‹ Contribution à l'Étude de la Neuro-MélitococcieChapitre 12 sur 53 · MENT, EU · texte numérisé non relu

MENT, EU

fois positive dans le liquide ééphalo-rachidien {obs. 16), mais l’agglutination pour le mélitensis a été cinq fois positive, à des taux allant de 1/200° à 1/500°.

Evoruriox. — L'installation du syndrome moteur est en général progressive.

Léger au début, il ne se manifeste que par une certaine faiblesse des membres inférieurs, à l’occasion. de la marche et de la fatigue; puis, progressivement, lentement, l’impotence s’accentue, la marche devient difficile, -les jambes se dérobent et le malade est finalement obligé de s’aliter. Ce n’est qu’au bout de quelques mois que la paralysie atteint son degré maximum. Il est tout à fait exceptionnel qu’elle atteigne son acmé en une semaine à peine, comme dans le cas que nous rapportons (obs. IV).

Cinq malades sur neuf ont guéri après de longs mois de paralysie avec ou sans séquelles (parésie, diminution des réflexes tendineux, atrophie). Le malade de Desage, Pellerin et Vinerta guérit même très rapidement.

Les autres malades, par contre, ont été emportés par un syndrome encéphalo-méningé terminal, apparu plus ou moins tardivement au cours de l’évolution de la parapiégie. Un malade de H. Roger et Crémieux.(obs. 13) présenta, au huitième mois de sa paraplégie, alors qu’une amélioration légère venait d’apparaître, un délire violent avec idées érotiques ou professionnelles qui aboutit au coma et à la mort.

Un autre de leur malade (obs. 12), plus d’un an et demi après le début de son impotence, alors qu’il avait consiclérablement récupéré fonctionnellement, fait une corinlicalion encéphalo-méningée avec vomissements incoercib'es, céphalées violentes, hébétude progressive, prostration, à laquelle il succombe rapidement en vingt jours,

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Dans le cas de Device et Chapuis (obs. 17), on voit apparaître successivement, après quelques mois de paraplegte flasque, d’abord des phénomènes médullaires graves (rétention d’urine, constipation), ensuite brusquement des troubles psychiques (obnubilation, désorientation dans le temps et dans l’espace). Ces phénomènes mentaux s'4ccentuent progressivement et la mort survient en pleine confusion mentale. |

Dans l’observation de Lesbros et Barbier, on voit ia paraplégie flasque se transformer lentement au sixiéme mois de son évolution en paraplégie spasmodique; uu an après, des phénomènes encéphaliques et bulbaires (troubies psychiques, cauchemars, désorientation, dysphagie, crises d’étouffement) emportent le malade devenu progressivement cachectique. |

Aïnsi donc, ce qui semble caractériser au ‘plus haut point l’évolution des radiculo-névrites mélitococciques, est l’extension fréquente (4 fois sur 9) du processus à l’encéphale. Ce sont ces manifestations encéphalitiques qui assombrissent considérablement le pronostie quoad vitam de cette affection, aboutissant toujours à la mort à pins « ou moins longue échéance.

Ex résumé, le syndrome radiculo-névritique mélitococeiœue, dont l’allure clinique est très spéciale, se composé essentiellement d’une paraplégie flasque et d’une réaction important du liquide céphalo-rachidien. La paraplégie est d'ordinaire incomplète et pas toujours symétrique. Elle ne s’accompagne ni de troubles trophiques marqués (sauf un peu de fonte musculaire des mollets, avee hypoexcitabilité), ni de troubles sensitifs importantes (sauf quelques vagues douleurs spontanées et provoquées). Cependänt, la présence fréquente d’une signe de Babinski ou de trou-

bles sphinctériens vésicaux, affirme l'atteinte discrète de la moelle.

L'évolution en est variable; elle peut se faire (dans la moitié des tas) vers la guérison, au bout d’un temps plus où moins long, avec ou sans séquelles. Dans les autres cas, la mort a toujours été précédée de phénomènes encéphali-

tiques (troubles psychiques, confusion mentale, désorientation) et bulbaires (dysphagie, crises d’étouffement).

IT — RADICULO-NEVRITES ANORMALES

À côté des radiculo-névrites, que nous venons de décrire ef qui présentent une symptomatologie bien particulière, ous devons rapporter plusieurs cas intéressants, où le processus pathologique s’est diffusé aux racines sensitives et aux membres supérieurs, ou s’est localisé uniquement sur ceux-Ci.

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