‹ Contribution à l'étude de la pathogénie et du traitement des spasmes fonctionnelsChapitre 16 sur 17 · L. H...,.37 ans, employé à la Bourse · texte numérisé non relu

L. H...,.37 ans, employé à la Bourse

Mère, très dyspeptique, morte, dit-il, d’une embolie qui avait entraîné l'hémiplégie droite et l’aphasie. Père bien portant. Un fils, âgé de 9 ans, atteint de gravelle urinaire.

En 1874, en Corse, L... couchait dans une chambre très humide, il eut du rhumatisme dans les genoux, rhumatisme articulaire aigu qui n'envahit pas les autres jointures, et dura un mois. Depuis, pas de nouvelle attaque.

Il est sujet aux migraines du côté droit de la tête avec nausées et vomissements quelquefois — il les a eues pendant dix ans, — Depuis deux années depuis, qu'il est rhumatisant, 1l ne les a guère plus.

Employé à la Bourse, il mène une vie très active et s'est surmené autrefois pour acquérir une position fort aisée. Il est impressionable, nerveux, sujet à des colères, qui étaient terribles dans le temps,et qu'il raconte encore avec de grands gestes et beaucoup de feu. Obsessions la nuit, quand il ne dort pas. Pas de stigmates nets de dégénérescence mentale. Pas de signes suffisants pour admettre l’éthylisme.

Il y à deux ans, il a ressenti une impression de froid et de fatigue dans le bras droit et une certaine difficulté pour écrire.De ce moment datent les petites douleurs passagères qu'il éprouve dans les jointures et surtout dans ce bras. Il a des craquements dans toutes ses articulations.Il éprouve de la gêne aux changements de temps; le matin il est rouillé et se met difficilement en marche. On trouve de la douleur dans son épaule et au niveau de l'apophyse styloïde, du cubitus au poignet, du côté droit.

Après le début de cet envahissement du rhumatisme chronique, le spasme est apparu, d'abord en écrivant, puis pour se

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raser, rouler une cigarelte, bref, pour tousles mouvements un peu délicats.Si on le fait écrire,à peine a-t-il tracé sonnomqu'on voit sa main tout entière se porter sur le bord eubital lente ment, puis plus rapidement de manière que le bord cubital de la main fait avec le bord cubital de l'avant-bras un angle de 1300 environ. Quelquefois le petit doigt est un peu soulevé en haut et vers ce bord par action de son extenseur;s'il veut continuer d'écrire, le spasme s'accentue au point qu'il est obligé de quitter la plume.

Les muscles cubitaux antérieur et postérieur qui se contracturent, sont seulement un peu plus durs qu’à l'ordinaire.

La contracture apparaît quelquefois la nuit, quand il est très fatigué ou qu'il songe à son affection, en se demandant si elle ne lui fera pas perdre sa place. Dans ces cas, la contracture ne dure que quelques secondes à une minute,

En examinant son poigne!l droit, on trouve une sorte de bourrelet, un empâtement douloureux le long des muscles radiaux ; les tendons extenseurs et abducteurs du pouce sont également douloureux, mais non gonflés. Le Dentu, qui l’a examiné, en à fait alors de l’arthrile du poignet avec tenusite des radiaux, et peut-être des extenseurs et abducteur du pouce, le spasme tenant à une paire de radiaux:

Traitement : vératrine, quinire, antipyrine, bromure, teinture d'iode, doucheslocales, massage, électricité, rien n’a réussi.

Le repos seul l’améliore. Il écrit comme il peut du côté gauche, car il ne peut cesser son travail, mais il craint que le spasme ne devienne aussi fréquent à gauche qu’à droite, et a peur de perdre sa place.

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