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rait donc absolument du syndrome éclamptique, avec lequel il n’aurait qu'un point de commun : l'hypertension. Ce symptôme commun rendrait logiquement compte de la relative fréquence avec laquelle on voit coïncider les deux ordres d'accidents, mais ne leur conférerait pas une unité pathogénique. |
Les signes d'intoxication progressive, si bien mis en évidence par le Professeur Couvelaire et par Portes, seraient, selon Rivière, postérieurs au paroxysme hémorragique. Le teint gris, plombé, si voisin du facies des grands shockés de guerre, devient de plus en plus caractéristique à mesure que s’écoulent les heures; l’albuminurie ne ferait que traduire l’intoxication secondaire de l’organisme.
Telles sont les théories pathogéniques en présence.
Confrontons-les avec les faits cliniques recueillis et voyons si ceux-ci les infirment ou les confirment.
a) HÉMORRAGIE RÉTROPLACENTAIRE, SYNDROME TOXIQUE.
Dans une seule de nos observations, nous trouvons notée, chez une brightique avérée, la douleur épigastrique de Chaussier, considérée à juste titre comme un signe d’éclampsisme. En dehors de ce fait unique, 15 fois le syndrome hémorragie rétroplacentaire s'est constitué d'emblée sans prodrome appréciable.
OEdèmés, céphalées, troubles de la vue, ne sont nulle part signalés, sauf dans l'observation 1, dans laquelle la malade a accusé « troubles de la vue ».
L’albuminurie, signe d'intoxication, existait 14 fois; mais, coïncidence curieuse, elle n'avait été constatée préalablement aux accidents dans aucun cas. On nous objectera sans aucun doute que nombre de ces malades n'avaient été l’objet, au cours de leurs gestations, d'aucune surveillance.
Sept d’entre elles, cependant (obs. I, IL, V, VI, XIV, XV, XVI), avaient été examinées à plusieurs reprises au cours de leurs gestations, quelques jours avant, quelquefois même tout au début de leurs accidents.