‹ Contribution à l'étude de la néphrite expérimentale uranique chez le lapinChapitre 8 sur 29 · PRET E · texte numérisé non relu

PRET E

De plus, dans les cas légers, le premier symptôme du retour à la guérison est augmentation de l’élimination de la phénol-sulfone-phtaléine.

Des résultats très intéressants ont été obtenus par Nuzum-Rotschild [9]. Ces auteurs ont montré qu’une injection même légère de nitrate d’urane était tou- Jours suivie d’une altération des cellules tapissant les « Tubuli contorti ». Ces dernières sont œdématiées et, de ce fait, peut résulter une oblitération. Si l’intoxication est massive et brutale, on voit apparaître une nécrose provoquant une disparition des éléments cellulaires. La mort est rapide.

Parallèlement à ce processus histologique, se développent les réactions humorales caractérisées par une rétention de l’urée et de l’azote total non protéique.

La réserve alcaline diminue et le syndrome acidosique apparaît.

Si l'animal en expérience est jeune, et linjection légère, les lésions peuvent se réparer, ainsi que l’avait déjà démontré Mac Nider. La réserve alcaline redevient normale, le taux de l’urée s’abaisse. Cependant fréquemment persislent des traces d’albumine urinaire.

Par contre, si l’animal est âgé et si l’on poursuit les injections de nitrate d’urane, apparaissent les lésions glomérulaires, des altérations de la capsule de Bowmann analogues à celles rencontrées dans le mal de Bright, en même temps les réactions humorales évoluent, la réserve alcaline diminue, l’urée et l’azote total non protéiques augmentent.

Nuzum-Rotschild insistent sur l’importance de l’é-

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tude de la réserve alcaline. Enfin, ils signalent l’apparition de l’acide urique dans l’urine, sans citer ce corps dans le sérum de l’animal intoxiqué.

En résumé, les expériences des auteurs précédents montrent que le nitrate d’urane est un réactif précieux pour l’obtention de néphrites expérimentales.

Nous tenons cependant, dès maintenant, à insister sur ce fait qu’il serait peut-être imprudent et inexact de généraliser et de faire un parallélisme étroit entre la lésion obtenue par une intoxication provoquée par un poison métallique lourd et celle résultant de l’attaque du parenchyme rénal par une toxine microbienne. Le tableau si particulier de la néphrite mercurielle aiguë que l’on observe en clinique humaine, à la suite de suicides ou d’accident médicamenteux, tableau tout différent des néphrites consécutives à une maladie infectieuse aiguë, doit induire à une grande prudence de l'interprétation des faits, nous tenons à le spécifier dès maintenant.

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