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peu près la règle. L’acide phosphorique dispense de la plupart des médicaments classiques de l’anxiété, cependant on peut être amené à y recourir. Le phosphate de soude nous a donné de bons résultats ainsi que les bromures dans les crises paroxystiques, tandis que l’opium et la strychnine ne nous ont guère donné que des déboires malgré leur popularité, et il semble bien que l’on soit autorisé à les considérer comme contre-indiqués.
L’insomnie met rapidement ces malades dans un état d’auto-intoxication marqué ce qui plonge le médecin dans le plus grand embarras : faut-il ajouter à cette auto-intoxication, l’intoxication chimique ?
Nous aurons l’occasion de revenir sur la technique et les indications de la balnéothérapie à ce point de vue. Malgré tous les bienfaits que l’on est en droit d'attendre d’elle, le plus souvent on est contraint au début de s’adresser aux hypnotiques et entre deux maux : auto-intoxication et administration de produits toxiques, choisir le moindre. Mais ce traitement ne doit pas être laissé au hasard et encore moins au caprice du malade. Mieux vaut ne pas prescrire d’hypnotiques que de ne pas le prescrire à dose suffisante pour obtenir l'effet cherché et il faut bien se garder de tomber dans ce travers pourtant fréquent de donner tous les jours une petite dose sans obtenir d’autres effets qu’une accumulation de produits toxiques sans action sur le sommeil. Il existe une règle très simple qui permet d'obtenir des succès avec le minimum de risques d’abus. C’est celle qui consiste à n’administrer l’hypnotique que le lendemain d’une mauvaise nuit ;
Autre Le
autrement dit ne pas accepter deux nuits mauvaises.
On dispose d’un très grand choix de bons médicaments : le chloral, le bromure associé à la morphine, le somnifère, le gardénal à très faible dose associé à la thyroïde (Somnothyril) nous donnent d’excellents résultats.
d) Opothérapie et médicaments neurotoniques.
L’opothérapie et l’administration des médications neurotoniques seront dictés par les recherches adéquates qu’il y a tout intérêt à multiplier : métabolisme basal, réaction de Kothman, épreuve de Parisot- Richard, réflexe oculo-cardiaque, l’interféromètrie si elle répond aux espoirs que l’on fonde sur elle. Le Docteur Angelo Cocchi (clinique des maladies nerveuses et mentales de l’Université de Bologne) sur 34 cas de neurasthénie traités par l’opothérapie sexuelle a obtenu dans tous les cas une amélioration de l’état général et de la formule sanguine avec une augmentation de poids et une amélioration des troubles psychiques. L’auteur interprète ces résultats comme dûs à l’action excitante ou freinatrice de l’opothérapie sexuelle sur l’action des autres glandes, en particulier de la thyroïde, de la surrénale et de l’hypophyse.
L’adrénaline lutte efficacement contre l’hypotension qui joue, comme nous l’avons vu, un rôle extrêmement important dans la pathogénie des syndrômes psychoneurasthéniques.
Il ne peut être, évidemment, question de parler de