RIT
pèle n’est pas spontané ; ily a absorption par l'organisme d’un agent septique produit dans la plaie ou dans le milieu ambiant. D’après Trousseau, dans tous les cas, une solution de continuité, si insignifiante soit-elle, est le point de départ nécessaire et obligatoire de la production de l’érysipèle.
L'agent septique, admis par ces auteurs, fut découvert en 1870 par Nepveu (1)en France et Hueter en Allemagne. Voici les conclusions de Nepveu. « Il existe des bactéries dans le sang extrait d’une piqüre faite sur une plaque d’érysipèle ; ces bactéries sont enassez grand nombre; elles existent aussi dans le sang pris en tout autre pointquesur la plaque d’érysipèle. Dans tous les cas observés, la variété de bactérie trouvée a toujours étéle bactérium punctum d’Ehrenberg. Si les bactéries existent dans l’érysipêle traumatique, elles paraissent exister aussi dans les érysipèles spontanés ».
Ces bactéries élaient-elles les vrais agents septiques ? Pour le prouver, il fallait, suivant les règles de Pasteur, les retrouver dans tous les cas d’érysipèle et seulement dans l’érysipèle avec les mêmes caractères morpholoqiques, les cultiver et les obtenir isolément à l’état de culture pure, reproduire par leur inoculation la maladie primitive avec tous ses traits caractéristiques. C’est à Fehleisen que revient l’honneur de cette démonstration. Il étudia les bactéries sur des coupes faites aux différents points des plaques érysipélateuses et à des pério-
des successives de leur évolution; il les cultiva; il les