‹ Contribution à l'étude de la pathogénie et du traitement du tétanosChapitre 7 sur 12 · NS · texte numérisé non relu

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“servir dans la cavalerie qui seraient susceptibles d'échapper au tétanos.

M. Larger, dans: une communication récente à la Société de

. chirurgie, abonde dans notre sens.

Il admet très bien que le cheval malade du tétanos soit un agent de. contagion, de même que tout autre animal atteint de cette maladie peut le devenir. Mais que le cheval sain

produit le tétanos, que le cheval est tétanifère ou tétanigène, en un mot, en tant que cheval, cela ne lui paraît pas plus ad-

missible que pour tout autre animal.

On trouve peut-être plus souvent le a agent de

‘la contagion, par ce fait que le cheval est un des animaux - dont la réceptivité pour le tétanos est des plus grandes d’une ‘part, et, d’aütre part, dont le contact avec l’homme est jour-

nalier. Mais il n’est pas le seul. Le mouton — et M. Nocard a

confirmé le fait — le mouton a pour le tétanos, non moins de

réceptivité que le cheval. En dirigeant une enquête dans ce

sens, il est bien probable qu’on trouverait des raisons aussi

plausibles pour défendre l’origine ovine que l’origine ue

. du tétanos. ; Voici, à ce sujet, la manière de voir & M. Terrier: il

l'exprime en ces termes à la Société de chirurgie. « Mon excellent ami Nocard, interrogeant notre maître

commun, le professeur Goubaux, apprit de lui qu’il n'avait

jamais eu connaissance qu’un élève ou un palefrenier soit mort du tétanos. Quant à lui, il ne connaît pas un seul vétérinaire, un seul élève de nos écoles, un seul palefrenier de nos hôpitaux qui soit mort du tétanos ».

Depuis cette époque, nous ne pensons pas que ? opinion de M. Nocard ait changé, nous dirons même que plus que jamais il semble croire à l’origine tellurique. du tétanos.

Toujours à la même époque, M. Nocard écrivait qu’à Lyon,

qu’ un Ha un ai ve.

© Een fat mort se 10 Les

Sceaux ons fut renversé par ini. Les roues du wagonne & Jui passèrent sur la jambe gauche et lui firent une plaie longue de 10 centimètres à la face interne et postérieure, Be RUXe s% intéressant les masses musculaires postérieures et produisar Lx Ps Sr FÉES Ÿ un assez large décollement. Quatorze jours ie le tétanos | | . éclate chez notre petit malade : ilen guérit. A RU MAUR ie TU = -* Voici notre observation ke ne probante en | faveur de da FR

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théorie tellurique. Rae Re ER

Notre deuxième observation semblerait moins coneluante.… LEA + LE Le malade dont il est ici question s’est blessé en glissant ha. main sur un crochet de son camion. La plaie x n ’à done pas été en contact direct avec la terre. RE

AÉAX

s'agit avait porté de la terre selon toute probabilité, et que le rochet avait, a être infecté : ù cette is nous prie

“id que l'intermédiaire,

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| Otjetions. = — Je sais a qu ’on peut nous objecter que les : rues de Paris sont souillées par le crottin des chevaux et que, par conséquent, nous ne prouvons rien par nos observations,

avait, sans nul doute, été infectée elle- même au préalable.

PAR A Li À cela, nous répondrons par une fort intéressante commu-

PÉTUAS nication de M. le D: Le Dentec, médecin de la marine qui, > È =; nous semble-t-il, ne laisse aucun doute à cet égard.

e M. Le Dentec avait été frappé de te fait, ©’ est que le DIS

grand nombre des gens blessés par les flèches des peuplades

des Nouvelles-Hébrides, mouraient du tétanos du neu-

. vième au douzième jour, après la bless dre. ‘ S En 1864, cinq personnes de la suite de l’ évèque Patterson, =: sont atteintes par des ECRE® empoisonnées. Deux meurent du tétanos. ; ire La même année, deux matelots du navire Rosario sont blessés : Yun d’ eux succombe au tétanos.

- Enfin, en 1875, le commodore Goodenaugh et deux matelots ‘de la frégate Pearl meurent dans les mêmes conditions. … M: Le Dentec se livra à à de laborieuses recherches à Nouméa d'abord, à Bordeaux ensuite. Il nous fait connaître le résultat - de ses travaux et nous croyons ne pouvoir faire mieux que de rapporter textuellement la partie de la communication qui CE TChoUS HAÉtESSe prié spécialement.

