‹ Contribution à l'étude de la paralysie du nerf phrénique dans son utilisation thérapeutique contre la tuberculose pulmonaireChapitre 15 sur 44 · LE FE · texte numérisé non relu

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sement du nerf phrénique). Le pneumothorax lui n’est pas toujours possible, mais il peut être arrêté dès que l’on a jugé obtenus les résultats désirés. Il peut d’être également et devrait l'être toujours dès qu’il a fait preuve de son inefficacité, car un pneumothorax inefficace est toujours dangereux. Par contre, un pneumothorax efficace est pratiquement sans danger.

En fait de l’avis quasi unanime des auteurs l’hésitation est vaine et l’on doit toujours tenter d'instaurer un pneumothorax avant de recourir à la phrénicectomie. Dans les observations que nous rapportons ci-après, c’est toujours après constatation de l'impossibilité où de l’inefficacité du pneumothorax que la phrénicectomie a été décidée sauf dans deux cas où il n’y avait d'avance vraiment aucun espoir d’obtenir un décoilement pleural.

La question de choix ne se pose donc pas en pareil cas. Elle ne se pose pas non plus entre la phrénicectomie et les méthodes collapsothérapiques autres que le pneumothorax. Mais on peut par contre envisager l'association de la phrénicectomie avec toute autre méthode thérapeutique.

On est ainsi parfois amené à adjoindre la phrénicectomie à un pneumothorax dont l’action est entravée par une symphyse de la plèvre diaphragmatique. Les observations où Ia phrénicectomie a précédé le pneumothorax au lieu de le suivre sont rares dans la littérature. D’autre part, on a beaucoup discuté la valeur de la phrénicectomie préparatoire à une thoracoplastie. On lui a particulièrement reproché dans le cas de lésions du sommet sur lesquelles elle ne pouvait avoir qu’une action palliative et stabilisatrice de supprimer le fonctionnement d’une base saine dont le malade pourrait se trouver danreusement privé en cas de bilatéralisation. Dans plusieurs des observations que nous présentons la phrénicectomie a été faite dans un but palliatif avec l’espoir de pouvoir pratiquer ult*rieurement la thoracoplastie, mais en fait un seul malade a subi actuellement cette seconde intervention.

L’association phrénicectomie-neurolyse intercostale peut donner d’intéressants résultats. Elle a été utilisé dans notre observation N° 10, la neurolyse intercostale ayant précédé la phré-

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nicectomie : le résultat en a été excellent. De ce type d’association peut être rapprochée l’association phrénicectomie-scalénotomie, Ces deux types d’association thérapeutique sont susceptibles de fournir de bons résultats dans les lésions du lobe supérieur à tendance rétractile.

Signalons aussi l'association de la phrénicectomie avec le plombage et rappelons avec BERNOU et FRUCHAUD, que cette association peut être le point de départ de phénomènes curieux. Lorsqu'une phrénicectomie n’a donné qu’une médiocre paralysie diaphragmatique le plombage peut venir parfois compléter cette paralysie de façon très brutale, probablement par destruction partielle du plexus supra-pleural de Wrizy FÉLux, et s'accompagner de phénomènes dyspnéiques très violents.

Toutes les associations dont nous avons parlé jusqu'ici ne se faisaient que sur un seul poumon. Il est loisible d'envisager la combinaison de la phrénicectomie appliquée d’un côté avec toute autre méthode collapsothérapique appliquée de lautre côté et même avec une seconde phrénicectomie. Ce sont là des cas sinon théoriques, du moins exceptionnels, dont l’étude dépasserait le cadre de notre travail.

Enfin, la chrysothérapie peut-être associée à la phrénicectomie et la mise en œuvre de l’une de ces deux thérapeutiques ne modifie en rien les indications et les contre-indications de autre.

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