‹ Contribution à l'étude de la pathologie vésiculaire dans l'amibiaseChapitre 12 sur 31 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

M.…, quarante-trois ans.

Antécédents : séjour de 1932 à 1935 dans les confins algéro-

marocains, au Cours duquel le malade présente des troubles gastro-

intestinaux à répétition, en particulier débacles Re mais sans caractère dysentériforme franc.

Durant les dix années suivantes, état satisfaisant, si ce n’est un état saburral des voies digestives.

À partir de 1946 les troubles s’accentuent, l’anorexie est plus nette, la langue est très saburrale, on note un subictère conjonctival et à l'examen un Murphy discret. La radiographie gastrique ne décèle aucune anomalie; celle du cadre colique met en évidence l'importance des spasmes et une très nette accélération du transit. Une cure à Plombières a lieu en été 1947, puis une seconde l’année suivante au cours de laquelle on décèle de nombreuses amibes hématophages : traitement par l’émétine. En 1949, de nouveau on découvre des amibes dans les selles et on note à ce moment une bilirubine un peu élevée à 15 mmg (méthode

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Hyman van den Bergh). Malgré deux cures en 1949 et 1950 à Plombières puis à Châtel-Guyon, persistance des malaises, état saburral très marqué, nausées fréquentes, asthénie physique et psychique. Une radiographie de vésicule en 1950 montre une grosse ptose qui dépasse les crêtes iliaques de quatre travers de doigts en position debout; vésicule à peu près en position normale en décubitus. Pas d'image de calcul mais cholécyste lent à s'évacuer après le repas d'épreuve.

Conclusion : atonie et ptose de la vésicule.

Les autres examens sont normaux si ce n’est un cholestérol à 2,54 g. À partir de septembre 1951 en raison de la ptose gastrocolique et vésiculaire et des troubles qu'elle peut provoquer

sur le système neuro-végétatif par tiraillement du plexus solaire,

le port d'une ceinture orthopédique est conseillé.

Dans les mois suivants, amélioration clinique nette. Tout se passe comme si le traitement mécanique de la ptose vésiculaire et, partant des troubles nerveux solaires avait suffi à modifier les signes cliniques dont on peut penser qu'ils étaient liés à des troubles neuro-végétatifs.

Conclusion. — Colite amibienne compliquée de cholécystatonie et ptose vésiculaire.

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