‹ Contribution à l'étude de la nutrition azotée de la cellule vivante: assimilation de la molécule nitrique par l'Aspergillus repens de BaryChapitre 31 sur 82 · C) — DOSAGE DE L'AMMONIAQUE · texte numérisé non relu

C) — DOSAGE DE L'AMMONIAQUE

Le dosage de l’ammoniaque, de même que celui des nitrates, se pratique sur les 100 cc provenant du lavage des mycélium et correspondant à 24 ccÿ.

L’ammoniaque a été dosée par entrainement à la vapeur d’eau dans le vide en utilisant une méthode inspirée de celle de YOVANOVITCH (1).

L'appareil comprend essentiellement deux tubes renflés en Pyrex, de 100 de capacité environ. Ces tubes se ferment avec des bouchons émeris à rodage normalisés, ce qui rend-les divers tubes et bouchons rigoureusement interchangeables.

Le tube (fig. IV) ou tube laboratoire, reçoit la solution ammoniacale à doser. Son bouchon porte trois tubulures : un tube adducteur (a) amenant la vapeur d’eau et plongeant jusqu’au fond du tube où il se termine par une plaque perforée de trous, un tube central (b), surmonté d’un entonnoir à robinet pour l'introduction des réactifs, un tube adducteur (c) portant deux boules brise-mousse. Le tube (b) ou tube récepteur, contient la solution acide titrée, destinée à fixer NH déplacée. Son bouchon possède les mêmes organes que le tube A, sauf l’entonnoir à robinet b. L'appareil se complète par un générateur de vapeur d’eau dont le bouchon de caoutchouc à trois trous porte: un (thermomètre, un tube pour le départ de la vapeur d’eau, un tube à pointe effilée pour permettre d’avoir des bulles microscopiques destinées à entretenir l’ébullition.

(1) Pour de plus amples détails sur cette méthode nous renvoyons le lecteur à l’article original de Bach (1935) (7).

Ce tube en T permet de mettre l’appareil en communication avec l’atmosphère par le jeu d’un tube de caoutchouc et d’une pince à vis. Il est commode de disposer d’un thermostat où l’on immerge le générateur de vapeur d’eau et le tube A, pendant que le tube B plonge dans un bain d’eau froide courante.

Pratiquement on opère de la façon suivante :

Le thermostat étant amené à dla température voulue, on place la solution acide en B, la solution ammoniacale en A. On relie successivement le tube B à la trompe puis au tube A. On ouvre le robinet de la trompe et on fait pénétrer l’alcali fixe destiné à déplacer l’ammoniaque ; pour ce, on manœuvre l’entonnoir à robinet. On relie aussitôt l’ensemble au générateur de vapeur d’eau. L’aspiration, qui doit être modérée pendant la première minute, est ensuite poussée à fond. Afin d'éviter les soubresauts violents qui pourraient amener un entraînement mécanique des gouttelettes liquides, on peut modérer le courant de vapeur par une pince à vis montée sur des connections en caoutchouc.

Nos conditions opératoires étaient les suivantes :

On prélève 5 cc de la solution à doser renfermant au plus 140 milligrammes d’azote ammoniacal pour 100 ce'. Ces 5 cc sont placés dans le tube A.

D’autre part on place 5 cc* de solution d'HCIN/35 dans le tube B. La température du thermostat étant de 67-70°, on met l'appareil en marche en faisant la manœuvre indiquée ; le vide obtenu à la trompe étant de 67-68 cc. de mercure. Au bout de 8 à 10 minutes tout l’ammoniaque étant déplacé on arrête l'opération et l’on fait tomber goutte à goutte dans le tube B une solution de soude N/35 jusqu’à virage du rouge de méthyle. Dans un paragraphe suivant nous indiquerons les calculs à faire pour exprimer les résultats de ces dosages.

D). — DosaGE DES NITRATES.

Le dosage des nitrates a été effedtué à l’aide de la méthode de DEWwARDA selon la technique suivante (1).

(1) On trouvera dans l’article original de Bac (1933) tous les détails sur cette technique (8).

Lau foute Chermostat à 70°

Schéma de montage de l’appareil d'entrainement de l'ammoniaque par la vapeur d'eau, dans le vide.

L’alliage de DEwaRDA est de composition suivante :

Cu Ant. AAA ECET SRE CANNES 50 % ATEN ne RP EU TER 45 % AIRE SURESNES, PUR ER D 190

En milieu alcalin, il décompose l’eau, avec dégagement d’hydrogène qui est capable de réduire l’acide nitrique.

On utilise pour le dosage l’appareil décrit pour le dosage de l’ammoniaque. Le tube laboratoire A, dans lequel on a introduit 5 cc* de la solution renfermant au maximum 3 mmégr. d'N nitrique et 0 gr. 25 d’alliage de DEWARDA est placé dans le thermostat réglé à 70° et relié au tube B renfermant l’acide titré et immergé lui-même dans un bain d’eau froide. On pratique une aspiration modérée et on fait tomber 0°*50 de soude 2N dans le tube À qui est aussitôt mis en relation avec le ballon générateur de vapeur d’eau. On élève rapidement le vide jusqu’à 70 cc. de mercure et on continue l'aspiration pendant dix minutes. La réduction du nitrate étant complète à la 5° minute, toute l'NH formée distille avanit la fin de l’opération. On dose alors

lee

l’acide en excès par la soude N/35 en présence de rouge de méthyle comme indicateur.

On doit régler l’intensité du courant gazeux de manière à

éviter la dilution ou la concentration exagérée du liquide placé en À.

REMARQUE. — Il faut noter que l’alliage de DEWARDA apporte une petite quantité d’'N ammoniacal qui vient s'ajouter à l’'NH° fournie par la réduction des nitrates et il importe de la défalquer de celle-ci. Plusieurs dosages effectués sans nitrates, mais avec 0,25 cgr. d’alliage ont toujours nécessité l’emploi de 0,04 cc d'HCI N/35.

Il convient donc pour un dosage de nitrate de retrancher 0,04 du nombre de cc d’HCI trouvé lorsqu'on utilise une solution N/35.

E) — CaLcuL DE N/NO* ET DE N/NH D'APRÈS LES DOSAGES FAITS EN SUIVANT LES TECHNIQUES PRÉCÉDENTES.

L'emploi de soiutions ‘titrées nous permettent de passer facilement du volume de HCI utilisé à la fin de nos dosages à l’azote contenu dans la prise d’essai, puis à l’azote contenu dans le liquide de culture d’une fiole d'ERLENMEYER (soit 25 cc° de milieu). Il nous suffira, en effet, de multiplier le volume mis en jeu par des coefficients simples.

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