LEE
trait en À
| nous soit rimisane à note na à M.
Sn de
Que notre ami et maître, M. le docteur Rieffel, accepte tous
nos remerciements pour les bons conseils qu’il nous a prodigués et la sympathie qu'il n’a cessé de nous montrer.
Nous prions également M. le professeur Tillaux de vouloir bien accepter l’hommage de notre reconnaissance, pour l'honneur qu’il a bien voulu nous faire en acceptant la présidence de cette thèse.
À tous nos maîtres de l'École de Clermont-Ferrand, de la Faculté et des Hôpitaux de Paris, nous exprimons notre vive gratitude.
Lohe LE
- GHAPITRE PREMIER
Observations.
Avant d'aborder notre sujet, nous rapporterons au commencement de ce chapitre quatre observations de notre maître,
observations publiées par lui, à la séance de la Société de
chirurgie du 22 mars 1893, et une OR observation qui nous est personnelle. x )
OBSERVATION I (Schwartz). — Tétanos aigu, évoluant en trois jours, après une incubation de sept jours, et se terminant par la mort, malgré une amputation faite loin des parties atteintes,
quatre jours après la blessure.
Le 6 avril 4891, le nommé C., charretier, âgé de 30 ans, demeu-
rant route de Châtillon, à Malakoff, tomba pendant la matinée
sous la roue d’une voiture de fumier pesamment chargée. Il se fait une légère éraflure sur la joue gauche; par contre, sa main gauche prise entre le sol présente les lésions suivantes :
Le métacarpe et la racine des quatre derniers duigts sont
écrasés et présentent des plaies par éclatement, avec ouverture des gaines tendineuses, tandis que l’éminence thénar et le pouce sont restés absolument intacts, fractures comminutives des mélacarpiens et des premières phalanges. Le D' Routier, qui rem-
plaçait le D' Schwartz, jugea la conservation possible, fit faire un pansement antiseptique humide après nettoyage complet des | 2
sd en MS ce vù dé
TE PNR Pa ee MODE UN PARRES AR STORE NE A À ; gr LR DTA MANU
parties lésées et ordonna de grands bains phéniqués. Dès le lendemain, la température s'élevait à 390,6, le soir, et l’on pouvait observer un commencement de sphacèle des téguments. Le 8 avril, M. Routicr pratiqua deux larges incisions sur le dos de la main ;
malgré tout, la fièvre dure, le sphacèle augmente en même
temps qu’apparaît une lymphangite de l’avant-bras. Sur ces entre-
faites, le 10 avril, M. Schwartz reprend son service et se décide,
séance tenante, à l’amputation de l’avant-bras, au tiers supérieur, où n’existaient encore ni rougeur, ni gonflement. Amputation à deux lambeaux, en ayant soin de bien isoler, par un pansement bien fermé, les parties malades du membre, sutures profondes et SR RS deux drains, à
Dès le lendemain 11 avril, la température tombait à 37°,4 l'état général élait meilleur. Le 19 avril, un peu de en. douloureux du moignon force à enlever les deux sutures RER ; le soir, le thermomètre marque 380,4. |
Le 13 avril, après une nuit agitée, l’opéré se plaint de ne pouvoir ouvrir facilement la bouche; M. Schwartz reconnaît immédiatement qu’il est atteint de trismus et ordonne aussitôt & grammes de chloral et 1 centigramme 1/2 de chlorhydrate de morphine ; il est isolé, entouré d’ouate, mis dans l'obscurité à l’aide de toiles vert foncé, suspendues autour du ht.
Le 14 avril, la température atteint 38°,4 le matin et38°,7 le soir ; le pouls qui était à 100 monte à 110 et 116, la respiration qui était à 15 atteint 25 puis 30 par ut le trismus a augmenté ; le blessé prend 6 grammes de chloral en lavement et 4 grammes en potion et 2 centigrammes de morphine. On désunit complètement les lambeaux du moignon, il s'écoule au niveau des drains un peu de sérosité louche roussâtre ; pulvérisations phéniquées, puis pansement humide.
Le 15 avril, au trismus s’ajoute de la contracture des muscles du cou à gauche : continuation du chloral à la dose de 12 grammes et de la morphine à la dose de 2 centigrammes. Le 16 avril, tous
les muscles du côté gauche se prennent et nous montrent le
tableau classique du pleurosthotonos. Le thermomètre marque 400,5, la respiration s’embarrasse et le blessé succombe à 10 h. 30 du matin, soit trois jours après le début des accidents. La température prise un quart-d’heure après la mort est de 410,5.
