PES STE
no-xydase oxyde la xanthine en acide urique ou trioxypurine.
EN— Ç0 Re
; O0 Mc
Tels sont, brièvement résumés, les procédés d’oxydation des bases puriques chez l'homme. Il s’arrête au stade acide urique et ne va pas plus loin.
Mais chez la plupart des mammifères existe une autre diastase qui oxyde l’acide urique et l’hydrolyse avec formation d’une molécule de CO* et d’une molécule d’un corps nouveau, l’allantoïne.
Cette diastase est l’uricase. Elle existe dans le foie. Elle a été bien étudiée par un nombre d’auteurs, en particulier par Kleinmann.
L’allantoine elle-même n’est pas chez tous les animaux le terme ultime de la dégradation des purines.
Il existe chez certaines espèces animales et chez les végétaux une diastase : l’allantoïnase, qui ouvre le dernier cycle de lallantoïne et transforme cette substance en acide allantoïque.
La répartition des diastases purinolytiques chez les divers animaux qui dégradent les bases puriques nous montre que les animaux n’ont pas tous le même mé- {abolisme vis-à-vis des bases puriques. Les uns s’arrêtent au stade urique : ce sont les animaux uricotéliques, les autres conduisent leur dégradation jusqu’à l’allantoïne. Ce sont les animaux allantoïnotéliques.
LÉPEONEE
Ces derniers sont de beaucoup les plus répandus. Ils appartiennent à de nombreuses espèces de mammifères.
1° Marsupiaux : Opossum.
2° Rongeurs : Cobaye, rat, lapin.
3° ÜUngulés : Bœuf, cheval, porc.
4 Carnivores : Chien.
5° Primates : Singes inférieurs.
Mais même parmi eux, il importe de distinguer deux classes :
1° Les allantoinotéliques purs c’est-à-dire ceux chez qui la totalité ou presque des bases puriques est transformée en allantoïne : rongeurs (lapin), carnivores (chien).
2° Les allantoïnotéliques mixles c’est-à-dire ceux qui ne transforment en allantoïne qu’une partie de l’azote purique et parmi lesquels on doit distinguer deux types :
a) le type à prédominance uricotélique : rongeurs (cobaye), ungulés (bœuf, cheval), marsupiaux (opossum), carnivores (chien de Dalmatie).
b) le type à prédominance purinotélique où les bases l’emportent sur l'acide urique : -ungulés (porc).
Les animaux urécotéliques purs appartiennent tous à l’espèce des primates : grands singes anthropoïdes, chimpanzés, orangs-autons, gorilles et homme.
Le tableau suivant emprunté à Hunter et Given nous montre exactement le métabolisme purique des divers animaux :
PTE NES
Animaux Elimination % des purines sous forme de :
Espèces Allantoïne Acide Bases urique Marsupiaux.. Opposum 76 19 6 Rongeurs. .. Cobaye 91 6 3 Lapin 91 6 3 Rat 91 6 3 Ungulés .... Bœuf 92,1 7,3 107 Cheval 88 12,0 0,5 Cochon ‘92,3 1,8 5,8 Carnivores. . Chien 91,1 1,9 1,3 Primates ... Homme 2,0 90 8
On voit donc que le lapin, semblable en celà aux autres rongeurs : rat et cobaye, est un animal essentiellement uricolytique. Or, l’allantoïne ne donne pas de spectre n’étant pas absorbante. Le sang de cet animal étant dépourvu d’acide urique doit donc, a priori, avoir un spectre’ tout différent et beaucoup plus simple que celui de l’homme. C’est ce que l’expérience
confirme.
Spectre de l'ultra-filtrat sérique du lapin
Le tableau 8 donne lallure de la courbe spectrale du sérum de lapin (rongeur), comparée à celles de
différentes espèces animales : un ungulé : le bœuf —