‹ Contribution à l'étude de la néphrite expérimentale uranique chez le lapinChapitre 21 sur 29 · KL, — K · texte numérisé non relu

KL, — K

K, K’;, TE K; K?, RE KR,

Kk, K,—=°KK;

Nous voyons donc en fin de compte qu’un mélange de deux corps peut être résolu facilement. Mais les calculs deviennent inextricables si l’on s’adresse à des mélanges plus complexes. Pour résoudre ces derniers, il conviendra de les simplifier dans la mesure du possible : Ç

1° Ou bien en ôtant des courbes envisagées les courbes correspondant aux constituants dont on con-

AT des

naïtra la natuer et la proportion par d’autres méthodes;

2° Ou bien en cherchant s’il n'existe pas une région de la courbe envisagée où l’un des constituants est spectralement seul. Cela arrive fréquempment, et, dans ce cas, la recherche et l'identification des coefficients sont très utiles. Mais cette méthode ne peut aboutir qu’après des tâtonnements nombreux.

3° Ou bien enfin, en s’essayant à constituer, par l'addition des courbes correspondant aux constituants soupçonnés, une courbe superposable à la courbe envisagée.

Le plus souvent on utilisera un complexe de ces trois méthodes, comme nous le verrons plus loin (recherche des constituants de l’ultra-filtrat sanguin).

Rappelons les applications de ces données à l'étude de l’ultra-filtrat sanguin humain, ainsi que les a fixées Florence et son école. Nous verrons ensuite l’intérêt de leur transposition à celui du sérum de lapin.

Ce spectre dans l’Ultra-violet de l’Ultra-filtrat sanguin normal d’un individu à jeun est représenté par la courbe n° 1 de la fig. 7.

Comme on peut le voir ce spectre est constitué par une courbe qui, partant de à 313, s’élève rapidement

jusqu’au col. ——— 48 s’infléchit à ? 210 jusqu’au col. 1, —— — 23 à à 260 et remonte brusquement à à 235. 1,

Cette courbe qui se retrouve toujours avec les mémes caractères dans l’Ultra-filtrat de sérum d’individus normaux à jeun est évidement la résultante de

Etage

l’absorption de cristalloïdes divers, urée, créatinine, acide urique, acide aminé, glucose.

Dans le cas publié dans la fig. 7, la concentration était (sérum dilué au 1/10) :

HR Leur ua DR ERA

AUcaleule .. residuelle ---x-

RÉ

Fi. 7. — Bud de la courbe d’absorption dans l’U. V. de l’Ultrafiltrat du sérum humain.

1° Ultra-filtrat total.

2° Courbe de l’acide urique calculée (0,0045 0/0) 3° Courbe résiduelle.

Grammes % Uréé: ES RS NS RMRRIEReE EL 0,026 AR ARNO PAR APTE 0,0043

Ni0 e

CRAN INDES ART MARCUS RD ee .. 0,0037 RCI AMIS OT A. | 0,0040 GIUHOOS CREER SE Cr Rte 0,110 NA UOS CRT PER Le ET ours nc, 0,0038

Or, m l’urée, ni le glucose, ni la créatinine ne sont doués de pouvoir absorbant à de pareilles dilutions, ainsi que cela fut vérifié maintes fois au laboratoire.

De même les acides aminés aliphatiques, glycocolle, alanine ne sont pas absorbants.

Restent : l’acide urique, les acides aminés arômatiques et l’indozé azote qui, seuls, interviennent dans l'absorption de l'Uultra-fiütrat.

Pour fixer la part respective appartenant à chacun de ces corps, il suffit de soustraire de la courbe totale, la courbe calculée avec chacun de ces corps. Cela est possible aisément en partant du spectrogramme de solutions étaions parfaitement dosées. Il existe au laboratoire de chimie biologique du professeur Florence, un atlas en voie d’édition, où sont réunis les spectres des principales substances biologiques à des concentrations données (vu l'importance considérable du pH de ces solutions dans les figures spectrales, il est tenu compte avec grand soin de ce facteur physico-chimique).

Or, en procédant à ce travail analytique on se rend compte immédiatement de l'importance primordiale de la courbe de l’acide urique.

En partant d’une solution étalon de cet acide au pH 7,5 qui est celle de Pultra-filtrat, on obtient la courbe (2). En soustrayant la courbe 2 de la courbe 1

FRANCIL! ON | 4

on obtient la courbe 3 qui est, ainsi que l’a dénommée Florence, la « courbe résiduelle ».

Les travaux déjà parus sur cette question et que nous avons cités, ainsi que ceux actuellement en cours au laboratoire, montrent l’importance considérable de cette dernière courbe dans le pronostic des néphrites. Transposons maintenant ces données dans l’étude du sérum de lapin.

Pour en comprendre l'intérêt il est nécessaire de rappeler quelques notions de la physiologie de l’acide urique. |

On sait que l’acide urique ou tri-oxypurine est le terme ultime de l’oxydation du noyau purique, repré-

senté dans l’organisme par l’adénine et la guanine :

EN — cu HN— CO

| far |

C C— NH = —1Ùù PACE EC er RER TE SU Ce) | D ES DN—C—N Guanine Xenthine

2 amino - 6 oxypurine 2 - 6 dioxypurine et — NH? HN — co

CH C—— NH CH C—— NH

] ] DCR Pre TN Ï I Sc NEC Nm Ce Net Adénine Hypoxenthine

6 amino - purine 6 oxypurine

Ces actions chimiques sont produites par des diastases qui les transforment en xantine et hypoxantine. En dernier lieu une diastase oxydante : la xanthi-

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