‹ Contribution à l'étude de la nutrition azotée de la cellule vivante: assimilation de la molécule nitrique par l'Aspergillus repens de BaryChapitre 51 sur 82 · DISCUSSION · texte numérisé non relu

DISCUSSION

Dans le chapitre précédent nous avons admis que l’on pouvait mettre en évidence la réduction de l’ion NO en ammoniaque. Nous avons vu, en outre, que celle-ci ne passait dans le milieu extérieur où elle peut être dosée, que si certaines conditions étaient réalisées. Ces conditions nous paraissent liées à la constante de dissociation de l’ammoniaque et à la concentration en ion H du milieu extérieur.

Rappelons que l'ion nitrique absorbé par l’organisme est transformé par les catalyseurs cellulaires en ammoniaque ; celleci prend immédiatement l’état de dissociation réglé par le pH intracellulaire. Or, on sait que la dissociation électrolytique de l’ammoniaque en ion (NH‘)+ et (0OH)— commence vers p = 11, augmentent constamment avec le pH pour atteindre un taux de 50 % vers pH — 9 et devenir presque totale vers pH = 6,5 environ. D’autre part, il est établi que le pH du contenu cellulaire des Moisissures et généralement compris entre 5,5 et 7.

Dans ces conditions une faible partie de lammoniaque issue de la réduction de l'ion nitrique prend la forme non ionisée électriquement neutre NH#OH pour laquelle la membrane protoplasmique est très perméable.

Si le milieu extérieur est très acide, l’ammoniaque qui y arrive s’y ionise intégralement, si bien que l’ammoniaque à l’état moléculaire ne peut jamais atteindre une tension capable d’équilibrer celle, si petite soit-elle, qui existe à l’intérieur de la celllule; au contraire, si le milieu extérieur est alcalin ou neutre l’ammoniaque qui y entre reste à l’état moléculaire et atteint presque immédiatement un taux comparable à celui qui est à l’intérieur de la cellule, de telle sorte, qu’en vertu de la loi du déplacement de l’équilibre, toute l’'ammoniaque produite par la cellule peut, suivant la réaction du milieu extérieur ( à condition qu’elle reste sensiblement constante pendant toute la durée de l’expérience) ou bien être conservée à la disposition de la cellule qui pourra effectuer sa synthèse protéique ou bien être déversée dans le milieu extérieur au fur et à mesure de sa formation,

Nous avons vu que ces faits se vérifient très nettement avec un milieu renfermant NOK.

Les résultats que nous venons d’obtenir en utilisant un milieu N/10 en nitrate d’ammoniaque entrent bien dans le cadre de nos conceptions.

De plus ils nous permettent de comprendre et d'expliquer un certain nombre de faits :

1°) Absorption de l’azote sous ses formes nitrique et ammoniacale.

2°) Réduction de l’ion NO: et sort des produits de réduction.

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