PATHOGÉNIE
« Il n’est pas rare de voir chez des individus qui se livrent continuellement à un travail pénible, une attitude et une expression de souffrance des plus manifestes. »
(Féré. Sensation et mouvement, 1887).
Trois théories permettent d'expliquer la pathogénie de la neurasthénie vraie ou essentielle, en même temps que son action néfaste sur les fonctions organiques. Ces trois théories servent à interpréter scientifiquement « l'influence si bien connue du moral sur le physique. »
Cette influence, grâce aux savantes expériences de M. Féré, peut aujourd’hui avoir une explication physiologique. Nous allons, en commentant les résultats expérimentaux du médecin distingué de Bicêtre, chercher quel est le rôle pathogénique que l’on peut attribuer aux causes morales dans l’évolution de la neurasthénie. Nous nous permettrons pour cela de puiser largement dans les remarquables travaux de ce savant maître.