OBSERVATION VIII
(Personnelle)
{Due à l'obligeance de M. le docteur Soubeyran)
Jeune fille, 25 ans, présente, sur le dos du poignet gauche, une petite tumeur que nous reconnaissons pour un kyste synovial. Apparu depuis deux ans environ, ce petit kyste se présente sous la forme d'une tumeur du volume de deux noisettes. , \
Il est de consistance dure.
Opération. — L'anesthésie locale à la cocaïne est faite par injection dans le derme et sous la peau.
Incision longitudinale, puis dissection du kyste qui n'est faile qu'avec peine, la tumeur s'enfonçant très profondément. Pas de pédicule.
La poche kystique se crève pendant l'opération; ilen sort un liquide visqueux et opalin.
L'ablation est faite aussi complètement que possible en rasant le plan osseux.
Suture intra-dermique. Guérison.
OBSERVATION IX (Personnelle)
(Due à l'obligeance de M. le docteur Soubeyran)
Jeune fille de 20 ans, portant sur le dos du poignet gauche un petit kyste synovial, dont le début remonte à trois ans, de la grosseur d’une noix, lobulé, de consistance dure.
L'opération est faite après anesthésie locale à la cocaïne.
Le kyste présente un pédicule un peu plus marqué que dans le cas précédent mais encore large. Néanmoins l’extirpation se fait assez aisément.
Sulure, avec emploi d'agrafes Michell. Guérison.
Nous avons donc à notre disposition trois moyens pour traiter les kystes synoviaux du poignet : la réduction, le flétrissement et l'exkirpalion.
Parmi ces trois procédés, nous choisirons celui qui conviendra le mieux soit à la variété anatomique de la tumeur à traiter, soit aux symptômés fonctionnels provoqués.
Nous n'hésilerons pas à pratiquer d'emblée lextirpalion des gros kystes multilobulés qu'il est impossible de
RAVTTEUU réduire, et dont le flétrissément est douteux. Nous agirons de même avec ceux qui, bien que petits, auraient contracté des adhérences avec les organes voisins (vaisseaux, nerfs).
D'autre part, nous aurons recours à la réduction, soit brusque, soit lente, chaque fois que nous nous trouverons en présence d'un kyste développé sur un poignet sain, à la suite d'un effort, ou d’un mouvement incessant, et toujours le même, kystes répondant alors à une herme de la synoviale.
Ces cas mis à part, nous {raiterons les kystes séreux du poignet, en allant du simple au composé. Lorsque nous aurons vu échouer la réduction, nous emploierons d'abord les procédés ayant pour but le flétrissement de la poche, pour nous servir enfin, en cas de non-réussite, du dernier moyen à notre disposition: lextirpation.
Quel que soit le procédé employé, Bonneau recommande, l'opération lerminée, le port ultérieur d'un bracelet.