‹ Contribution à l'étude de la pathologie vésiculaire dans l'amibiaseChapitre 24 sur 31 · DISCUSSION ET DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DISCUSSION ET DIAGNOSTIC

Chez un amibien chronique, il est souvent difficile de dire où siègent les lésions tant les symptômes sont polymorphes et tant les lésions hépato-coliques sont intriquées. Cependant, dans ce polymorphisme clinique, un démembrement paraît possible.

Dans la symptomatologie de nos observations, certaines manifestations paraissent ne pas être sous la dépendance des localisations amibiennes habituelles, le côlon et le foie.

L’amibiase colique se traduit dans ses formes aiguës par un syndrome dysentérique avec épreintes, ténesme, glaires séro-sanguinolentes, douleurs abdominales diffuses; et dans les formes chroniques par des alternatives de diarrhée et de constipation avec douleurs abdominales.

Mais on n’y retrouve pas cette localisation des douleurs dans l’hypochondre droit, cette fréquence des vomissements, ces modifications radiologiques que nous avons observées et, si nos malades sont des colitiques, ce ne sont pas seulement des colitiques.

L'amibiase hépatique se traduit dans les cas d’hépatite diffuse par un ébranlement douloureux, une température élevée, des troubles de la cinétique de la coupole diaphragmatique, mais le diagnostic est plus subtil dans les formes frustes, dans les formes bien localisées, ces formes du rebord antérieur du foie sur les-

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quelles insistait CATTAN [4]. En fait, la persistance du syndrome pendant des mois sans aggravation, sans diffusion du processus dans tout le parenchyme hépatique, l’absence d’évolutivité, la persistance de ce signe de Murphy toujours retrouvé, les vomissements bilieux et le caractère vésiculaire des troubles nous font éliminer ce diagnostic.

D’autres localisations de l’amibiase pourraient-elles donner de tels symptômes ?

Une lésion gastro-duoduénale peut se rencontrer assez fréquemment au cours de l’amibiase, comme l’a montré BRUMPT [11] et plus récemment MM. COUMEL, MOLINIER et RESCANIÈRES [29]. Mais les douleurs dans ces cas sont nettement épigastriques, souvent périodiques et s’accompagnent de modifications radiographiques gastro-duodénales, ce qui n’est pas le cas dans nos observations. ”

Pourrait-il s'agir d’un syndrome pancréatique ? Le type même des douleurs, leur siège, leurs irradiations,

l’absence d’un syndrome de dénutrition typique permet-

tent d’éliminer cette hypothèse.

: Ainsi on est en droit de conclure que l'atteinte des voies biliaires est une réalité dans l’amibiase. Aux

constats cliniques, il faudrait ajouter les constats ana-

tomiques. Ils manquent malheureusement étant donné que ces malades ne relèvent que rarement Fo thérapeutique chirurgicale.

ESSAI D'ÉTUDE PHYSIOPATHOLOGIQUE

N'ayant pas de documents anatomiques ni de données expérimentales, nous ne pouvons que formuler des hypothèses, en nous basant en particulier sur la pathologie comparée.

Le syndrome vésiculaire est-il en relation avec 1° une cholécystite spécifiquement amibienne; 2° une cholécystite d’origine colitique; 3° une allergie biliaire; x 4° des troubles du sphincter d’Oddi; 5° une neurotonie biliaire.

Telles sont nos différentes hypothèses.

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