‹ Contribution à l'étude de la Pathogénie et du traitement des états psychoneurasthéniquesChapitre 32 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sans reprendre, point par point, les données pathogéniques et thérapeutiques indiquées au cours de ce travail, il est possible d’en résumer la substance en quelques lignes, qui en formeront les conclusions :

I. — Au point de vue étiologique, il faut considérer lapparition des états psychoneurasthéniques non point en manière d’accidents fortuits au sein d’une famille parfaitement saine, mais au contraire comme manifestations d’une tare familiale. Les antécédents, souvent chargés des patients en sont la preuve ; un rôle prépondérant parait joué par l’hérédo-syphilis, facteur prédisposant d'importance majeure.

II. — La pathogénie des états psychoneurasthéniques s’éclaire par la conception du « cercle vicieux » : Mieux que les doctrines organiscistes pures ou exclusivement psychogènes, elle répond à la réalité des faits observés. C’est par l’intéraction des facteurs psychiques (affectifs), humoraux et neuro-végétatifs, qui se succèdent, s’aggravent les uns les autres, s’intriquent indissolublement, que s’explique la nature complexe des troubles observés.

III. — Parmi ces chaînons, qui tous ont leur importance, un facteur humoral à peu près constant est représenté par l’alcalose sanguine. Ce facteur, intime-

ment lié à l’état vagotonique, est capable à lui seul de conditionner l’état asthénique fondamental. Aussi doit-il être l’objet de l’attention du médecin, et ce, d'autant plus qu’il peut être facilement modifié par le traitement.

IV. — Au point de vue thérapeutique, nous rappellerons l'importance primordiale de la psychothérapie, qui cependant demeure inefficace si le médecin ne se souvient des notions précédentes. Véritable malade, le psychoneurasthénique doit être l’objet d’une thérapeutique active : symptomatique, en particulier acidifiante.

Enfin, quand l’état infectieux, héréditaire ou acquis, syphilis, tuberculose, peut être décidé, la médication spécifique doit être employée à consolider les résultats obtenus par la psychothérapie et le traitement des symptômes.

Vu : Vu et approuvé :

Nancy, le 31 Mai 1933. Nancy, le 1er Juin 1933. Le Président de Thèse, Le Doyen de la Faculté de Médecine, MICHEL. SPILLMANN.

Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :

Nancy, le 2 Juin 1933.

Le Recteur de l’Académie, L. BRUNTZ, Président du Conseil de l’Université.

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