‹ Contribution à l'étude de la pathologie et du traitement de l'hémorragie rétro-placentaireChapitre 22 sur 29 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

PATHOGENIE

L'analyse clinique à laquelle nous. venons de nous livrer va nous permettre maintenant d'aborder avec fruit l'étude pathogénique de l’hémorragie rétroplacentaire.

L'opinion classique, depuis les travaux du Professeur Couvelaire et de son école, est que les accidents d’hémorragie rétroplacentaire sont des accidents d’origine toxique, un équivalent hémorragique de l’éclampsie convulsive.

La cause déterminante en serait « l’intoxication gravidique », attestée dans les deux cas, par le facies plus toxique qu'hémorragique de la malade, l’albuminurie presque constante, l'hypertension artérielle généralement constatée. La notion d'accidents éclamptiques coïncidant avec l’hémorragie rétroplacentaire ou l’ayant précédée au cours de gestations antécédentes semble venir encore renforcer cette manière de voir.

Metzger, en 1925, prétend dissocier la pathogénie du syndrome et soutient qu'un certain nombre d'hémorragies rétroplacentaires, généralement bénignes, ne sont que des accidents mécaniques dus à une endométrite, tandis que les

oraves seraient la traduction d'une intoxication

accidents g

gravidique.

Marc Rivière, enfin, croit à l'unité du syndrome et lui assigne, dans tous les cas, une origine mécanique. L'hypertension artérielle serait, selon lui, toujours responsable des accidents. Cette responsabilité, déjà envisagée par Wallich, par Balard, par le Professeur Andérodias, serait la cause essentielle, nécessaire du syndrome. Celui-ci se distingue-

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