‹ Contribution à l'étude de la pathogénie et du traitement du tétanosChapitre 4 sur 12 · NET NV · texte numérisé non relu

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‘nous dise que, de temps en temps, il présente encore un te de spasme de la paroi abdominale.

EXT somme : tétanos chronique après une Na d’ incubation : ce Fri Hate do douze jonrsiet terminé par ia guérison,

OBSERVATION IIL (Schwartz). — Guérison d'un cas de télanos chez un enfant, blessé par un wagonnet.

‘La troisième observation concerne un jeune garcon de 42 ans. ù B. G... qui, en s'amusant à grimper sur un wagonnel en marche æ dans le chantier des travaux du chemin de fer de Sceaux prolongé, j F. fut renversé par lui. Les roues du wagonnet lui passèrent sur la jambe gauche et lui firent une plaie, longue de 40 centimètres, à la face interne et postérieure, intéressant les masses musculaires res, . postérieures et produisant un assez large décollement. La plaie fut soigneusement nettoyée, débarrassée de la terre qui ia souillait; comme ses bords étaient contus, l’interne de garde tenta de les réunir en drainant largement le foyer.

L'accident était arrivé le 20 octobre 1892.

Tout se passa bien pendant les premiers jours, mais le 28 octobre se montra un sphacèle assez étendu à la partie postérieure de la plaie qui força à enlever tous les points de suture et à lar-

S gement rouvrir le foyer traumatique. Pansements humides. En Le 3 novembre au soir, quinze jours après l’accident, le blessé a seplaint de douleurs lombaires très violentes, survenant par crises assez fortes pour lui arracher des cris ; en même temps, il présente un peu de gène de la mastication et ne peut ouvrir totalement la bouche. Le soir, le pouls est à 1400, mais la température g est normale ainsi que la respiration. Urines normales. Etat local bon. ne à Le 4 novembre au matin, les douleurs lombaires ont diminué, mais il souffre davantage du côté de la mâchoire; il n’a pas dormi cette nuit, et a eu à différentes reprises des crises qui lui ont fait pousser des cris; on ordonne deux grammes de chloral sans poser encore un diagnos!ic bien précis, car l’enfant se plaint

Le

-hyperesthésie des deux membres inférieurs injectés, telle que le

beaucoup de mal de gorge sans qu’on aperçoive la moindre : rougeur ; rien non plus du côté des dents. Etat local satisfaisant. - Rien d’anormal, la plaque de sphacèle se circonscrit.

Le soir du #4 novembre, le trismus devient net; les arcades | alvéolaires s'écartent difficilement, en même temps que les commissures buccales sont attirées en haut eten dehors. Lontindation :

du chloral à la dose de 3 grammes.

Le 5 novembre, le trimus continue : aspect angoissé de l'en-

fant. Mastication et déglutition difficile; spasme des muscles de la nuque. Spasme aussi de tous les muscles et surtout des extenseurs du pied à gauche; les tendons des extenseurs des orteils se . dessinent comme des cordes sous les joues rien du côté des muscles de la cuisse.

Fonctions normales. Isolement du petit blessé ; continuation du chloral, alimentation liquide. Hors

Le 6 nn à la digestion devient plus difficile, la D An reste normale ; le pouls est toujours, et depuis le début, très

‘ fréquent 120-140 ; la contracture du membre inférieur gauche est permanente, celui de droite est libre ; on fait prier le D' Roux de venir voir l'enfant, et, le soir, il lui fait une injection de

165 centimètres cubes de sérum de cheval, rendu réfractaire au tétanos : ; l'injection est faite sur les deux membres inférieurs.

Le 7 nb progrès en mal depuis hier ; coatracture des muscles de la face, déglutition difficile, respiration plus gênée;

moindre attouchement arrache des cris au petit blessé ; ce jour-là,

nouvelle injection de sérum antitoxique, de 100 centimètres cubes,

des deux côtés, dans la paroi PHARIINISS on continue in.

