‹ Contribution à l'étude de la nutrition azotée de la cellule vivante: assimilation de la molécule nitrique par l'Aspergillus repens de BaryChapitre 44 sur 82 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ASSIMILATION DU NITRATE D'AMMONIAQUE PAR LA MÉTHODE DE CULTURE DIRECTE ET CELLE DES VOILES SOLIDES

L'utilisation, par le mycélium, du nitrate d’ammoniaque va nous permettre d'étudier l’assimilation simultanée de l'ion NH et de l’ion NOë.

Ce sel présente un intérêt particuiier du fait que le radical acide est aussi assimilable que le radical alcalin, et qu’en outre la présence, dans Ha même molécule, d'azote nitrique et d’azote ammoniacal permet de déterminer par des dosages comparatifs la forme de l’azote que le champignon préfère suivant ie pH considéré.

Rappelons brièvement que, dès 1889, LAURENT (29) nota que certains champignons absorbent l’azote des nitrates de préférence à l’azote de l’ammoniaque. Mentionnons en outre les travaux de SCHLOESING et MUNTZ (69), de MALFITANO (36), ceux de BurkEwirscH (16), de NikiTINSKY (44), de BRENNER (15). (Voir historique page 8). Dans le travail de RITTER on remarque que la consommation de l’ion nitrique est réglée par la dose de nitrate employée.

Nous avons également vu qu’en 1925 D. Bac (2) avait étudié le sujet dans sa thèse en opérant sur l’Aspergillus repens et conclu qu’à l’inverse de l’Aspergillus niger son champignon attaque énergiquement l’ion nitrique en présence d’ammoniaque et d’une facon presqu’aussi précoce. Cependant, il indique que la consommation respective des deux formes semble réglée dans une certaine mesure par la réaction initiale. Il montre, à cette occasion, que dans les milieux acides (pH = 3,6) la consomma-

Es

tion de l'ion nitrique, cause d’alcalinisation, l'emporte sur celle de l’ion ammoniacale, cause d’acidification, et que, dans les milieux peu acides (pH — 5 et 8), la consommation de lion ammoniacal est le phénomène prédominant.

En 1930, T. SAKAMURA (67), étudie soigneusement le mécanisme de l’absorption de NH et de NO tel que nous lavons exposé ultérieurement.

Il a tendance, comme MEvius (1929) (40), à admettre que lammoniaque est surtout absorbé sous forme moléculaire (1).

Enfin nous savons qu’en 1931 RiPreL (55) a émis l’hypothèse que le P. IL. E. du cytoplasme dominait le problème de l’assimilation de l’azote sous ses diverses formes.

Quoi qu’il en soit, nous nous sommes proposés dans ce chapitre, de reprendre l’étude de cette assimilation, et nous avons d’abord refait les expériences avec la méthode de culture directe. Puis, afin de dégager des conclusions nettes, nous avons repris le problème en utilisant la méthode des voiles solides.

A.— Assimilation par la méthode de culture directe

Les milieux employés sont des formules très voisines les unes des autres. Ils comprennent toujours à côté du nitrate d’ammoniaque, du glucose, du citrate de soude, du chlorure de sodium et la constante minérale.

Nous préparons toujours une solution mère, puis nous ajustons les milieux à différents pH en se reportant aux données du

La solution mère avait pour formule :

Nitrate d’ammoniaque ....... 8 gr.

CHUCOSCRR ER PAR ne 90 gr.

Constanterminéralemrerrr 00 D

À dédoubler ? :. Des

pe déSoudelLs PArAr AE En 20 gr.

Ghlorure ‘dé Sodiura tem 20 gr.

Eau distillée q.s.

| a 2 L (1) SAKAMURA pense, que dans une culture contenant à la fois N/NO3 et N/NH3. l’Aspergillus cryzæœ absorbe de préférence tantôt NO3 tantôt NH3 et qu'un grant MR de facteurs peuvent influencer le phénomène : en particulier la réaction du milieu,

TABLEAU 12 Milieux l IL 11] IV N VI Solution mère ...... oC 90 90 90 50 HCRESONE RES 13.4 9.40 5 60 NAOHNS RES 2 4 Eau distillée qs...... 100 100 100 100 100 PS EE a eee din e 3.37 4.38 5 28 6.26 7.24

Les milieux ainsi préparés sont placés dans des fioles d’Er- LENMEYER de 250 à la dose de 25 cc* par fiole et stérilisés à 115°, on dose chez les témoins l'N/NO* et l’'N/NHE et l’on prend le pH. On ensemence largement à l’aide d’une émulsion de spores d’Aspergillus repens et l’on porte à l’étuve à 27° le temps voulu.

On retire les fioles, on dose l'N/NO* et l’'N/NH% et on prend le pH dans le liquide de culture tandis que l’on pèse le mycélium sec.

Aspergillus repens et nitrate d'Ammoniaque, série acide.

Milieu habituel constitué par les solutions portant les numéros 1 et 2 sur le tableau 12.

3 séries de fioles retirées les 3, 5 et 8° jours.

Les titrages des témoins et les résultats sont relevés sur les tableaux 13 et 14.

(Témoins de l’expérience N° 12)

Séries pH ammoniacal nitrique 1 3.37 35 35

Culture directe sur milieu N/10 en NO: (NH:), ajusté à des pH acides

PH Temps Mycelium Azote ammoniacal Azote nitrique MOSS ries en en H ner Et ET initial jours grammes total disparu total disparu 3.97 Il 3 0.004 3.23 34.36 0.64 33.36 1.64 5 0.002 3.41 34.52 0.48 34.56 0.44 8 0.016 3.28 33.48 4.52 33.76 1.24 4.38 2 3 0.008 4.24 33.08 1.92 33.56 1.44 $ 0.095 3.95 26.16 8.84 33.20 1.80 8 0.239 4.24 17.32 17.68 31.86 3.14

L'examen de ce tableau montre que le mycélium, surtout dans la série 1, n’a pas beaucoup augmenté de poids. Cependant, comme dans les expériences précédentes, nous voyons qu'au 8° jour, et en milieu acide, l’attaque de l’ion NO* s’effectue nettement (pres de 4 mmgr. dans la série 2).

Aspergillus repens, nitrate d'ammoniaque, milieu peu acide. Milieu habituel. Milieux ajustés suivant les indications des

séries 3 et 4 du tableau 12.

3 groupes de fioles retirées les 3, 5 et & jours.

Le titrage des témoins et les résultats expérimentaux sont relevés dans les tableaux 15 et 16.

TABLEAU 15 N N Séries pH ammoniacal nitrique Re ARR ENS RS ER ee SR RE 5) 5,28 30 39

Culture directe sur milieu N/10 en NO:(NH:), ajusté à des pH peu acides.

Temps Mycélium Azolte ammoniacal Azote nitrique

initial aise ne pa Ê Mar Sie TR jours grammes résiduel disparu résiduel disparu SE EN IR Se "je

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