‹ Contribution à l'étude de la paracentèse du péricardeChapitre 12 sur 19 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Lieu d'élection

Les avantages de la méthode d'aspiration et la nécessité d’intervenir étant reconnus, quel sera le point de la paroi thoracique, c'est-à-dire dans quel espace intercostal et à quelle distance de la ligne médiane sternale faudra-t-il enfoncer le trocart capillaire aspirateur pour atteindre le liquide dans sa partie la plusdéclive sans blesser l'artère mammaire ni le cœur ?

Dans les diverses ponctions du péricarde, les chirurgiens n’ont donné aucune règle fixe pour le procédé opératoire. On a fait la ponction tantôt dans le troisième, quatrième, cinquième et sixième espace intercostal, tantôt à 3, 4 et même 5 centimètres du bord gauche du sternum.

Schuh donna d’abord la préférence au troisième espace, mais n'ayant pas obtenu de liquide, il fit la ponction au-dessous de la quatrième côte. Jobert de Lamballe opéra dans lesixième. Heger enfonça son trocart dans le cinquième et à 5centimètres et demi du bord sternal. Béhier pratiqua la ponction au-dessus de Ia huitième côte, c'est-à-dire dans le septième (mais n'ayant pu obtenir d'écoulement, il opéra denouveau dansle sixième et cette fois il fut plus heureux). Le professeur du Val-de-Gràce, Champouillon, ponctionna dans le quatrième à quelques centimètres du sternum. Aran en limitantavec soin la zone dans laquelle les bruits du cœur n'étaient plus perçus, fut conduit à enfoncer l'instrument dans le cinquième espace, à 2? ou 3 centimètres en dedans de la limite externe de la zone mate. Trousseau, comme

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