“le chloral, FRS Le 8 novembre, l'état est stationnaire ; oe ilya plutôt

‘un peu de mieux du côté de la déglutilion, il y a moins d’hyper-

esthésie des deux membres inférieurs ; par contre, c’est la paroi abdominale qui est hyperesthésiée et se contracture. Le pouls et tombé à 112. La plaie évolue toujours vers Ra guérison ; l’eschare -est détachée. : : à

Les jours suivants, les phénomènes de contracture et de crise du côté des masticateurs, des muscles de la nuque, des muscles de la déglutitioa disparaissent peu à peu, mais il persiste jusqu’au

Rent

25 novembre de la raideur de la paroi abdominale et une contracture très intense des extenseurs du pied gauche, qui est en varus équin, et qui ne disparaît totalement que le 3 décembre.

Le 17 novembre, l'enfant a présenté une éruption d'urticaire. __ généralisée à la face, au tronc et aux hanches qui disparut le 18,

et qu’il faut attribuer, d’après M. le D' Roux, aux injections de: sérum antitoxique ; l'enfant a été revu parfaitement guéri depuis. :

OBSERVATION IV (Schwartz). — Tétanos évoluant en trois jours et se terminant par la mort, avec les signes d'une intoxication pro- = fonde après l'infection, très rapidement au début des accidents.

Il s’agit d’un homme qui fut apporté dans le service à l'hôpital Cochin, pour une fracture compliquée de la cuisse, par écrasements 0:02 : |

C'était un charretier alcoolique d’une cinquantaine d’années, dont la cuisse avait été prise sous la roue de son tombereau, le 2 mars dernier. La fracture siégeait au niveau de la partie moyenne de la cuisse et là aussi, sur la région antérieure, se remarquait une plaie contuse assez large, à bords décollés, qui laissait suinter du sang noir en assez grande quantité. On fit aussitôt le nettoyage

complet de la plaie au chlorure de zinc au 1/20° et à l’eau phéni-

quée forte, puis on établit, à l’aide de deux gros drains, un drainage du décollementet l’appareil à traction continu fut appliqué par dessus un pansement antiseptique sec. Le blessé ayant de la fièvre (3 jours suivants) et délirant la nuit, on soupçonna de la rétention et un peu d’ostéomyélite des fragments de la fracture; un

large débridement fut pratiqué, par lequel on enleva quatre es-.

quilles volumineuses, complètement détachées, la cavité fut nettoyée, bourrée à ia gaze antiseptique. Le soir, l’état général du blessé n’est guère modifié ; seule, la température à baissé et est tombée à 370,9 au lieu de 40°, qu’elle était la veille. Le 11 mars, neuf jours par conséquent après l’accident, l’infirmier qui le veille la nuit du 40 au 41, observe que depuis le matin, ilest difficile de lui faire ouvrir la bouche et que tout son corps se raidit quand-on veut le lever dans son lit.

- À la visite du matin, on constate du trismüs bien net; en cherchant à écarter les arcades alvéolaires, on détermine une contracture de tous les muscles de la face, qui donne à la physionomie cet aspect tout spécial du rire sardonique. Il n’existe pas. de raideur de la nuque ni des muscles du dos ; les membres supérieurs et inférieurs ne se contractent que d’ ne façon intermittente et passagère, quand on excite les téguments. <

M. le D' Roux prévenu aussitôt, fait l'après- -midi même à trois heures, une injection de 50 centimètres cubes de sérum antitoxique. La lempérature du matin élait de 37°, elle monte à 317, 5 seulement le soir. ; 6

A six heures du soir, nouvelle injection de 50 centimètres cubes de sérum au moment où il n’existe pas de trismus, mais seulement des contractures passagères des muscles de la face. A la suite de la piqûre, le blessé a un accès pendant lequel tous les muscles du côté blessé se contractent et lui donnent l'attitude du pleurosthotonos ; à diverses reprises, le même fait se produit. À minuit, nouvelle injéetide de 50 centimètres cubes de sérum. Les toubes ratures de la nuit sont : à 11 heures 370,5 ; à 2 heures 380,5 ; à & heures 40°, Le pouls, si ce n’est sa fréquence proportionnelle à la température, ne présente rien d’ ne La respiration est un peu saccadée.

