‹ Contribution à l'étude de la nutrition azotée de la cellule vivante: assimilation de la molécule nitrique par l'Aspergillus repens de BaryChapitre 22 sur 82 · ___ Les milieux de culture · texte numérisé non relu

___ Les milieux de culture

Nous avons employé un milieu de culture liquide couramment utilisé au laboratoire de M. D. Bac. La formule de ce milieu est établie de manière à obtenir des solutions à titre simple normalisées :

Constante minérale .... 5 % Sel azoté (nitrate) ..... N/10 soit nitrate de potassium, soit nitrate d’ammoniaque (rIuCOSe Re SU Citrate-de soude" Chlorure de sodium .... 2 %

Eau bidistillée -:..... Q.S.

La constante minérale est celle utilisée au laboratoire depuis longtemps par M. BAC« :

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Phosphateïmonopotassique ................ 37 g. 20 Chiornre dé patassiinMa:auee Gesell, 157g.-10 Sulfate de Magnésie .....-:...... A2 A0 d O4 OT IGEU Re UOTE PER Due sien eo 2 gouttes S'UPATOAUCLAITICRR AREA RIM RRU) Er CONTE nt 0,20 OURS DIE CR RE Lee ee INAIEe 1.000

Les sels utilisés sont des produits purs qui ont été recristallisés deux fois au laboratoire dans l’eau bidistillée.

La substance azotée est l'élément variable. Nous avons utilisé : soit le nitrate de potasse, soit le nitrate d’ammoniaque. Les deux corps ont été recristallisés plusieurs fois au laboratoire dans l’eau bidistillée. Ils ont été dissous à une concentraüon telle que le milieu était toujours N/10 en azote. Nous avons utilisé quelquefois le chlorydrate d’ammoniaque et le succipate d’ammoniaque dans les mêmes conditions.

La source d’hydrate de carbone est constituée par du glucose pur.

Le milieu ainsi constitué pourrait très bien convenir à la culture de nos Moisissures ; mais, afin de ne pas avoir de trop srandes variations de pH pendant la durée de l’expérience, il fallait y ajouter un sel à pouvoir tampon. Nous avons utilisé le citrate de soude, car l’acide citrique, par ses trois fonctions acides produit un effet tampon sur une zône très étendue. Ce citrate provenait d’un « sel pur pour analyse » recristallisé en présence d’alcool.

Divers travaux que nous rappellerons ultérieurement (voir p. 128) ont montré que l’Aspergillus repens ne pousse bien que sur les milieux dont la pression osmotique est élevée. On a réalisé ici cette condition en additionnant systématiquement nos milieux de NaCI.

Lorsqu’au cours de certaines expériences nous nous sommes servis de milieux de formules différentes de ceux-ci, nous en avons donné la formule. |

La concentration en ions H des milieux a été déterminée par la méthode à la quinydrone suivant la technique que nous exposerons plus loin.

Les milieux sont alors ajustés à des pH différents en suivant la méthode utilisée au laboratoire.

Préparation des milieux

Suivant la technique de culture utilisée nous avons opéré un peu différemment.

Dans la méthode de culture directe nous préparons une solution à concentration double dite « solution mère » que nous ajustons à un certain pH en ajoutant soit un acide soit une base. Enfin le volume est complété avec de l’eau distillée.

Les milieux ainsi préparés sont répartis en fioles d’ERLEN- MEYER de 125 cc. à raison de 25 cc* par fioles. Après bouchage et capsulage les fioles sont stérilisées à 115° pendant 10 minutes.

Généralement la stérilisation par la chaleur modifie peu ou pas la réaction des liquides. Nous avons, cependant, observé un changement dans la teneur en azote ammoniacal des solutions de sels ammoniacaux (1).

Cette variation s'explique par le fait que, dans un milieu neutre ou alcalin et même faiblement acide, l’ammoniaque est en partie, à l’état de molécules NH volatiles.

C’est ainsi que nous avons surtout remarqué ce fait dans le cas de milieux neutres ou alcalins à base de nitrate d’ammoniaque.

Le titre d'azote nitrique restait constant dans ces mêmes conditions.

On sait, en outre, que les milieux se colorent à l’autoclave. Dans les solutions neutres ou alcalines le liquide passe au jaune foncé puis au brun, les teintes étant d’autant plus prononcées que le pH du milieu est plus élevé. Dans les zones acides on n’observe rien de semblable.

Des variations analogues, après stérilisation, ont été remarquées déjà par CESBRON (1929) (17).

Dans notre méthode dite «des voiles solides », les milieux de culture étaient stérilisés en bloc, soit dans des ampoules scellées, soit dans des ballons de 500 cc. bouchés au coton cardé et

(1) Pour obvier à cet inconvénient nous avons quelquefois stérilisé nos milieux en tubes scellés,

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capsulés. La répartition dans les différentes fioles se faisait par le dispositif de BACH, adapté à la méthode des voiles solides, permettant avec le même appareil de mesurer et de répartir aseptiquement les milieux stériles.

Les dosages ont toujours été pratiqués sur des témoins prélevés sur des fioles passées préalablement à l’autoclave.

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