Nepveu. Sociélé de biologie
inocula pour faire la preuve de la spécificité. Comme elles revêtaient le plus souvent la forme de grains disposés en chaînettes, il les appela des streptococci.
Ce streptocoque est-il le même que celui décrit par Pasteur et Doléris dans la fièvre puerpérale? Ce fut là motif à de nombreuses discussions, et l’opinion médicale fut longtemps divisée au sujet de l’unité ou de la pluralité d’origine des différents streptocoques. Grâce aux recherches de MM. Chantemesse et Widal (1), la question est maintenant résolue en faveur de lunité. « Le streptocoque, écrit M. Widal (2), saprophyte vulgaire de notre surface cutanée et surtout de nos cavités naturelles, peut comme le staphylocoque, le pneumocoque, le colibacille, relever incessamment sa virulence, et à l’état isolé ou d’association pénétrer plus ou moins profondément dans l’économie, pour y déterminer les désordres locaux ou généraux les plus variés. De tous les saprophytes capables d'acquérir ainsi des qualités pathogènes, le plus intéressant, en raison de son ubiquité et de la variété des lésions qu’il occasionne, est à coup sûr ce streptocoque, que Peter dans une discussion académique appelait, avec l'humeur dont il était coutumier, « le microbe à tout faire ».. Nous savons aujourd’hui que le streptocoque est capable d’occasionner la plaque d’érysipêle, la traînée lymphangitique, le pus de l’abcès, le
caillot de la phlegmatia, les fausses membranes de cer-