Le 12 mars, pas d’aggravation des contractures et des accès : il y a plutôt une légère amélioration. Trismus intermittent: le matin, injection de 35 centimètres cubes de sérum antitoxique ; le soir, 45 centimètres cubes du même liquide.

Toute la journée, le thermomètre oscille vers 39°, et le soir, il atteint 390,8 ; l’état général est plus mauvais.

Le13 mars, pendantla nuit, la température n’a pas dépassé 380,8, mais l’état général «est devenu plus mauvais ; le blessé a perdu connaissance et est dans un demi-coma ; son teint est comme cireux. Les muscles de la face se contractent à certains moments ; la respiration n’est pas embarrassée. Pendant tout ce temps, la plaie de la cuisse, régulièrement pansée, n’a présenté rien de spécial. Il meurt à une heure et demie de l'après-midi.

L’autopsie complète n’a pu être faite, mais le D°Vaillard a pu recueillir de Ja pulpe cérébrale, des fragments de muscles avec

lesquels on a fait des cultures et des expériences dont on ne connaît pas encore les résultats. |

- En résumé, tétanos évoluant en trois jours et se terminant par

ES la mort, avec les signes d’une intoxication profonde après l’in-

Le jection, très rapidement après le début apparent des accidents (ZT heures), de 230 centimètres cubes de sérum antitoxique en

ie cn fois. - ;

| OBSERVATION V (Personnelle). — Gangréne foudroyante et tétanos. — Ainputation. — Mort. — Recueillie dans de service de M. le De sans: à RL Cochin.

G..., mécanicien, 28, ans esttombé d’ une balançoire, à Robinson, sur lesol. La main était portée en avant, lors de la nr et c’est

sur la paume de la main qu'a porté le poids du corps. Il à une

fracture double. des deux os de l’avant-bras à leur extrémité

inférieure, avec plaie s'ouvrant au niveau de la face externe. de | L 'épiphyse radiale. Cette plaie a été souillée par la terre.

Un médecin appelé de suite,-a réduit la fracture, mais sans procéder au nettoyage de la Die d’une façon Ro

Ce n’est que plusieurs heures après, le 9 ayril 1893, que le

Se blessé rentre dans le service. pe -

On lui fait aussitôt de nombreux lavages au bles et mAIERe

FR CES lavages et les pansements antiseptiques, la température s’é-

z lève à 39° 2, le 12 avril au soir.

TR En même temps, l’avant-bras présente des signes d'’enflure et + de gangrène septique. |

DRE Detail, amputation du bras. Immédiatement + ne

DS en rc la ie qui est de 360,2 le soir même, La température se maintient jusqu’au 17 avril autour de la normale.

Examen de l’avant-bras amputé : Infiltration du tissu cellulaire dela mainet de l’avant-bras, mais ne dépassant pas le coude. te Bouillie sanieuse à la région postéro-interne de l’avant-bras avec

fusée entre le long supinateur et le premier radial externe. Le foyer de la fracture communique avec l’extérieur par un long Yrete trajet qui s'ouvre à l’extérieur au niveau de l’apophyse styloïde Ra ee 6 3

“Le plaie opératoire . Fe “ | phénomènes d'infection. Rp

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: | D'essence rhumatismale pour Märtin de Pedro, le tétanos: vant Forbes, à l’angmentation d’acidé lactique.

