‹ Contribution à l'étude de la pathogénie des kystes radiculo-dentairesChapitre 13 sur 18 · ESS · texte numérisé non relu

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immédiat avec l’apex: mais si au contraire le débris épithélial touché par l’irritation siège à une certaine distance de la racine, en dehors du ligament alvéolo-dentaire, la racine ne baignera plus dans le kyste dont le développement se fera autour d’un centre plus éloigné.

Tel est dans toute sa simplicité le mécanisme de l’éclosion des kystes radiculo-dentaires. Quant à la structure des parois kystiques, MALASSEz l’étudie avec un soin minutieux: « elles sont généralement épaisses, formées dans leur presque totalité par des séries de lamelles fibreuses concentriques. La face interne est plus riche en éléments cellulaires, en petites cellules rondes auxquelles se substitue souvent une sorte de substance mucoïde, de telle sorte que la paroi, fibreuse en dehors, est en dedans plus ou moins myxomateuse ou sarcomateuse. »

Cette théorie rend bien compte de certains phénomènes anatomiques, et à ce point de vue elle est vraiment séduisante. Est-elle vraie? Disons plutôt qu'elle est vraisemblable anatomiquement, et quelle est probablement en contradiction avec les données de la clinique :

a) Anatomiquement, MArAssez n'a jamais démontré que des cellules épithéliales engendrent un kyste en se groupant pour former une cavité. Notre affirmation repose sur l'autorité de M. le Professeur REDIER qui a examiné soigneusement les coupes de M. MaLassez sous l'œil de M. MALASsEz

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lui-même et il affirme qu'il n'a jamais vu un groupe de cellules pouvant même montrer un commencement de cavité kystique.

b) Cliniquement, avec mon maître M. le professeur REDIER, nous n'avons jamais pu trouver un petit kyste qui, s'étant développé à une certaine distance du sommet, ne soit pas en connexion directe avec le canal radiculaire dans l’une quelconque des coupes en série, et les prétendus kystes indépendants nous paraissent plutôt une erreur d'observation qu’une véritable réalité.

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