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Les théories qui invoquent un traumatisme, une
hémorragie ou une intoxication, n’expliquent pas nettement le siège de la lésion causale, qui peut être aussi bien sur le chiasma que sur les nerfs optiques. Elles n’expliquent pas non plus pourquoi dans ce dernier cas le rétrécissement porte sur la partie nasale du champ visuel. On peut admettre que les fibres optiques correspondantes sont particulièrement fragiles ; mais plusieurs
auteurs prétendent que ce sont les fibres maculaires qui
le sont le plus. En outre, toutes ces explications pathogéniques manquent de vérifications anatomiques. Il peut s’agir dans ces cas d’une affection des nerfs optiques
ou du globe oculaire, se traduisant d’abord par un rétré-
cissement nasal, qui se complètera par la suite frappant la totalité du champ visuel.
Cette question encore obscure. de l’hémianopsie binasale sera éclairée par toute nouvelle observation. Il se peut que, mieux dépistés par un soigneux examen périmétrique les cas en soient un peu plus nombreux qu’on ne le pense. Une étroite collaboration entre l’ophtalmologiste et le neurologue sera nécessaire. Le grand essor pris ces dernières années par la neuro-chirurgie, permettra, à défaut de la nécropsie, d’avoir les renseignements anatomiques qui aideront à mieux GDS la pathogénie du symptôme.