petit bâti spécial, pouvant être adapté au spectrographe de Jobin. Ces cuves, remarquablement calibrées à 10 mm. de longueur, nous ont donné une entière satisfaction.

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Obturaleur. — Au début des recherches effectuées au laboratoire, était utilisé un obturateur pneumatique ordinaire d’appareil photographique, commandé par une poire de caoutchouc et constitué par un double volet ramené à la position de fermeture par un fort ressort (voir fig. 1). La durée du temps de pose était donnée suivant les indications de Vlès par un métronome.

Cette méthode, pour excellente qu’elle soit, exige de la part de l’opérateur une attention soutenue. Une erreur, si minime soit-elle, peut fausser le résultat et provoquer des défectuosités qu’il est difficile d’interpréter.

De plus, les lectures des plaques ont été faites jusqu'à présent au laboratoire, à l’œil, sur un négatoscope banal. Or, prochainement sera utilisé pour la lecture des plaques un opacimètre Jobin et Yvon, à cellule photo-électrique, permettant d’apprécier les moindres variations de l'intensité des bandes spectrales : il est donc indispensable d’utiliser un temps de pose rigoureusement constant. C’est pour répondre à ces condilions que le Professeur Florence a fait construire le système suivant et dont la figure 2 fait aisément comprendre le principe.

Un petit électro-aimant circulaire est traversé par une tige de fer doux, portant un volet obturateur.

En position de repos, celui-ci arrête la marche du rayon lumineux et ne laisse passer ce dernier que quand le courant envoyé dans l’électro-aimant fait s’élever la tige de fer (position de la figure 2). L’ouverture et la fermeture du circuit sont commandées

Fic. 2

LOGE par un mouvement d’horlogerie électrique (1), mu par le courant alternatif de 50 périodes du secteur et réglé par un petit moteur synchrone. L’axe qui, normalement, entraine l’aiguille des secondes, supporte ici trois aiguilles écartées à 120°. En plongeant dans le bain de mercure (2) elles ferment le circuit pendant un temps rigoureusement égal pour les trois aiguilles.

Cette durée du temps de pose est facilement réglée par une vis micrométlrique qui soulève ou abaisse le bain de mercure. La tension du courant est abaissée

à 4 volts par un Ferrix (3).

Un dispositif (4) permet, par un jeu de manivelle,

de passer alternativement du système automatique au système :commandé par un métronome et la main de l’observateur.

La durée du temps de pose est d’à peu près cinq secondes (variable suivant les plaques employées, l’intensité lumineuse donnée par la lampe, etc...). Chaque pose ayant lieu toutes les 20 secondes, il reste donc 15 secondes de disponibles pour modifier louverture du système spectro-photométrique et déplacer le châssis. Ce temps est, avec un peu d’habitude, largement suffisant.

Lampe à hydrogène. —- On sait que le passage d’une décharge alternative dans un tube rempli d’'hydrogène pur et sec, sous une pression de l’ordre d’un millimètre de mercure, donne naissance à un rayonnement complexe d’origine moléculaire, résultant de la super-position du spectre de races multiples et d’un spectre continu s'étendant très loin dans l’ultra-violet.

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L’intensité relative du spectre continu passe par ur maximum pour une position comprise entre 2 et 4 mm. de mercure. Dans ces conditions, un spectrographe à optique de quartz tel que celui de Jobin et Yvon, permet d'obtenir une impression photographique continue s'étendant jusqu'aux bandes d’absorpton de l’oxygène à la limite de l’ultra-violet accessible avec les dispositifs spectrographiques usuels.

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