‹ Contribution à l'étude de la Pathogénie et du traitement des états psychoneurasthéniquesChapitre 28 sur 33 · PAT QE · texte numérisé non relu

PAT QE

; (Etat psychoneurasthénique simple chez une hérédo-syphilitique, alcalose)

Mme H.., 38 ans, mariée, mère d’une fillette de 8 ans.

A. H. : père syphilitique.

A. C. : une sœur atteinte de démence précoce.

Depuis plusieurs mois état de dépression avec douleur en casque, rachialgie, faiblesse irritable, quelques craintes de folie. L’examen ne révèle aucun trouble physique important.

Réactions du sérum :

B. W. négatif.

Réaction de Kahn négative.

Cette même réaction pratique chez la fille de la malade a été positive. Celle-ci présente d’ailleurs des troubles du caractère (nervosisme et instabilité) qui inquiètent la famille.

Traitement : Il a été des plus simples et couronné d’un rapide succès.

La malade a eu un second enfant normal.

(Etat psychoneurasthénique grave avec obsessions chez une hérédo-syphilitique, alcalose)

Mme A, 40 ans, présentant de gros stigmates dégénératifs, en particulier une cécité complète d’un œil, acuité visuelle presque nulle de l’autre, malformations cranio-faciales importantes, denture très défectueuse, tremblement congénital surtout marqué aux mains. Présente un certain degré de débilité mentale.

Etat dépressif avec obsessions. Crainte de folie, de mort, céphalée presque constante avec exacerbations, « douleurs terribles ». Crises anxieuses avec instabilité, impossibilité de rester couchée, assise ou même debout sans mouvement. Insomnie absolue. Préoccupation grave au sujet de sa santé. Impression de manque d’air, de faiblesse, etc. Signes d’insuffisances hépatique et ovarienne.

Traitement : Psychothérapie usuelle. Alitement continu pendant 4 jours. Maintien dans une clinique. Traitement de l’insomnie et de l’anxiété avec succès par le Belladénal.

Institution d’un régime et prescription de cholagogues (insuffisance hépatique).

Au bout de 8 jours, amélioration notable : le calme est revenu, les fonctions digestives sont améliorées. Traïtement de l’alcalose par l’Ionyl.

Au bout de 15 jours la malade rentre chez elle considérablement améliorée.

Traitement de consolidation antisyphilitique (Elixir Déret).

A repris ses occupations normales.

(Etat psychoneurasthénique sévère, avec crises antieuses et obsessions chez une hérédo-syphilitique à antécédents névropathiques, alcalose.)

Mme B., 27 ans.

A. H. : père mort P. G. à 45 ans, tante paternelle idiote, grand-mère morte folle.

A. P. : a trois enfants bien portants.

En 1925, dyspepsie, ptose, nervosisme.

He —

1926-1927, fatigue générale et amaigrissement.

1927-1928, subictère, congestion hépatique, deux séjours à Vichy, bons résultats.

A partir de ce moment craintes de mort.

En novembre 1929, premières crises nerveuses de type névropathique, insomnie, peur de la folie, phénomènes psychosensoriels consistant en représentations vives.

Crises anxieuses, obsessions, peur de sortir.

En mars 1930 l’obsession-folie est remplacée par une obsession d’un autre ordre, la malade se dit amoureuse et poussée impérieusement vers l’homme qu’elle aime, elle s’accuse, se confesse à son mari, mais ne peut se défendre de cette obsession qui entraîne de terribles crises d’anxiété et des crises névropathiques. Retentissement grave sur l’état général. Insomnie complète, amaigrissement considérable.

C’est dans cet état que nous sommes appelés à voir la malade.

L’examen neurologique est négatif ainsi que l'examen splanchnique.

La réaction de Wasserman est négative.

Alcalose sanguine : p. H. : 7,56 ; R. A. : 51,8.

Traitement : Psychothérapie.

Alitement pendant 3 semaines dans une clinique où elle demeure 2 mois.

Hypnotique. Phosoforme.

Sort guérie au bout de deux mois, ayant augmenté de 9 kilos.

Traitement de consolidation (Elixir Déret).

N’a jamais présenté aucune rechute.

(Etat psychoneurasthénique grave avec impulsions et obsessions chez une hérédo-syphilitique)

Mlle G. (Aline), 28 ans, célibataire.

A. H. : père tabétique. Mère nerveuse, ayant présenté une crise neurasthénique sans avoir interrompu ses travaux ; plusieurs fausses couches.

A. C. : un frère bien portant, une sœur bacillaire, mariée.

A. P. : convulsions infantiles, bronchites à répétition.

Etat physique : Strabisme externe et perte de la vision de l’œil gauche. Anémie, nervosisme, hyperémotivité, insuffisance ovarienne.

Etat mental : Trois fois par an, accès de dépression avec obsessions impulsives qui se traduisent par des crises d’onanisme effréné. Sujet à vie religieuse très intense qui repousse toute idée de mariage et n’entretient jamais consciemment aucune représentation, aucun désir d’ordre charnel. Entre les crises maîtrise absolue et facile de tout ce qui peut toucher en elle à la sexualité.