Communication de M. le D' Le Dentec. — « Il reste une question importante à élucider, c’est de savoir à quelle source

‘attendu que la terre qui a infecté les plaies de nos blessés

ASE Er à “4 Es SRE

. produire des aspérités à la surface de la flèche empoisonnée. »

disparait le premier, ; lorsque.

a: est la seule matiè re

us Dino avec ce de bre. 3 igélaierc) È € Pendant ( que nous faisions ces expériences à N ou ) avons eu {la bonne Me d'avoir à Lee service un Canaque

guerre de és à. tribus NouE, relatons cette ‘expérience en | respectant les moindres détails. On: commence par faire, au moyen d'une pierre, une incision à: un arbre appelé dot. Cet ‘incision laisse échapper un suc laiteux qu ’on laisse prendr Ë en consistance sur l'arbre même; on enduit la pointe de la flèche de guerre, c’est-à-dire Vos. humain - effilé, de ce suc devenu visqueux à l'air. Le suc ne sert qu’ à fixer le poison véritable. On a enroulé sur. cet enduit. un fil en laissant un

certain espace entre les spirales. Cela fait, au moyen d'une

écuelle de noix de coco, on prend de l bumus at fond des tro us.

des crabes dans les marais à palétuviers, marais très. mal

sains, qui bordent la côte. On plonge dans cet humus l'extré= 12 mité de la flèche préparée, on fait sécher au soleil, et; après dessiccation, on enlève Le fil ; l'enlèvement de ce fil fait tomber quelques parcelles de terre et a probablement pour but de

M. Le Dentec tire des faits précédents les conclusions suivantes : «Les naturels des Nouvelles-Hébrides et probablement ceux des îles Santa-Cruz et Salomon, empoisonnent leurs flèches avec de la terre des marais; cette terre contient deux microbes pathogènes : le vibrion septique et le bacille du tétanos. Si les flèches sont anciennes (1) ou si la dessiccation au soleil à été trop prolongée, le vibrion septique peut avoir disparu. Il ne restera donc que le bacille de Nicolaïer, et le tétanos pourra être donné aux animaux en expérience.

Si les flèches sont récentes et si l’inoculation n’a pas été trop longue, le vibrion septique peut persister et provoquera chez le cobaye une septicémie mortelle au bout de 12 à 45 heures. Le tétanos, beaucoup plus long à se développer, n’aura pas le temps de sé manifester.

« Enfin, dit le D' Le Dentec, on peut tirer de ces faits un argument absolument probant contre l’origine équine du tétanos ; en effet, 1 n'y a. jamais eu de chevaux aux Nouvelles-Hébrides. La terre seule est donc la source primitive du tétanos. è

Telle sera aussi notre conclusion.

(4) Exp. de l’auteur à Nouméa.

vient surcharger. la symptomatoogie ? par x Pécosion mu

ARE ticémie case SORA RUNR FES

pase en n présence d'une simple coïncidence plutôt que d’une relation, en un mot, s’il ne s’agit pas d’une association, on. pourrait dire fortuite, entre ces deux affections, sans que l’une é le tétanos, soit aidée ou favorisée ie l'autre, la re Ë gangréneuse.. " SN TR ri Aiene M. Verneuil, en 4889, montra les rapports de ces due affections, se. basant sur les expériences de laboratoire et sur un certain nombre des faits cliniques produits dans des condi- - tions telles, qu ‘ils avaient les valeurs d'expériences in anima vili. Notre observation est absolume nt semblable à à ces, faits, et se ’est pour cela que nous allons essayer de montrer comment nous en comprenons la pathogénie. 2.

SE était logique de songer à l’inoculation du tétanos aux animaux, mais on ne vit jamais se produire en même temps | jes deux maladies, et la raison était dans l’activité etla durée d’incubation inégales des deux virus:

La septicémie est, en effet, bien plus hâtive que le tétanos : : de. plus, elle est à peu près fatalement mortelle pour les animaux. Chez l’homme, nous voyons les faits se poser de la façon suiv ante : SÙ Res Fe L'époque d'apparition est 7 même, 1e seblicème gangréneuse se montrant la première ; seulement, la durée de l'incu- ‘bation est un peu plus longue : durant de deux à trois jours pour la première affection et de sept à huit jours en + oyénne PU la seconde. : Ne Si les deux complications des plaies sont très graves, elles ne 1C sont pas également. En effet, la pratique de l’antisepsie, ‘unie à une intervention rapide, permettent de sauver bien des. malades atteints de septicémie gangréneuse, d’où la possibi-. lité pour le tétanos d'élaborer ses toxines et de tuer secon dairement le malade. | - C'est ce qui s’est passé dans deux des faits a par

Le

AR Rouen, en 1885, un cha: se

L ER ni de troubles da

Dans ces conditions, on plaie est. neltoyée oig forte: “pelques sue ill

Pendant quarante- “huit pres tout va 4 r douleurs ; état général ahshreant, Le troisième jour,

ment subit. Le > | ; Fe : L’avant-bras, jusqu’ au Loude, est tuinéñg: ‘douloureux et pré senteles caractères de l'affection connue sous le nom ancien d’ér : sipèle bronzé et appelé, par les modernes, soplicinis" gangré neuse ou foudroyante, œdème malia, yetc., elc. ET TS MARRUEUS SE bras, jugée ‘indispensable est aussitôt pate SNS

sHROUué sans Hs immédiate. Le ne dé mal est ar. rètée du coup et la plaie opératoire évolue à souhait. Mais , quatre  Se Her jours écoulés, c'est-à-dire sept jours après l'accident, on voit suc-. n ; ; | cessivement apparaître le trismus, la raideur de. di nuque et la = “e

Fe RAR dysphagie; bref, le tétanos avec tout son és On institue aus.

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(1) Gaselte des hôpilaux, 8 novembre 4890. ‘” is À À à Fa ;

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le sol et dans sôn cartil lieu aux environs d’un abattoir.

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