. % à 5 . dent de la contracture. £

….:: Gette théorie musculaire, avec ses différentes hypothèses, prenait l'effet. pour la cause, RSR de côté la part du sys-

Ce 1ème nerveux. F. RS

Théorie nerveuse. — Nous voyons té théorie’ nerveuse partir d'un principe exact que les recherches expérimentales # ont confirmé. Les convulsions tétaniques sont réflexes et dues + une excitation’ périphérique de la moelle des régions supérieures 6 d’abord, inférieures ensuite, d’où contractures. muscu-

laires avec ou sans hyperthermie. £

Jusque, nous sommes dans le vrai. Mais Me Brown-

nale, ils passaient à côté de ce qui est : de même, Rici admet-

ficateurs des mouvements réflexes, Kinger, Murrel, une ‘incoordination par la diffusion intra-médullaire des impressions périphériques. : ES

. Saucerotte se trompe également en admettant pour ee à - du tétanos une excitation de la substance grise du cerveau, à la suite de lésions (tétanos tr aumatique) ou de perturbations poire (tétanos spontané). |

PREUVES VENANT A L'APPUI DE LA THÉORIE. — Nous devons dire d’ailleurs que les preuves données reposaient sur l'anatomie pathologique, Fexpérimentation, la clinique.

Examinons-les : les lésions, tant celles du système mus-

2 était dû, suivant Statz, à à l'accumulation de l'oxygène et, sui.

Or, ce sont là deux phénomènes physiologiques 1 dépen-

Séquard et les auires auteurs en cherchaient la cause dans: une névrite, une dilacération nerveuse, une inflammation ba- |

tant la paralysie du cerveau, Foster, celle des centres modi-

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Dre à äe re écorchures.

“THÉORIE HUMORALE. — Si a thedrion tnt n'envi= : RApeaent s en Rene due. l'effet, ut la théorie humorale, nous. S

* L or Le RE FRS RÉMEr L P ÊRE 2 ï Ÿ } ÿ x Fe / # LE {

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arrivons à la notion d'intoxication, et nous pouvons déjà expliquer un certain nombre de faits restés obcurs jusque-là. Disons tout d'abord, que cette théorie emprunte aux deux. premières : l’influence du froid, à la théorie rhumatismale — à titre de cause prédisposante ; — l'acte réflexe, à la théorie nerveuse. À ces deux notions, elle ajoute celle d'intoxication.

Cette idée n’était pas nouvelle en vérité. Les allures épidémiques prises, en certains cas, par le tétanos, soit sur le champ de bataille, soit dans les villes, la marche des accidents ressemblant à ceux de l’'empoisonnement par la strychnine, avaient depuis longtemps attiré l'attention, Nous voyons Arétée, À. Paré, conseiller de veiller avec grand soin aux pansements.

En 1753, Boerhaave croit à l’existence d’une matière irritante au niveau de la plaie, mise sur le compte par Dufouart (1802) du dessèchement de la plaie et de la rétention du pus. Puis nous arrivons, à Simpson, qui, en 1854, se fondant sur le rapprochement fait par lui du tétanos traumatique et obstétrical, soutient qu’il pénètre au niveau de la plaie un poison jouissant de propriétés analogues à celles de la brucine, de la strychnine. :

L'idée de la nature infectieuse du tétanos fut successivement adoptée par B. Travers, fils (1855), Bétoli (1859), Vulpian (1866), Billroth (1868), Lehmann, Richardson, Desprès, Rose, Hallopeau (1871), Labbé (1873), Verneuil, etc., etc. Pour ces auteurs, le tétanos résultait d’une intoxication spécifique dont les effets retentissaient sur la moelle. Cette intoxication était le fait d’une substance chimique fabriquée par la plaie, ou venue du dehors, ou absorbée au niveau du foyer traumatique, pénétrant par le sang dans l’organisme et y produisant des contractures et des spasmes.

