A ROLE
OBSERVATION XXXI.(Personnelle). Neurasthénie. Hypochondrie.
B. étudiant en pharmacie a toujours joui d'une excellente santé. Pen” dant ses études il contracta une blennorrhagie qui laissa subsister une goutte militaire, B. n’éprouva oucun trouble neurasthénique pendant tout le temps qu'il séjourna à Paris.
Mais, sur le point de se marier il s’inquiéta des conséquences que pouvait avoir pour sa femme sa blennorrhagie rebelle à tout traitement. Cette idée le poursuit partout, le hanta continuellement et il ne tarda pas à entrer dans la neurasthénie la plus noire.
Insomnie, rachialgie avec plaque sacrée. Céphalalgie. Sensations de fatigue et de courbature douloureuses. Troubles gastriques, flatulence, congestion de la face après les repas.
Impotence fonctionnelle du cerveau. Découragement complet qui fait que le malade voit sa position et son avenir perdus. Hypochondrie qui fait que B. s'occupe continuellement de son affection.
Palpitations surtout nocturnes avec sensations d’angoisses.Cet état persista avec intensité pendant plusieurs mois; le bromure de potassium à dose de 4 grammes par jour pendant un mois,une nourriture substantielle et des douches quotidiennes ont beaucoup amélioré B. qui s'affecte maintenant beaucoup moins de son état.
OBSERVATION XXXII. Néurasthénie. Crises douloureuses (1).
X. n'avait pas d’antécédents nerveux héréditaires ni personnels. Il eut une fièvre typhoïde grave à forme ataxo-adynamique, vers l’âge de quinze ans. Il lui était resté consécutivement à cette maladie un catarrhe chronique de l'oreille droite. Signalons encore ce fait que le malade avait des hémorrhoïdes qui causaient, de temps en temps, des pertes sanguines considérables.
Bien portant jusqu'à l'âge de 81 ans, il avait éprouvé entre 24 et 30
(1) In. Th. Paris 1890 d'après mémoire du D° RÉMoOND.