‹ Contribution À L'étude De La NeurasthénieChapitre 20 sur 22 · ND · texte numérisé non relu

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ans, pendant plusieurs années de suite, une série d'ennuis graves de tout genre.

À 81 ans, environ, il fut atteint pour la première fois d’une crise gastrique nette, qui fut suivie jusqu’à sa mort d'un grand nombre de crises semblables. Elles siégeaient au creux épigastrique avec irradiations douloureuses dans le dos et vers les membres supérieurs. L’intensité de la douleur était telle que le malade criait ou se plaignait presque sans interruption.

Au début, ses souffrances duraient environ 6 heures; plus tard, elles se prolongeaient quelquefois, avec des intervalles de rémissions et de paroxysme jusqu'à 60 heures.

Leur retour était irrégulier; le malade vomissait peu, difficilement, et cette complication ne se produisit que quelques fois pendant le cours de la maladie. Ces crises étaient provoquées par une confrariélé, une coère, une fatigue intellectuelle sérieuse, une excitation morale quelconque. Leur évolution était d’ailleurs quelquefois retardée par la volonté du malade; ou, en d’autres termes, quand, au cours d’une crise, il était distrait d’une façon violente, les douleurs cessaient, pour ne reprendre que lorsque la cause perturbatrice avait disparu et suivre alor leurs cours régulier.

Le malade n’a jamais eu d’affection hépatique, jamais d’ictère. L'estomac était sain dans l'intervalle des crises. Jamais il n’y eut d’hématémèse, jamais de mélæna, et la santé du malade restait parfaite en dehors des périodes douloureuses à l'exception d'une constipation légère. Celle-ci augmentait pendant les crises.

Le système nerveux était intact, le réflexe rotulien conservé; jamais le malade n’a ressenti de douleurs fulgurantes; jamais il n’a éprouvé de troubles du côté des organes des sens; enfin il n'y avait pas de signes d’athérome, ni d'angine de poitrine.

Les crises commençaient à s’espacer, et à se faire de plus en plus rares. lorsque le malade se trouva de nouveau en proie à des inquiétudes et à des souffrances morales extrémementvives. Ces ennuis qui durèrent plus d’un an, amenèrent une recrudescence notable dans l'intensité et la durée des crises ; enfin le malade mourut à 52 ans, brusquement sidéré à la suite d'un accès plus violent que les autres.

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