Théorie actuelle. — Nous arrivons. à la. péripde. miero- ER .bienne. Sous l'influence : de cette nouvelle doctrine, on dut à abandonner l’idée d’un: poison chimique. Delà àse demander Ne -si la cause du tétanos n’était pas un micro- organisme inoculé dans la plaie, il n'y avait qu'un pas. I fut vite: franchi, lavec se 2 G%e J'aide de Lister, qui déclare que, depuis l'application de sa FRS méthode, il n'avait observé, en six ans, que deux cas de tétanos, -. "7

survenus à l'occasion de plaies septiques. ANSE re Fe Cependant, cette hypothèse ne fut pas confirmée tout de suite par l'expérimentation. ER était, en ‘effet, logique pour prouver que l’on avait affaire à un micro- -organisme, d'essayer PRES de transmettre, par des inoculations, le tétanos de l'homme + is aux animaux, et d'animal à animal, C’estce que Billroth,. SR * Arloing et Tripier, Nocard, etes, tentèrent de faire, NÉS à servant du sang des animaux malades. Ils échouèrent absolument, quoique Brower el Curtis aient trouvé des micro- 7 à organismes dans le sang de tétaniques. S S La RRAAES Ce n’est qu’en 1884, que Carle et Rattoni réussissent à f re obtenir de bons et sûrs résultats, ne à Ces auteurs inoculent à des lapins une émulsion a | x de la macération d’un sujet mort du tétanos, et produisent Oise en des cas types de la maladie. Ils concluent de leurs succès, que le tétanos est une maladie infectieuse, mais ils ne PERTE ni voir, ni cultiver le microbe. 2 | NE A la fin de la même année, Nicolaïer, étudiant se bacilles du sol à l’Institut d’ hygiène de Gœttingue, trouva un bacille en forme d’épingle, dont l’inoculation aux animaux provoque le tétanos. Il en fut de mème avec la terre provenant des rues < ne de Berlin, Leipsig, Wiesbaden, et ces expériences furent coritrèlées par Rosenbach, qui se servit d'un fragment de tissu pris au niveau d’un foyer de gangrène du pied compliquée RHONE de trismus. Aa 3 ART NN A RON

4 A), es z 2 : A

en

Rs Ère Bosenbäch tenta de faire des cultures. Il ne put les bic RE à pures, mais réussit, malgré cela, à provoquer le tétanos en les n inoculant. Ces expériences sont. reprises avec succès par . Beumer, Clutton, Nocard, Kitasato, Sanchez Toledo, ete, etc.

Le premier, Kitasato, isole le bacille et l’obtient en culture = Pie 889) facilitant ainsi et son étude et celle de sa toxine.

se : BACILLE DE NiGOLAïER. SES CARACTÈRES. —- Nous ne nous ire attarderons pas à l'étude bactériologique du bacille de Nico- De RSe : ne laïer: : qu'il nous suffise de savoir que © ’est un bâtonnet de Gr es + -8 ou 4 u de long, “présentant à une de ses “extrémités un RSR 7 petit renflement — d’où la forme d’une épingle selon la coMm- . RER È paraison de ob = se colorant facilement. Plus tard, ce. __ bacille affecte les formes d’une spore, ne se colorant qu'avec Le. de grandes difficultés. Ce bacille se cultive dans les milieux Re < habituels, mais à l’abri de l'air. Il est en effet complètement ; = ce Fe -"anaérobie: | LEURS ns Ps 2 Il se développe le mieux à +. température de 360 à à 38 à avec 2 limites à 14° et à 42°. Signalons l'odeur caractéristique de ES ee corne ou de poils brûlés exhalée par ces cultures, la mobilité : : du bacille quand il porte des spores et son polymorphisme.

Sanchez Toledo a montré en effet que, si dans le pus dela

plaie, le bacille avait le plus souvent l'aspect d'une soie de

sanglier (bacille fin, très droit), on pouvait le rencontrer aussi,

sous la forme d’un filament grêle ou d’un bâtonnet sporulé.

Dans les cultures sur gélatine, nous le trouvons à l’état de

Le bâtonnet court, grêle, mobile, de filiments allongés, de bacille

à double ou à simple spore.

TA Il est une question de première importance: c'est la virulence de ce microbe et sa résistance aux agents extérieurs.

