NT GE
Dépression profonde, particulièrement matinale. Tristesse, pleurs, céphalée, insomnie.
Intelligence intacte.
Alcalose : p. H. 7,49.
Traitement : Psychothérapie.
Hydrothérapie tiède et frictions.
Traitement de l’insomnie.
Phosoforme.
Guérison de l’accès en 6 semaines.
(Asthénie et dépression chez une enfant de 10 ans)
M”° X.., 10 ans, bien conformée, maigre.
A. H.., père 45 ans. Néphrite urémigène avec hypertension, nerveux, grand émotif.
Mére bien portante.
A. C..., trois frères et sœurs bien portants.
L’enfant n’a jamais été malade. Elle est intelligente, douce et affectueuse.
Depuis quelques semaines, elle présente chaque matin un état « bizarre », consistant en dépression, mutisme, anorexie. Elle gémit au moment de se lever, accuse une asthénie profonde à tel point qu’elle ne peut aller en classe le matin.
A midi, cet état se dissipe, l’enfant mange bien, va en classe, le soir, elle est gaie, fait ses devoirs, apprend ses leçons, dîne de bon appétit et ne se couche qu’à 10 heures du soir (!)
L'examen ne relève aucune altération organique ou neurologique.
L’interrogation permet d'apprendre que l’enfant tous les matins a mal. Mais il lui est impossible de localiser la douleur. On saisit ici la nature de l’état neurasthénique réduite à ses manifestations somatiques, entraînant cependant un état cœnesthésique triste.
Dans ce cas, les facteurs étiologiques sont constitués par une certaine hérédité nerveuse qu’il faudrait peutêtre interpréter comme provenant d’une diathèse familiale l’état du père et d’autre part des fautes d’hygiène graves. L’enfant chétive levée à 7 heures, couchée à 10 heures.