‹ Contribution à l'étude de la pathogénie et du traitement du tétanosChapitre 6 sur 12 · RATS · texte numérisé non relu

RATS

Examinons-les : ds

|Tréons DE M. Fr — « Der même que la rage est

à origine équine, dit M. Verneuil, bien que le loup et le rat

soient. susceptibles de la contracter : comme le charbon est

d’origine ovine, bien que le cheval et le bœuf soient aussi capables de le donner, ainsi le tétanos est d’origine équine. »

Collin, Prevost, Crossuard, Millet, défendent cette idée dont la conclusion est que supprimer le tétanos équin, serait n’est ‘pas toujours tétanigène, il est constamment tétanifère.

Toutefois, M. Verneuil ne soutient pas que le cheval soit,

- dans tous les Cas, l'intermédiaire direct. Le blessé peut parfai- 2 tement être infecté pat la terre, mais à la seule condition que cette terre aura été elle-même probablement infeciée par le

cheval. :

Et alors, à l'appui de cette thèse, M. Verneuil nous montre que les professions surtout atteintes de tétanos sont celles

qui sont le plus souvent en contact avec les chevaux. Il si-

gnale que, dans l’armée en temps de paix, le tétanos fait plus

agi à

de victimes . les régiments de cavalerie que. dans ceux d'infanterie. Re

EL

Discussion de celte théorie. — Que le cheval soit tétanifère,

personne ne songe à le nier. MM. Saucerotte, Perron, Gaulier, qui ont combattu la thèse de M. Verneuil l'accordent parfaite-

ment. : | a | nr

Le cheval vit au milieu de v poussière de ire et de paille,

: il travaille plus que le bœuf, se fatigue beaucoup, se blesse’

souvent parle harnais et les traits et se trouve par conséquent

dans d'excellentes conditions pour le développement du bacille

de Nicolaïer.

Sanchez Toledo constata la présence du Lace dans les

crottins du cheval et cela eut apporté un solide appui àla. théorie équine, si ce même expérimentateur n avait rencontré dans la bouse des vaches les mêmes bacilles. Il semble dès

lors qu’on est obligé d'admettre que le cheval et la vache in-

gèrent des aliments plus ou moins souillés de terre. Le cheval n’est donc plus qu’un agent de contagion entre la terre et le blessé.

Que le tétanos soit plus fréquent dans la cayalarie que é den l'infanterie, c’est possible. Mais, il fauttenir compte de ce fait

capital, à savoir que les blessures par accidents, surtout par chutes, morsures et coups de pieds de cheval, sont infiniment plus fréquentes. De telle sorte que PAR s’il ne se retourne pas, porte au moins à faux?

. Et, de plus, voici un fait encore à l'appui de notre opinion. Les règlements militaires forcent les cavaliers à se servir directement de leurs mains pour le pansage et le nettoyage des écuries. Or, il est bien rare d’avoir les mains absolument in-

demnes de toute blessure. Par conséquent, si le cheval était

vraiment tétanigène, il y aurait bien peu d'hommes appelés à

Page 1