Tous les expérimentateurs sont unanimes sur ce point : ces

deux propriétés du bacille sont extrêmes et on les retrouve = 4 \

aussi bien quand il s agit de ere. tétnique) de Die tétanique ou de cultures: pures de microbes. Nous n’insisterons pas sur les nombr. euses expériences faites ‘à ce sujet. rat Disons seulement que ce sont les spores qui offrent ri | grande résistance aux agents chimiques et que, parmi ces derniers, le plus actif nous semble être le bichlorure de mercure, en solution à 2 0/00 additionnée de 5 grammes d'HCI. Un contact de 30 minutes suffirait pour détruire les microbes d’après Kitasato. M NE DE RARES

Ce même auteur a montré qu il faut la température del'é

bullition prolongée pendant cinq minutes pour Séribser les objets plongés dans la chaleur humide.

L’agenttétanique étant connu, nous devons nous demander où il se trouve et dans quelles conditions il peut agir sur l'or- jt ganisme.

Théorie de l’origine tellurique du bacille dé Nicolaïer. — Causes pu réranos. — Le tétanos humain est soumis à un certain nombre de causes que les auteurs classiques distinguent en général, en trois catégories principales, selon qu’elles ressortissent à la blessure, au blessé, au milieu.

Influence de la blessure et de son siège. — Depuis de longues années, on accorde une grande importance à la blessure et, spécialement, à la localisation de cette blessure. On avait remarqué de tous temps que les plaies situées aux extrémités des membres — aux doigts, aux orteils, par exemple — étaient plus exposées au tétanos. Autrefois, on avait cherché à expliquer cela par des raisons d'ordre anatomique, aujourd’ hui on l’explique tout naturellement par le contact fréquent des extrémités avec le sol.

Exémples pris dans nos observations. — Nous en avons

nd fréquents exemples. dans nos observations. Si nous étu- dions les cas que nous venons de rapporter, nous verrons que

nos blessés, deux fois sur quatre, sont blessés à la main par des objets infectés par la terre.

C'est, tout. d’abord, dans notre observation I, un charretier. qui a la main gauche prise entre le sol et la roue de sa voiture. Le métacarpe et la racine des quatre derniers doigts sont écrasés et présentent des plaies par éclatement avec ouverture des gaines tendineuses, tandis que l’éminence thénar et le

pouce sont restés absolument intacts.

Puis, dans notre observation IT, voici encore un charretier qui se fait à la main une petite plaie contuse en glissant sur un crochet de son camion encore infecté par la terre.

- Nous pourrions multiplier les exemples montrant l’impor- | tance du siège de la blessure et la raison de cette importance : ils sont très nombreux et très probants et nous montrent bien que si les blessures des extrémités sont souvent compliquées de tétanos, c’est parce que les extrémités sont en contact avec le sol bien plus souvent que le reste du corps.

Les statistiques de guerre signalaient également la gravité particulière des plaies par écrasement, étendues, surtout de celles consécutives à des éclats d’obus entraînant les DO sières du sol.

Vaillard et Rouget en démontrant que les infections du bacille tétanique faites dans les tissus déjà lésés ont beaucoup plus d'efficacité, en notant de plus l'influence des fractures sous-cutanées, des plaies avec nécrose et épanchements sanguins ont confirmé l'importance de la plaie et de la nature de la blessure.

Conditions tirées du blessé et de sa profession. — Les con-

; Fe races, nous savons jourd'h hui. qu Hire - “tance an on lui avait autrefois accordée. 2

Te DRASS times de nous ne. trouverons. pas “oitaut e que | les nègres, ie à | RARE à te se exemple, peu au courant des nouvelles méthodes et ne con- PR ER M naissant Su dde des pou et. des

| Ç ee naturel nee qu'à cause ‘a ses coupations, Thom Ex RTE soit pis souvent atteint Fute o femme. De aie est A +

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Conditions tirées du milieu. — Ou aux conditions tres œ - du milieu, Fi sont non moins évidentes. On. a incrimin

du même coup supprimer le tétanos même, car si le cheval

avec juste raison, les brusques abat ons de température, les habitations TRUE fine

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