Genre Glomerula
EXPÉRIENCE N° 49. - GLOMERULA REPENS.
Milieu habituel au nitrate d’ammoniaque ajusté à 3 pH différents. 3 séries de 2 fioles sont portées à l’étuve pendant 4, 8 et 11 jours. Les chiffres notés sur le tableau suivant résultent de la moyenne des résultats obtenus avec les deux fioles.
Le dosage des témoins est relevé sur le tableau 82.
TABLEAU 82 Séries pH N/NH° N/NO:
Culture directe de Glomerula repers sur milieu N/10 en NO:NH: ajusté à différents pH.
PH Temps Mycélium N/NH3 N/NO3 bal Séries en en pH ne initia jours grammes résidue] consommé résiduel consommé
4 ptsblanes 2.90 33.68 1:42 34.72 0.28
3.23 4 8 US ST RECU 0 54 34.68 0.32 41 0:007 ! 3.99%, 33.40 0.60 34.68 0.32 4 0 256 3.22 11.40 29.70 33.96 1.04 5.19 2 8 0.290 3.47 : 13.00 21 10 33.04 1.96 11 0.284 4.08 12.10 29.0 33 64 4.36 4 0.293 4.07 1.80 29 98 32.56 2.44 6.83 3 8 0.284 5.86 9.52 94 .56 32.94 2.76 41 0.280 6.45 11.08 20.00 29.44 2.56
Cette moisissure consomme l'ion NH surtout, de préférence à lion NO qu'il n’attaque que légèrement. .. Acidification très nette du milieu.
Conclusions sur l’aptitude des mucorinées à assimiler l'ion nitrique.
Notre étude sur les Mucorinées, quoique très incomplète, donne cependant un ensemble de résultats assez cohérents.
On peut dire, en effet, que la majorité des Mucorinées se conduit vis-à-vis du nitrate d’ammoniaque de façon analogue à celle que nous avons observée de l’Aspergillus repens.
Si nous considérons les résultats moyens obtenus au 7° jour de culture, on remarque sur les 14 espèces examinées que 4 assimilent le maximum de l’ion NO* en milieu très acide. 7 en milieu faiblement acide et aucun en milieu neutre ou alcalin.
Inversement aucun n’absorbe d’ammoniaque en milieu très acide 7 assimiient la plus grande partie de l’ion NH* en milieu faiblement acide et 4 en milieu alcalin.
Nous mettrons à part les 3 espèces suivantes où l’absorption des ions NO3 et NH suit une marche parallèle et où le maximum se trouve dans les 3 cas en milieu neutre avec prépondérance nette d'absorption de lion NH5. Ce sont les espèces : Absidia ramosa, Cunninghamella et Glomerula repens.
Naturellement, comme nous n’avons pas emplové la technique des voiles solides, nous nous heurtons là aux imperfections déjà signalées de la méthode de culture directe.
Généralement les espèces examinées ont bien poussé sur les milieux au nitrate de NH*. Cependant on peut dire que d’une manière générale les milieux n° 1 très acides étaient ceux où la récolte fut la plus faible. Le maximum de croissance était surtout observé dans les séries 2 (faiblement acide) ou 3 (neutre ou alcaline).
On doit sans doute attribuer au développement irrégulier des mycéliums le manque de netteté de l’absorption maximum de l’une ou l’autre forme d’azote observé chez les 3 espèces que nous citions tout à l’heure.
Très souvent nous remarquions au bout du 14° jour un commencement d’autolyse marqué par une régression du poids du mycélium et une augmentation de lAzote ammoniacal résiduel.
L'étude de la nutrition azotée des Mucorinées a, du reste, été faite depuis longtemps. Cependant elle fut, au début, longtemps entachée d’erreur, car l’absorption de la partie assimilable des sels offerts entraînait la libération, soit de base forte soit d’acide fort. Par voie de conséquence l’organisme étudié était gêné dans son développement non par suite de son absorption d’azote mais par suite de trop grandes variations de la réaction du milieu.
C’est ainsi que LAURENT (28 à 33), ayant classé les Moisissures en deux grands groupes, les «Nitrophiles » et les « Ammoniophiles », divers auteurs furent amenés à reprendre cette classification en la rendant dépendante du pH.
L’addition de substances tampons a permis, du reste, d’éliminer en grande partie cette cause d’erreur.
D. Bacx (3 et 4), dans diverses communications, en 1927, à précisé que Ja plupart des Mucorinées étaient capables d’assimiler l'ion NO“ avec de bons rendements à condition d'utiliser un milieu stabilisé : nos résultats confirment ces recherches.
« Les divers Rhisopus, Absidia, Lichtemia, dit-il, sont incapables d'utiliser l’'N des nitrates. Par contre, les espèces des genres Mucor, Circinella, Cunninghamella, se développent toutes sur NOK. Quelques espèces : Mucor, Glomerula acidifient d’abord le milieu (pH3) puis on assiste à une alcalinisation considérable qui amène les cultures jusqu’à pH 9 (avec protéolyse) ».
Nos résultats confirment pleinement ceux-ci. En effet, nous observons chez les genres Rhisopus et Absidia la disparition de quantités très minimes d’'N/NOë.