En. résumé, tétanos aigu, ANT en trois Jours, après une
3 incubation de sept jours Le se terminant par la mort, malgré une fs amputation, faite loin des HAeUes atteintes, quatre jours après la
blessure, | | Es
OBSERYATION IL Schmarte. — ianos chronique après une période d'incubation de douze jours et terminé par la guérison.
F. A.…., encore un charretier, âgé de 31 ans, entre dans le service le 4 janvier 1892. Le 21 décembre dernier, il s’est fait en glissant la miin sur un crochet de son camion une petite plaie contuse au niveau de l’éminenee thénar du côté gauche, il n’y avait fait aucune attention, et quand le malade vint à l'hôpital elle est complètement Me elle ne l’a pas empêché de con- {inuer à se livrer à son travail ; toutefois, depuis cinq à six jours, il ne se sent pas dans son état normal, il accuse de la céphalalgie, une lassitude générale. C’est le 2 janvier, soit deux jours avant son entrée, douze jours après sa blessure, qu’il s’est aperçu en se réveillant qu'il ne pouvait pas facilement ouvrir la bouche et qu’il éprouvait une certaine raideur des muscles de la nuque qui l’'empêchaient de baisser la tête ; dès son entrée à l’hôpital, on
lui fait prendre 4 4 grammes de chloral. M. Schwartz le voit le
k janvier, au matin, et voici quel est son état : on est immédiatement frappé de Ro singulier de la physionomie, les commissures des lèvres sont ‘attirées en dehors, les orbiculaires
oculaires sont ouverts largement, tous les autres muscles de la face paraissent être en contracture. Les arcades dentaires sont
fortement serrées et il est très difficile de les écarter tant soit peu l’une de l’autre, la déglutition est difficile. Il existe une raideur manifeste de la nuque et des muscles du dos, telle que lorsque le malade s'assied, c'est tout d’une pièce, et son corps se déplace comme une tige. Les membres supérieurs ne présentent aucune raideur, pas plus que les membres inférieurs ; par contre, la paroi abdominale antérieure a une dureté tout à fait caractéristique et est rétractée vers la colonne vertébrale. La respiration est
tbe
normale, le pouls est régulier duvique plus fréquent, la température ne dépasse pas 38°. Vs
Le blessé est isolé, entouré d’ouate, mis dans un endroit obscur. On lui prescrit 5 grammes de choral, 2 centigrammes de morphine et on lui pratique séance tenante une injection d'eau phéniquée à 41/50e à l’aide d’une seringue de Pravaz (1 centimètre cube) sur le bras du côté blessé. Cela ne l’empêche pas d'avoir, le même jour, deux forts accès pendant lesquels tout son corps se raidit pendant … quelques secondes, puis la crise disparue, il ne persiste plus que du trismus et de là contracture des muscles abdominaux.
Les jours suivants le même état persiste sans augmentation du côté de l’état général ; l’on fait matin et soir des injections d’eau phéniquée à 4/50° dans le bras gauche (2 seringues Pravaz, pleines), mais on administre en même temps 7, puis 9 grammes de chloral; la température a monté à 380,5.
Ce n’est que le 14 janvier, dix jours après son entrée, que l’on
. commence à constater un peu d amélioration, la température redevient normale, le trismus est moins fort, hi paroi abdominalé s’assouplit un peu, les crises sont moins violentes. moins RÉREra lisées et moins longues.
Le 21 janvier, le blessé commence à écarter volontairement les arcades alvéolaires, la paroi abdominale s’assouplit de plus en plus, la raideur de la nuque à presque totalement disparu. Malgré tout, on a continué les injections phéniquées hypodermiques d’après Bacelli, le chloral à la dose de 8, puis 7, puis 6 grammes.
À partir de ce moment, les phénomènes de contracture disparaissent lentement et graduellement, les injections phéniquées sont supprimées, le chloral est encore donné, mais à doses de 4 et 3, puis 2 grammes par jour. Ce n’est que vers la mi-février, après six semaines de durée, que tout spasme a disparu, et le 45 février le blessé peut aller à Vincennes.
Il nous revient quatre jours après avec une rechute, du côté des muscles abdominaux seulement ; ceux-ci sont absolument durs comme du bois, la nuit le malade se réveille en sursaut et est pris de crises de contracture douloureuses. Le chloral lui est rendu à la dose de 3 et 4 grammes par jour. Le 29 février, il sort cette fois, totalement guéri. Il vient nous revoir plusieurs fois ensuite, et nous constatons que toute raideur a disparu, quoique le malade