Traitement : Nombreux sédatifs et toniques. Malgré un Wasserman négatif, élixir Spes, opothérapie thyroovarienne ; cessation des crises ; grande amélioration ; manifeste une grande satisfaction et se dit transformée.

À noter que l’hérédité névropathique pourrait être invoquée. Mais l’état neurasthénique signalé chez la mère ne peut-il être dû à la spécificité acquise puisque le mari est tabétique ?

(Etat psychoneurasthénique avec phobies et obsessions chez un hérédo-syphilitique) Dr... (Louise), 38 ans.

AMIE iperesP.C:

À. P. : rien dans l’enfance. Mariée (avec un mari bien portant, intelligent), deux enfants : 8 et 10 ans, dont un

instable et un adénoïdien, tous deux porteurs de nombreux stigmates caractéristiques d’hérédo-syphilis.

Caractère aimable, consciencieux, hyperémotif. Intelligence vive, instruction développée.

Etat mental : Depuis quelque temps, à la suite d’ennuis et de fatigue, état dépressif surtout physique, puis obsessions, impulsions de nature très pénible (a peur de tuer ses enfants), nosophobie, angoisses physiques et psychiques. Insomnies et finalement état neurasthénique caractérisé.

L’examen physique ne décèle aucun stigmate morphologique d’hérédo-syphilis, mais on constate des troubles gastro-intestinaux avec insuffisance hépatique, hypotension artérielle, amaïigrissement, ptose viscérale, anémie, extra-systoles fréquentes, vagotonie, insuffisance ovarienne et thyroïdienne.

Réactions du sérum :

Hecht : positif.

Calmette et Massol : négatif.

Meinicke : négatif.

Traitement : Hygiénique, opothérapie associée, traitement spécifique de consolidation (arsenic non toléré, Quinby soluble).

Evolution : Amélioration lente et progressive. Guérison en huit mois. La guérison se maintient depuis plus de trois ans.

(Etat psychoneurasthénique simple chez un hérédo-syphilitique)

Ric.. (Alph), 42 ans, instituteur.

A. H. : père décédé de myélite ; mère robuste ; enfant unique.

Loos

A. P. : rien à signaler dans l’enfance et la jeunesse ; marié, pas d’enfant.

Etat mental : Depuis plusieurs années, à la suite de fatigue de guerre et d’ennuis financiers, dépression physique et psychique avec nosophobie.

Etat psychique : Pas de gros stigmates d’hérédo-syphilis, légère asymétrie faciale, débilité motrice. Vivacité des réflexes tendineux. Troubles gastro-intestinaux, insuffisance hépatique, hypotension artérielle, extrasystoles, vagotonie, insomnie.

Réaction du sérum :

Hecht : positif.

Calmette et Massol : négatif.

Meinicke : négatif. k

Traitement : Suivi de façon irrégulière ; malade indocile ; tendance paranoïaque. Etat médiocre, stationnaire (après 3 ans).

(Etat psychoneurasthénique ancien chez un hérédo-syphilitique)

Ph... (Joseph), 51 ans, comptable.

A. H. : père mort à 50 ans (cardiaque) ; mère morte âgée ; enfant unique.

À. P. : pas de maladies graves dans l’enfance et la jeunesse, intelligence normale, bonne instruction ; marié, pas d’enfant.

Etat mental : Au cours de la guerre, en 1917, a commencé à présenter des troubles nerveux consistant en insomnies et préoccupations nosophobiques accompa-

or

gnées d’un grand amaïigrissement et de violentes céphalées.

Traité par psychothérapie et prescriptions hygiéniques, a présenté des alternatives d'amélioration légère et d’aggravation.

Actuellement dépression neurasthénique avec pleurs, crainte de mort prochaine, nosophobie, sensation extrême de lassitude dans l’après-midi, insomnies fréquentes.

Etat physique. — L'examen ne montre pas de stigmates morphologiques d’hérédo-syphilis.

Le foie est gros, la constipation habituelle. Hypotension, extrasystoles, insuffisance thyroïdienne et un certain degré d’aplasie génitale et vasculaire.

Réaction du sérum : Hect : positif.

Calmette et Massol : négatif.

Meinicke : positif.

Traitement : Etat amélioré par l’opothérapie glandulaire. Malade indocile (tendance paranoïaque) ; guérison incomplète.

(Enfant émotif, hérédo-syphilitique, présentant des crises psychoneurasthéniques légères)

Vinc... (Armand), 8 ans.

A. H. : père alcoolique ; mère bien portante.

A. C. : une sœur, un frère atteint d’arriération et perversion instinctive, trois frères et sœurs morts de méningite.

Etat physique : Hernie ombilicale. Taille 1 m. 23 ; incisives supérieures écartées. Axyphoïdie.

Tension artérielle : 10/6.

Pouls : 56.

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