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vraiment de néphrite primitive. Le plus souvent cependant on note un foie et une rate augmentés de volume et de consistance. On peut aussi déceler des ganglions épitrochléens bilatéraux, et dans notre cas l’un d’eux était particulièrement hypertrophié, du volume d’un pois, dur, roulant sous le doigt. Parfois on pourra constater un Coryza, quelques lésions cutanées ou muqueuses, une orchite spécifique. Ce sont là symptômes associés variables selon les cas particuliers, et de second plan.
L'évolution est variable. Sur les 15 cas sur lesquels est basé ce travail, 10 se sont terminés par la mort. La mort peut résulter surtout de lésions associées, en particulier hépatiques ; quand elle est causée plus directement par les lésions rénales, des symptômes méningés peuvent survenir: troubles digestifs avec vomissements et diarrhée, torpeur entrecoupée de convulsions et coma (cas de Massalongo, Audeoud, d’Astros).
Mais si le traitement antisyphilitique intervient à temps la guérison n'est pas exceptionnelle. Dans presque tous les cas rapportés celle-ci a été obtenue par le traitement mercuriel, sous diverses formes : hydrargyrum cum creta (Bradley), liqueur de Van Swieten (d’Astros), protoiodure de mercure (Hock), frictions mercurielles (Audeoud, Trolard et Laffont), benzoate de mercure (Hutinel). Dans notre observation, nous avons eu recours aux injections intrasinusales de cyanure de mercure associées aux injections
sous-cutanées de sulfarsénol. Sous l'influence du trai-
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tement les œdèmes disparaissent progressivement, l’albuminurie diminue. Celle-ci peut rétrocéder totalement et la guérison paraître absoiue.
On a signalé la persistance d’une albuminurie intermittente (Hock) ou même continue. Nous n’avon: aucune donnée sur l’avenir lointain de tels nourrissons. Même dans les cas les plus favorables, il faut réserver l’avenir. La résistance générale aux infec-
tions peut être diminuée. Ainsi s'expliquent les cas
où l’enfant a succombé à une pneumonie (Audeoud) où même une péritonite (Carpenter). Le jeune enfant suivi par nous est devenu un magnifique bébé. Après une observation prolongée au delà d’une année, ses urines ne contiennent aucune trace d’albumine ; l'urée sanguine se maintient au-dessous de 0 gr. 30 ; les croissances pondérale et staturale sont normales. Il est possible cependant que l’avenir lointain mérite quelques réserves ; en particulier on peut se demander ce que deviendra sa tension artérielle avec les années.
La forme alhbumineuse simple, par suite de l'absence d’œdèmes et de la rareté avec laquelle les examens d'urine sont pratiqués chez le nourrisson passe sans doute fréquemment inaperçue. Tout permet cependant de supposer qu’elle existe,: quoique nous n’ayons connaissance d’aucune observation publiée la concernant.
Certains cas permettent de décrire une forme
, urémique. On peut grouper sous ce nom les faits où
le symptôme attirant de premier abord l'attention
J. Desmoulin 3
fait partie du cortège clinique habituel à l’urémie. C’est ainsi que les troubles digestifs, vomissements ou diarrhée (Audeoud), ou, plus fréquemment, les troubles nerveux (convulsions, coma) peuvent être prédominants (Massalongo, Audeoud, d’Astros).